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i6 PREiniÈRE PARTIE.
Les résultats de la troisième partie de ce tableau expriment des effets utiles proprement dits, c'est-à-dire que les poids des machines ou outils qui ont servi au transport ne sont pas compris dans les nombres qui indiquent les charges traînées; de plus, ces résultats supposent les routes d*une viabilité ordinaire.
58* Les moteurs animés peuvent faire varier^ dans de cerlain£s limites, V effort produit^ la vitesse et la durée du travail journalier ; mais l'expérience prouve qu'un tel moteur fournit îe maximum d'effet journalier : i" quand l'effort qu'il produit varie du i/3 au i/5 de celui qu'il pourrait produire, s#ns vitesse» pendant un temps peu prolongé; 2" quand la vitesse varie du 1/4 au 1/6 pour Thomme, et du 1/12 au 1/15 pour le cheval, de la plus grande vitesse que ces moteurs pourraient prendre, pendant un temps peu prolongé, en ne produisant aucun effort; 3"* quand la durée du t^vail journalier varie de 1/:^ au 1/3 du temps le plus prolongé pendant lequel Je travail peut être constamment soutenu, sans nuire à la santé de l'homme ou des animaux; ce temps ne peut dépasser dix-huit heures par jour, quelque petite que soit la tâche journalière , ne consisterait-elle qu'en une présence constante sur les ateliers.
59. Foici quelques résultais que nous extrayons du Traité des moteurs, par M. Cour* lois , ingénieur en chef des ponts et chaussées :
Un homme d'une taille médiocre et d'une force ordinaire pèse 70 kilogrammes, y compris ses Téieroents.
Le plus grand effort qu'il puisse exercer en tirant ou poussant horizontalement est de 50 à 60 kilogrammes.
L'effort que l'homme peut exercer avec les bras est d'environ SO kilogrammes.
Le plus grand poids qu'il peut porter est ordinairement 450 kilogrammes, et s'élève parfois à 450 kilogr. ; celui qu'il peut soulever varie de 300 i 300 kilogr.
La vitesse du coureur peut être de 43 mètres par seconde pendant quelques instants, la vitesse ordinaire est de 7 mètres, celle de la marche d'environ 2 mètres, et celle du voyageur 4"»,60.
La force moyenne des femmes est égale i celle d'un adulte de 4 5 à 4 6 ans, et ne surpasse pas les deux tiers de celle de l'homme.
Un ouvrier exercé , de même force qu'un autre , fait souvent un travail double et même triple sans éprouver plus de fatigue.
Un manœuvre qui monte un escalier sans charge prend , pendant un travail journalier de S heures , une vitesse de On.4 5.
Le pas horizonul de.Phomme est de 0».65. La plus grande hauteur vertical» qu#' l*homme qui travaille puisse franchir sans gène est de 0<^.25.
Le soldat chargé de 45 à 20 kilogrammes , sur un beau chemin en pays de plaine, peut parcourir 49 kilomètres en 40 heures de marche par jour. La marche ordinaire de nos armées varie de 28 à 36 kilomèires par jour ; pendant les guerres du premier empire français, cette vitesse a même atteint quelquefois 48 et même 60 kilomètres.
Un colporteur chargé de 44 kilogrammes parcourt 30 kilomètres par jour.
Les portefaix de Rive-de-Gier qui chargent les bateaux portent un hectolitre de houille de 85 kilogrammes à 36 mèirts, et font de 390 k 300 voyages par jour.
D'après Coulomb , un homme qui porte des fardeaux à une assez grande distance et revient i vide, peut porter 641^.35, et parcourir dans sa journée 44 kilomètres avec cette charge, et par conséquent la même distance à vide.
Sur un sol horizontal, un bomine transporte, dans sa journée de 40 heures, en 500 brouettées de 60 kilogrammes ^ 30 mètres cubes de terre k 30 mètres.
■OTBUES ÀlintS.
D'tprès CoakMBb, le trâtaO utile maiimnm d'an homme qui monte en portant nne charge de 65 i 70 kilograinmes n*eflt que le 4/4 da travail qoMl peat dérelopper lora-* qu'il moDie libre et sans charge.
Dans des terrassements exécutés an fort de Vincennes, où l'homme élevait les matériaux par le poids de son corps , chaque manœuvre élevait dans sa Journée 340 fois le poids de son corps à 43 métrés de hauteur.
Le poids des chevaux varie de 300 à 700 kilogrammes ; il existe même des petits chevaux y appelés poneys , dont le poids est à peine de 200 kilogrammes. Celui des chevaux de mailes-postee ou de diligences est ordinairement de 450 kilogrammes.
Le plus grand effort des chevaux de trait varie de 300 à 500 kilogrammes.
