LUPUS
comme lui et présente une durée courte ; de V eczéma chronique, dont les croûtes ne recouvrent pas de véritables ulcérations ni de véritables tubercules.
Le lupus est une tuberculose essentiellement locale, qui reste des années et des années sur la région où elle a pris naissance sans compromettre la santé générale. Cependant la tuberculose pulmonaire, à la longue, peut succéder au lupus.
TRAITEMENT
Traitement général. — On donnera l’huile de foie de morue à haute dose (2, 3, 4 cuillerées à soupe, suivant l’àge de l’enfant), le sirop iodo-tannique, de raifort iodé, la teinture d’iode, l’iodure de fer, l’arsenic. Les bains salés, les bains de mer, Salies-de-Béarn, Salins, la Bourboule sont indiqués comme toniques et reconstituants généraux. On a conseillé encore Ax, Uriage, Barèges.
Traitement local. — L’ablation totale conseillée par quelques chirurgiens n’a pu entrer dans la pratique. Le raclage, la rugination, le curettage comptent plus de partisans. Mais c’est aux scarifications multiples et rapprochées, suivant le procédé de Vidal, ou aux cautérisations galvaniques qu’on donne généralement la préférence.
On a essayé, outre les injections de tuberculine, celles d’huile iodoformée, de chlorure de zinc à 1 p. 10 (méthode sclérogène de M. Lannelongue).
Quant aux caustiques chimiques (nitrate d’argent, arsenic, sels de mercure, acide salicylique, acide lactique, permanganate de potasse, iode, naphtol, résorcine, naphtol camphré), leur emploi est moins répandu.
On peut essayer les pommades suivantes :
% Acide salicylique Résorcine. . . .
Vaseline ....
1 gramme.
% Acide lactique . .
Acide pyrogallique
Lanoline
Vaseline
1 gramme.
On peut aussi appliquer des emplâtres mercuriels (Vigo, emplâtre rouge), salicylés, créosotés.