COMBUSTIBLES
â85. Combustibles, Les combustibles le plus généralement employés dans rindustrie sont le bois, le charbon de bois, la tannée, la tourbe, le charbon de tourbe, la houille et le coke. . .
Le carbone et Thydrogène sont les deux principaux éléments utiles qui composent les combustibles.
C'est vers la température de 500*' que les combustibles commencent à brûler en donnant de la lumière (258).
284. Bois. Le bois est formé : 1** d'une matière que M. Payen appelle cellulose, qui constitue la charpente solide de toutes les plantes, et qui se compose de 0.444 de carbone , et de 0.556 d'oxygène et d'hydrogène dans les proportions convenables pour faire de Teau ; 2" d'une matière incrustante de composition variable avec la nature des bois, trèsriche en carbone, et contenant un petit excès d'hydrogène sur la quantité nécessaire à la composition de l'eau. Le bois contient en outre moyennement 0.015 de matières étrangères qui donnent naissance aux
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cendres lors de la combustion : les bois de chauffage ordinaires contiennent à peu près 0.02 de ces matières étrangères.
Le bois vert contient de 0.37 à 0./ii8 d'eau , qu'il peut perdre sans que sa nature soit altérée ; celui de Uk b mois de coupe , employée au charbonnage, en contient de 0.30 à 0.35, et celui de chauffage de 8 à 12 mois de coupe, de 0.20 à 0.25.
Il faut éviter de faire la coupe des bois lorsqulls sont en pleine sève ; ainsi, la saison d'hiver doit être choisie pour ï^effectuer. On peut considérer quinze à vingt ans comme T&ge du bois à charbon , vingt-cinq à trente ans comme celui du bois à brûler, et cent ans et au-dessus comme celui du bois d'œuvre.
La France produit annuellement, d'après M. Héron de Villefosse, 98(T&928 cordes, de chacune 2.75 stères, de bois de chauffage; ce qui équivaut à 8/ii 163 426 francs.
D'après les expériences de Rumfort et celles de quelques autres opérateurs^ on peut admettre que la puissance calorifique du bois que Ton a privé d'eau ei^le desséchant préalablement à 100", est 3600v"-, et celle du bois ordinaire à brûler, contenant de 20 à 25 pour 100 d'eau , 2750V'> en moyenne. La puissance calorifique paraît être la même pour tous les bois desséchés au même degré.
D'après M. Péclet, la quantité de chaleur rayonnée par le bOls de hêtre en petits morceaux est à la quantité de chaleur entraînée par la fumée dans le rapport de 1 à 2.5, et, par suite, à la quantité totale de chaleur développée, dans celui de 1 à 3.5; ces rapports sont beaucoup plus grands pour les bois en gros morceaux donnant des charbons volumineux très-rayonnants (page 359).
M. Péclet a reconnu aussi que le pouvoir rayonnant était variable pour les différents bois en morceaux ordinaires, mais qu'il était à peu près le même pour tous les bois en petits morceaux.
DEUXlillfi bAftttE.
TABLEAU des poids du mètre cube de différents b&is, d'at»rës M. Berthier.
.iAi,
dAsigha-tioh des bois.
Chêbe de rulaiè des environs d
MduHii» t .
Chêne de la forêt de Monadier,
près Moulins
Id. id
Chêne des environs de Cahors. .
Chêne dé charbonnage
Hêtre des entlrooft de MoillinS. .
Id. id
Bouleau des environs de Moulins.
Tremble . . . i . . .
Sapin de Moulins
Orme • . . . .
Chârmei