KYSTES HYDATIQUES DU POUMON
Les kystes hydatiques du poumon et de la plèvre sont aussi rares dans l’enfance que ceux du foie sont relativement fréquents. Quelquefois il y a d’ailleurs coïncidence d’hydatides dans le foie et dans le poumon. Chez un garçon de 6 ans [Clin. Soc. of London, 10 mars 1899), M. Betham Robinson a opéré un kyste du foie et peu après un kyste du sommet du poumon droit ayant le volume d’une orange. Guérison. Comme symptômes thoraciques, il y avait de la toux, de la voussure avec matité. Quand le kyste siège à la hase, on a des symptômes d’épanchement pleurétique, et on croit à une pleurésie. Quelquefois la tumeur fait saillie au dehors et simule l’empyème de nécessité. Mais, dans tous les cas, la ponction exploratrice, donnant un liquide clair comme de l’eau de roche, lèvera les doutes.
Abandonné a lui-même, le kyste se termine par rupture dans les bronches (vomique, expectoration sanglante, purulente, fétide, avec hydatides plus ou moins reconnaissables).
TRAITEMENT
Il ne faut pas s’attarder au traitement médical. Si le kyste est accessible, après une ponction exploratrice qui a permis d’établir le diagnostic, on devra faire la pleurotomie, avec résection costale, évacuation complète du liquide et extirpation de la poche. On drainera et on pansera aseptiquement. C’est la conduite tenue par M. Robinson (résection d’une partie de la deuxième côte, pleurotomie); elle a été suivie d’un plein succès.