CORPS ÉTRANGERS DES FOSSES NASALES
Les corps étrangers peuvent venir de l’estomac ou du pharynx (vomissements, dysphagie par paralysie du voile palatin, lombrics), et ils s’introduisent dans les fosses nasales par l’orifice postérieur; mais le plus souvent ils sont portés par l’enfant lui-même, qui s’en fait un jeu, à travers l’orifice antérieur des narines. C’est ainsi que des cailloux,, des perles, des haricots, des petits pois se rencontrent dans les méandres du nez, où ils se gonllent et germent parfois (haricots et pois). Tantôt le corps étranger est toléré, tantôt il provoque des étouffements, des épistaxis, de l’inflammation (écoulement
muco-purulent d’un côté). Le diagnostic repose sur les commémoratifs, sur l’unilatéralité de l’écoulement quand il se produit, sur l’examen direct avec le spéculum nasi, le stylet, après lavage et cocaïnisation de la muqueuse,
TRAITEMENT
On peut essayer de chasser le corps étranger d’arrière en avant en faisant une irrigation forte par le côté sain, pendant que l’orifice antérieur du côté malade est maintenu bouché pour accroître la pression, et en le débouchant brusquement.
Fôlizet s’est, servi d’une bougie line introduite d’avant en arrière, accrochée derrière le voile du palais et entraînant alors un tampon d’ouate destiné à écouvillonner la fosse nasale et à chasser en avant le corps étranger. Mais il préfère un jet d’eau introduit par la narine saine à l’aide d’une seringue de 200 à 300 grammes.
Les éternuements provoqués à l’aide du tabac à priser ou de la poudre sternutatoire suivante sont quelquefois suivis d’effet :
% Poudre de feuilles d’as, arum. . . \
— de bétoine . . r ~
— de marjolaine. (
— de fleurs de muguet. . . I
Mais le procédé le plus sûr consiste à éclairer les fosses nasales avec le spéculum nasi et le miroir frontal, à déplacer le corps étranger avec un stylet recourbé, ou à le saisir avec une pince à griffes ou à mors recourbés.
Après qu’il aura été chassé, on introduira de la gaze salolée pour aseptiser le foyer et arrêter l'hémorragie.