S.OO
D'après ce tableau» on voit que Favantage de la condensation de la vapeur derrière le piston diminue à mesure que la pression de la va* peur sur le piston augmente ; dans la pratique» cet avantage n'est guère réel que pour les pressions qui ne dépassent pas A ou 5 atmosphères.
5iS6. Travail théorique produit par un kilogramme de vapeur d^eau quand on emploie la détente. En admettant la loi de Clément Desormes (269), que la même quantité de chaleur suffit pour constituer vapeur i kilog. d*eau, quel que soit le volume de la V£^eur» il s'ensuit que la loi de Mariette sur l'influence de la pression sur le volume des gaz (263) s'applique à la vapeur comme aux gaz, et que, pour un même poids de vapeur, les volumes sont en raison inverse des pressions. Le change-
TROISlittB PARTIS.
ment de température de la vapQur modifie cette lai ; mais, comme dantf les machines à vapeur la température est peu différente pour les pre»sions auxquelles on emploie la vapeur, on peut négliger Teffet de la dilatation, dont le coefficient n'est que de 0,00367 environ par degré.
De ces hypothèses, il résulte que le travail total théorique produit par i kilog, de vapeur qui agit par détente pendant une portion de la course du piston est, en supposant un vide parfoit derrière le piston»
^«=VA + VAlog(|-^ X2,3026.
VAlog
trayail produit, en grandes unités dynamiques (34) ; ^
yolume en mètres cubes du kilog. de vapeur aTant h détente, c'ett^-dire ê
la pression h (Ubleatt du n* 355) ; pression de la Tapeur avant la détente , en mètres de hauteur d'eau ; course totale du piston , en mètres ; espace parcouru par le piston avant la détente ; travaU produit avant la détente (355);
( ~ ) X 3»302 6 travail produit par la détente ;
= 2,302 6 nombre par lequel il faut multiplier le logarithme vulgaire d*un
nombre pour avoir un logarithme népérien (/ni., 385).
Selon que, dans une machine à vapeur à détente, — est égal à 2, 3| A, etc., on dit que la détente est au i/2, au 1/3, au i/A, etc.
TABLEAU des valeurs de Vh log [ -^ j X 3-302 6, ^est^à^dire des quantités dé travail théoriques produites^ par la détente d^un kilog. de vapeur ^ pour différentes
valeurs de — ,le travail Vh produit avant la détente (355) étant repirése»^ par \ •
VALEUR DE
VALEUR BS
TRAVAIL
TRAVAIL
dû à la détente.
dû à la détente.
Zo
Dans la pratique, il ne convient guère d'aller au delà de - = iO ; car, une fois cette limite dépassée, le vide impar/ait derrière le piston et
IfÀCHnfZS À VAPEUR 8À1V8 DÉTBNTE NI CONDENSATION. 475
les divers frottements de la machine absorbent en général un travail plus considérable que celui correspondant produit par la vapeur;
c'est-à-dire qu'une fois le piston arrivé au point qui donne -^ =10, le
travail produit par la machine pendant le reste de la course du piston est négatif (371).