La plus grande vitesse que puisse prendre un cheval dans une course d'un quart d'heure ne dépasse pas 44 à 45 métrés (courses du ChampHle-llars] ; la vitesse du cheval au galop est de 40 métrés ; au fret , elle est de 3>*.50 à 4 métrés ; an grand pas, de S mètres , et an petit pas , de 4 mètre.
Les chevaux de malles-postes traînent 500 kilogrammes i la vitesse de 4"'.44 , et parcourent 30 kilomètres par jour , ceux des diligences, 800 kilogrammes à la vitesse de 3"'.33, et parcourent 24 kilomètres; ceux des chasse-marée, 560 kilogrammes à la vitesse de Sn.20 , et parcourent 32 kilomètres.
Sur le dos , la charge du cheval est moyennement dq 400 à 475 kilogrammes; les pelletiers anglais la portent quelquefois à 200 ou 250 kilogrammes i une faible vitesse.
Un cheval portant son cavalier du poids de 80 kilogrammes et marchant pendant 7 heures parcourt 40 kilomètres , ce qui donne une vitesse de 4 ".59.
40. Le tableau suivant, qui donne le rapport de Teffort de tirage à la charge traînée , voiture comprise , sur les différentes espèces dechemins, permet de comparer V effet utile produit parles moteurs animés , dans le transport horizontal des fardeaux sur ces chemins » au travail dépensé par ces moteurs. Ce tableau est le résultat des expériences de MM. Boulard, Rumford, Régnier et de quelques autres observateurs.
NATCHB DB LA VOIE 81VP08ÉB BOaiZOHTALB.
Terrain naturel , non battu et argileux , mais sec. Id. id, siliceux et crayeux.
Terrain Terme battu et très-uni
Chaussée en sable ou cailloutis nouvellement placés.
Id.
Jd, Id.
en empierrement , à l'état d'entretien ordinaire. . . . id. parfaitement entretenu et roulante.
au pas. . . .
au grand trot, au pas.
pavée i la manière ordinaire, et la
voiture étant suspendue
pavée en carreaux de grés bien entretenus ) an grand trot.
en madriers de chêne non rabotés
Chemins à ornières plates , en foule de fer, ou en dalles très-dures
et très-unies.
Chemins de fer à ornières saillantes, en bon état d'entretien
Id. id. parfaitement entretenues, et les essieux continuellement huilés «
RAPPOtT
dn Uraf0
àla
charge totale.
Le poids de la voiture varie ordinairement entre le 1/3 et le 1/4 de la charge totale.
Pf^SqiltRB PART||S.
4|. T49l^4G i$9 WfpnfrU 4ff la ^«wf 4e UlP^pe à la charge
DÉSIGNATION DE LA ROUTE PARCOURUE P4A U TOLTDBBé
VAW&S de ï—
AFFCTS
et cliarrettee d^rUllerie.
0«,iO k 0».n OfB.088 OP.781 b™.781 0.0Ct47
Accotomept «n terra, «d très-bon état, à peu près sec
Accotement solide recouvert d'unefcouche de gravier de 0"t.ûS à 0«.04 d'épaisseur. Accotemeqt solide recouvert d'une couche de gravier de 0».05 à 0«.Q6 d'épaisseur.
Sol en terre ferme recouvert de 0*^.10 A O^.IS de gravier, ou ^oute neuve
Accotement ou route couverte de neige non frayée. .••..•
Sol en terre ferme, recouvert d'une couche de sable fin mêlé de gravier de Qn.lO î 0^.45 d'épaisseur •
•n très-boa état, très-sèche et très-anie.
un peu humide ou couverte de poussière , avec quelques cailloux à fleur du sol ' •
très-solide, avec gros caillouz à ^eur du sol.
Route
soUde, aveo firayé léger et boue molle, solide, avec ornières et boue
empierrement
ayec détritus et boue épaisse.
très-dégradée, ornières profondes de 0».06 i 0".08, boue épaisse.
très-mauvaise, ornières profondes de 0^.4 0 4 P"'^ 8, boue épaisse, fond dur et inégal. ••«.•..«^ «
Pavé en grèf de Sierck serré. .,..,.,,.., «...,.4
ordinaire sec .« • •»••«.
Pavé en grés
de FontaineblMJi | 09 état ordip^if»; n^ouillé et couvert de boue.
Tablier de pont en madrierSt
l largjsur de la jante ;
r rayon des essieux ;
r' rayon des petites roues ;
r^' rayon dcts grandes roues \
f coefficient de f!rottement de l'essieu ;
SOTBimS AXOltl.
MOe iraênée^ dTafrèê let exférienceê de M, Morini
CHAUOTS
d*irtt]|eri«.
CHIUÛTS
çomtoli.
TOITURKS DB ROULAGE.
0'n.lOàO°».U
©•".OSÎ
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