‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfantsChapitre 44 sur 367 · BRONCHITE CAPILLAIRE · texte numérisé non relu

BRONCHITE CAPILLAIRE

La bronchite capillaire n’est qu’une forme clinique ou une phase de la broncho-pneumonie (voyez ce mot), ce qui me permet d’abréger beaucoup son étude. Elle se caractérise par une dyspnée intense, une toux variable, le battement des ailes du nez, la cyanose des lèvres, une pluie de râles sonores, ronflants, sibilants, sous-crépitants dans toute la poitrine (bruit de tempête). Cependant il n’y a pas de foyer limité, pas de souffle, pas de matité.

TRAITEMENT

On insistera sur les ventouses sèches, les cataplasmes sinapisés, les compresses froides renouvelées de demi-heure en demi-heure, les inhalations d’oxygène, les injections d’éther. On ne manquera pas d’essayer le vomitif (ipéca, 50 centigrammes) pour désobstruer les bronches. On mettra aux jambes des bottes d’ouate entourées de taffetas gommé. On donnera du lait avec quelques gouttes de cognac et des potions stimulantes :

% Vin de Malaga , . . . . 80 grammes.

Sirop d’écorces d’oranges 20 —

Eau de menthe 10 —

Acétate d’ammoniaque 2 —

Par cuillerées à dessert d’heure en heure.

% Julep gommeux 100 grammes.

Alcoolature de racines d’aconit XV gouttes.

Acétate d’ammoniaque 1 gramme.

Sirop de codéine 5 —

(Jules Simon.)

% Sirop de tolu 40 grammes.

Sirop de terpine . . 10 —

Cognac vieux ..... 20 —

Teinture de digitale V gouttes.

Par cuillerées à café.

Si la dyspnée continue, on plongera l’enfant dans un bain tiède (32°) sinapisé, pendant cinq minutes.

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