CORYZA AIGU
Le coryza aigu ou rhume de cerveau est très fréquent à tous les âges: il est dû le plus souvent au refroidissement; il ne présente pas de gravité, sauf chez les nouveau-nés (voyez Coryza des nouveau-nés), mais il peut être le prélude d’une bronchite .
On a prétendu faire avorter le coryza par l’atropine (1 milligramme chez les adultes); on réduirait cette dose au quart pour un enfant de 5 à 10 ans. Onimus vante le reniflement de citron bien mûr placé dans le creux de la main : deux à trois inspirations suffiraient.
Les inhalations de teinture d’iode, de camphre dans l’eau bouillante, d’ammoniaque, d’eau de Cologne, ont été vantées tour à tour. On peut conseiller l’inspiration de quelques gouttes versées sur un mouchoir de la mixture suivante :
% Acide phénique 1 gramme.
On peut faire aussi des fumigations d’infusion de Heurs de tilleul ou de sureau, des pulvérisations avec une solution de cocaïne à 1 p. 100 (Lubet.-Barbon).
L’extrait fluide de Gelsemium sempervirens à la dose de X gouttes, prises le soir, aurait arrêté parfois le coryza! L’alcoolature d 'anémone jmlsalile, à la même dose de X gouttes, jouirait du même pouvoir. On a conseillé encore l'hydrate de terpine (5 à 10 centigrammes ), la belladone, etc.
Voici deux formules de poudre à priser conseillées contre le coryza :
TRAITEMENT
Ammoniaque liquide
Eau
Alcool
% Sous-nitrateAle bismuth Benjoin pulvérisé. . . .
Acide borique.
Menthol. ........
G grammes.
Priser cinq ou six pincées de ce mélange après s’être mouché.