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LÈPRE

La lèpre, éléphantiasis des Grecs, est une maladie infectieuse et contagieuse causée par le bacille de Hansen. Elle est rare en Europe, où il n’en existe que quelques foyers bien connus (Norvège). Après une période prodromique parfois très longue (fièvre intermittente, douleurs, etc.), la lèpre se caractérise par une éruption : érythème, macules, taches blanches, mutilations, etc. Les enfants ne naissent pas lépreux, ils le deviennent par contagion.

TRAITEMENT

Dans les pays lépreux, on pratique l’isolement en grand pour préserver les populations de la contagion. Dans les pays indemnes, où la lèpre n’existe qu’à l’état sporadique, la séquestration n’est pas indispensable et la surveillance suffit. Dans les hôpitaux, à Saint-Louis notamment, les quelques lépreux qui s’y trouvent n’ont jamais donné naissance à des cas intérieurs.

Parmi les médicaments proposés contre la lèpre, il faut citer : X huile de Chaulmoogra, qui se prescrit par gouttes dans le thé, le café, à la dose de X gouttes matin et soir, en augmentant de

LEUCOCYTHÉMIE.

V gouttes par jour jusqu’à C, puis on diminue, on laisse un intervalle de quelques semaines avant de recommencer; Y huile de gurjum (1 à 6 grammes) ; Yichtyol (0sr,5 à 1 gramme).

LEUCOCYTHÉMIE

La leucocythémie est beaucoup plus rare chez les enfants que chez les adultes; elle se traduit par l’augmentation des globules blancs du sang, par l’hypertrophie de la rate et des ganglions lymphatiques, par la pâleur des téguments, par des hémorragies et une cachexie progressive qu’on peut rarement enrayer. Von Jacksh a décrit, sous le nom d’ anémie ‘pseudoleucémique , et Luzet a retrouvé une forme intermédiaire entre la leucémie et l’anémie splénique, et qui se caractériserait par la formation dans le sang de cellules rouges à noyau (retour à l’état embryonnaire).

TRAITEMENT

Le remède le plus employé contre la leucocythémie et la pseudo-leucémie est l’arsenic ; on prescrira l’arsenic sous forme de liqueur de Fovvler, dont le titre est à 1 p. 100 : V à X gouttes par jour dans un peu de lait; de liqueur de Pearson, dont le titre est à 1 p. 600 (XXX à L gouttes) ; de liqueur de Boudin, dont le titre est à 1 p. 1 000 (5 à 10 grammes par jour).

On donne l’arsenic à doses progressives, en allant jusqu’aux limites de l’intoxication. Si l’estomac tolère mal le médicament, on fera des injections sous-cutanées avec V à VI gouttes de la liqueur de Fowler, dont l’eau de mélisse sera remplacée par l’eau de laurier-cerise :

% Acide arsénieux 1 gramme.

Carbonate de potasse 1 —

Eau de laurier-cerise 3 —

Eau distillée 95 —

Ilcnoch conseille le mélange suivant :

% Chlorhydrate de quinine 0 gr. 03.

Fer réduit 0 gr. 03.

Poudre d’eucalyptus 0 gr. 25.

Pour un paquet, à prendre matin et soir.

On prescrira en môme temps les douches, le massage, les frictions cutanées, les bains salés, les eaux de la Bourboule. On insistera sur le régime lacté, le lait stérilisé, le képhir (lait diastasé).

LICHEN SCROFULOSORUM

Hébra et Kaposi ont décrit, sous le nom de lichen des scrofuleux, une éruption de petites papules de la grosseur d’un grain de millet ou d’une tête d’épingle, disposées en cercles, en arcs, en ovales, coïncidant avec des adénopathies cervicales, des eczémas, voire du lupus (cas de Hallopeau).

