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circulairement; on affronte ensuite peau et muqueuse aussi exactement que possible, et on panse avec une poudre antiseptique : salol, aristol, dermatol, etc. 11 faut s’abstenir de toute succion avec la bouche, qui pourrait transmettre à l’enfant une maladie contagieuse (syphilis, tuberculose, etc.). Le Dr Martin W. Ware [The N. Y. med. Jour., 20 fév. 1898) donne à ce sujet d’utiles renseignements.
« Sur 50 cas d’inoculation tuberculeuse, 21 ont suivi la circoncision rituelle. La loi mosaïque prescrit l’hémostase par la succion buccale de la plaie opératoire. Si l’opérateur est phtisique, on conçoit la possibilité de l’infection. Un enfant de 3 mois, de parents sains, fut circoncis à l’âge de 8 jours. Deux semaines après, la mère remarquait que la plaie était encore béante, avec inflammation et gonflement autour d’elle. Au bout d’un mois, on conduit l’enfant au dispensaire samaritain de New-York. La syphilis est incriminée, et le traitement institué en conséquence pendant quinze jours. Puis les ganglions inguinaux suppurent, et le chirurgien est appelé. Il constate le long du frein un ulcère granuleux, entouré de nodules jaunes faisant penser au lupus. Incision des bubons, curettage de l’ulcère, pansement avec l’acétate d’alumine. La peau autour des plaies est livide, le pénis est énorme et présente une lymphangite dorsale portant des nodules jaunes. Force est bien alors de substituer au diagnostic de syphilis celui de tuberculose, d’autant plus que le microscope ne laisse plus place au doute. Des coupes de ganglions inguinaux montrèrent des tubercules miliaires, des cellules géantes, des cellules épithélioïdes, etc. Puis l’enfant est soustrait par ses parents à une plus ample observation. »
A ce propos, l’auteur résume les 21 cas qu’il a pu recueillir dans la littérature médicale : 2 de Lindemann, 10 de Lehrnann, tous inoculés par le même opérateur mort phtisique (3 enfants morts de méningite, 1 de gangrène, 4 de septicémie, 1 de diphtérie), plusieurs autres cas dus à Hofmokl, EIsenberg, Willy Meyer, Karewski.
Pour ce qui est de la technique, les uns préconisent les serres-fines (Guiard), les autres la suture au catgut, soit en surjet, soit par points séparés. On aseptise auparavant le champ opératoire: lavage au sublimé à I p. 2 000, ou à l’eau boriquée
P IIT H 1 1U AS E.
à 4 p. 100 ; on donne un peu de chloroforme. S’il y a hémorragie, on pince immédiatement et on fait une ligature du vaisseau qui saigne. 11
Le procédé des serres-fines permet l’enlèvement de ces instruments le soir même de l’opération. Les catguts mettent dix à douze jours à se résorber. Mais ce n’est qu’un faible avantage.
PHTHIRIASE
Laphthiriase est l’ensemble des troubles et lésions morbides produits par les poux; le pou du pubis (. Phthirius ingainalis ) est très rare chez l’enfant ; il peut cependant se communiquer d’une nourrice à son nourrisson, et se fixer aux cheveux, aux cils, causant une variété de blépharite. Le pou des vêtements appartient surtout à l’àge mûr.
Le véritable pou des enfants est le pou de tête ( Pediculus capitis), qui pullule chez tous les enfants pauvres, mal peignés, mal tenus. C’est un insecte aptère, de 1 à 2 millimètres de long, muni d’un rostre et de mandibules. Il dépose ses œufs ou lentes à la base des cheveux, auxquels ils adhèrent intimement ; les cheveux s’allongeant peuvent recevoir successivement tout un chapelet de lentes.
Les désordres provoqués par les poux sont : des démangeaisons vives, du prurigo de la tête et de la nuque, des eczémas impétigineux, Y impétigo contagiosa (la piqûre du pou sert do porte d’entrée), la lymphangite, l’adénite cervicale, l’adénophlegmon, l’abcès du cuir chevelu, l’ecthyma, les furoncles, anthrax, etc.
TRAITEMENT
S’il s’agit d’un petit garçon ou d’une petite fille, on commencera par couper ras les cheveux, faisant ainsi disparaître les poux et les lentes, et on pensera les croûtes ou éruptions •qui pourraient exister avec :
% Vaseline 30 grammes.
Acide borique > 3 —
Oxyde de zinc 3 —
S’il s’agit d’une fille déjà grande, et si, pour une raison quelconque, on ne veut pas sacrifier la chevelure, on fera des
savonnages avec du savon noir, des frictions à l’onguent gris, des lotions avec l’alcool camphré, le sublimé à 1 p. 300, le vinaigre chaud. On se sert à Copenhague de la solution suivante :
% Vinaigre 300 grammes.
Sublimé 1 —
On détache les lentes en peignant avec le peigne fin les cheveux humectés de vinaigre chaud. On peut encore faire des lotions avec :
% Teinture de pyrèthre 30 grammes.
— de romarin J ~
, . . ! aa. . . 13 —
— de quinquina . . . . J
Alcool 40 —
(Descroizilles.)
ou bien avec :
% Baume du Pérou . .
Éther
Alcool
aa. . . 10 grammes.
Kaposi verse sur les cheveux, frictionne et laisse sur la tète enveloppée de llanelle :
% Pétrole 100 grammes.
Huile d’olive 30 —
Baume du Pérou 0 gr. 20.
Le lendemain, on lave au savon et on démêle les cheveux.
Les frictions avec l’onguent napolitain tuent infailliblement les poux, mais elles seraient dangereuses dans les cas de lésions cutanées, qui ouvriraient une porte trop large à l’absorption. Vidal procédait ainsi : 1er jour, friction avec l’onguent napolitain; 2e jour, savonnage; 3e et 4e jours, onctions avec :
% Hpile de cade 30 grammes.
Glycérolé d’amidon 43 —
Extrait fluide de Panama ou savon noir . 3
Essence de girofle Q. s.
•J. Capuron recommandait beaucoup les pommades mercurielles et la poudre de staphysaigre.
Underwood conseille la décoction de persil :
Feuilles ou graines de persil 100 grammes.
Vinaigre 100 —