‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfantsChapitre 278 sur 367 · Maiiimescu, Thèse de Taris · texte numérisé non relu

Maiiimescu, Thèse de Taris

POLYPES NASO-PHA R Y N G I E N S.

souvent favorable. La polynévrite peut s’associer avec la polioencéphalite et la polio-myélite.

Le diagnostic est souvent difficile : on doit éliminer la myélite aiguë, les lésions cérébrales en foyer, la chorée molle, l’hystérie, le tabes.' Les circonstances étiologiques, la progression des symptômes, leur généralisation, le mélangede troubles sensitifs et moteurs lèveront les doutes.

TRAITEMENT

On fera de l’électrisation galvanique et faradique (séances quotidiennes de cinq à dix minutes), des massages et frictions stimulantes; on donnera des bains sinapisés; à l’intérieur on fera prendre du sulfate de strychnine (1 milligramme par année d’àge pendant huit ou dix jours) : on essaiera l’iodure de potassium pour favoriser l’élimination des toxines (10 centigrammes par année d’âge).

POLYPES NASO-PIIARYNGIENS

Les polypes naso-pharyngiens prennent naissance dans le pharynx supérieur et menacent de là toutes les cavités voisines ; ils sont très rares, s'observent plus souvent chez les garçons que chez les filles, dans la seconde que dans la première enfance.

Ils sont habituellement durs, pédiculés, implantés sur la voûte pharyngée; ils descendent de là dans la gorge, poussent des prolongements dans les narines, les sinus, l’orbite, le crâne, etc. D’abord latents, ces polypes amènent ensuite de l’enchifrènement, des épistaxis, de la céphalée, de la dysphagie. On pense à un coryza, mais l’air ne passe plus dans les fosses nasales, le goût et l’odorat sont émoussés. A l’examen de la gorge, on voit le palais déformé, repoussé en avant, on sent une tumeur dure, immobile, etc. 11 faudra distinguer les polypes muqueux, les végétations adénoïdes.

TRAITEMENT

Devant la gravité du mal, il faut se hâter d’intervenir. On ne peut guère compter sur l’arrachement par la bouche ou la liga-

lure. Dupuytrcn pratiquait l’extirpation par la voie nasale, Nélaton incisait le voile et la voûte du palais. On a réséqué le maxillaire supérieur. L’opération est laborieuse et les dangers d’hémorragie sont grands.

Si l’extirpation n’est pas complète, la récidive est fatale.

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