Cette maladie, rarement observée en France, contestée par Besnier et Doyon, commence à être mieux connue, grâce aux biopsies et à la bactériologie; on a trouvé en effet des cellules géantes dans les papules (Darier), des bacilles de la tuberculose (Sack). C’est donc bien une tuberculose cutanée à forme papuleuse.YLWe est propre à l’enfance et à l’adolescence, elle n’existe pas chez l’adulte. Elle est peu ou pas prurigineuse.

TRAITEMENT

Avant tout, on fera un traitement général ; bonne alimentation, bonne hygiène, huile de foie de morue. Kaposi conseille une cuillerée matin et soir de la mixture suivante :

% Huile de morue ISO grammes.

Iode 0 gr. 15.

On fera en même temps, deux ou trois fois par jour, des onctions cutanées avec l’huile de morue, l’axonge, la vaseline. On pourrait ainsi voir disparaître en quelques semaines le lichen des scrofuleux.

LITHIASE BILIAIRE

(Voyez Coliques hépatiques)

LITHIASE RÉNALE.

LITHIASE INTESTINALE

La lithiase intestinale se rencontre chez les enfants de souche arthritico-nerveuse et coïncide souvent avec l’entérite mucomembraneuse. On la voit chez les enfants obèses, gros mangeurs, à estomac dilaté, à gros foie. Le sable rendu avec les matières est de couleur brunâtre ; il donne à l’analyse des matières organiques (49 p. 100) et des sels minéraux (51 p. 100). On note des crises intestinales avec fièvre, vomissements; les selles sont enduites de mucus et mêlées de sable. Parfois les crises sont régulièrement intermittentes, accompagnées de glaires et de membranes ; en tamisant ces matières, on peut recueillir de grandes quantités de sable. Le diagnostic ne peut se faire qu’en examinant les matières, en les triturant, les passant au crible.

TRAITEMENT

Les enfants seront traités comme les arthritiques et graveleux en général : grande sobriété, régime végétarien, lait, boissons aqueuses, exercices au grand air; on donnera en même temps des alcalins (eau de Vichy, eau de Vais), et on conseillera une ou plusieurs cures à Châtel-Guyon.

* LITHIASE RÉNALE

Les enfants sont bien moins exposés que les adultes aux calculs du rein et à leurs conséquences morbides (pyélo-néphrite, hématuries, coliques néphrétiques). Cependant la lithiase rénale s’observe quelquefois chez les fils de goutteux, graveleux, obèses, arthritiques, etc. Chez les nouveau-nés, des infarctus uratiqucs ont été trouvés dans les canaux de Bellini, les calices et le bassinet.

Quelquefois l’alimentation vicieuse suffit pour donner la gravelle à un enfant: A. Robin a vu un garçon de 17 mois qui avait des coliques néphrétiques et rendait du sable urique par suite de l’ingestion d’un lait de chèvre trop caséeux et d’aliments trop azotés. 11 suffit de modifier ce régime pour amenerla guérison.

Le diagnostic ne peut se faire que par l’examen des urines, qui révélera la présence de sable rouge ou de véritables graviers. Il sera facilité par la connaissance du régime suivi par l’enfant et de ses antécédents héréditaires.

TRAITEMENT

Tout enfant atteint de gravelle urique sera soumis à un régime sévère, dont seront exclues les viandes saignantes, rôties, la salade, l’oseille, les asperges, les mets épicés, le thé fort. On conseillera un régime végétarien mitigé par l’adjonction de quelques viandes blanches (poulet, veau), des ragoûts, œufs, bouillons, soupes, etc. On donnera des boissons abondantes, des tisanes diurétiques (queues de cerises, graines de lin, chiendent), un peu de vin blanc léger largement coupé d’eau. On recommandera la vie au grand air, l’exercice, la promenade. Au moment des crises, on appliquera des cataplasmes laudanisés sur les reins, sur l’abdomen; on mettra l’enfant dans un bain tiède, au besoin on fera une piqûre de morphine (2 à 5 milligrammes).

Pendant la belle saison, on conseillera une cure à Contrexéville, Capvern, Evian, etc.

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