td
Briques de
Long. Laig.
Épalsi.
Bourgogne. . .
Éontéreau.. . .
Sarcelles. . . .
Brigitë flottante composée de fiiHne YOlcaniiliie. • . . • •
Ardoise carrée forte. .«..;•.
Jd. *«. fine:
Td, cartelettè i , , • • < . •
Le mètre carré de Toligbs employé en courerture
TttUes de Bourgogne, ^rand moule de Oa.298 sur 0.244
et 0.0435 ; ; . . .
Tuiles de Bourgogtie^ grand moule faîtières de 0».352. . . /d. peiitmoulede 0«.244. sur 0.462 et 0.044.
Jd, petit moule faîtières de 0^.352
TaOMdeSarcelles, de Oa.257 sur 0.462 et 0.018
Jd. faîtières de 0».325
Bourgogod. • . . .
Sarcelles
Garreànz de 0».462, à six pani, de {
kU.
Le eeat de eoàpte.
PftSlOÈlUI PARTIS*
DÉSIGNATIOll DES 8UBITANCK8.
4' Bois,
Abricotier
Acacia (faux)
Alisier
Aci^ou
Amandier • .
Arbre de Judée
Aune . • •
Bouleau commun.. . .
Id, merisier.. . .
Buis de France
Id, de Mahon
Id. de Hollande. . . • catalpa. ...••.. Cèdre du Liban . • . •
Id. des Indes. • . • Cerisier commun* . . .
Id. de Sainle-inicie.
Gharbon.de bois.. . . .
Charme
Châtaignier ......
Chêne yert.
Chêne sec .
Cognassier.
Cormier \
Coudrier noisetier. . .
Cyprès pyramidal.. . .
Id. étalé
Ëbénier des Alpes. . .
Id, d'Amérique, .
Érable sycomore. . . .
Id. de Virginie. . .
Id. jaspé. .....
Féviar épineux
Id. sans épines. . .
Frêne. .........
Galiac
Geffërrier
Grenadier
Hêtre. .
If de Hollande
If d'Espagne
Laurier d'Espagne. . • ,
Marronnier
Mélèze
Mûrier
Néflier.
Noyer de France. . . • Noyer d'Afrique. . . .
Olivier,
Oranger.
Orme ,
Osier
POIDS
du mètre cube
de
kil.
kfl.
MACfliim BN aiirfivAL.
■^■BseasBe
BSS
DÉSIGNAnOM DES SUBSTANCES*
Peuplier d'IUlie
là. de Hollande. .....
Pin du Nord. ....••••
Platane 'd'Orient
Id. d'Occident
Poirier.
Pommier..
Prunier
Sapin abies
Id, épicéa. .
Id, jaune aurore
Saule
Sorbier des oiseleurs. ....
Sureau.
Sycomore. .....•••.
Tilleul. . . . •
Tulipier
Thuya de la Chine.
Âylande, dit vernis du Japon
Vigne
Cordes en chaurre , environ.
KHfiE 4o Bète* eabe
kll.
kll.
MACHINES EN GËNËRAL.
47. Une machine est un système matériel composé de différents corps ou organes tellement reliés entre eux, que tout mouvement de Tun, compatible avec la solidité du système, entraîne des mouvements relatifs déterminés pour chacun des autres. Son but est de transmettre le travail des forces.
Les mouvements relatifs des différents organes d^une machine ne sont pas seulement déterminés en direction, mais aussi en intensité. Généralement, les mouvements sont périodiques uniformes (S) , et la vitesse est mise en harmonie avec les exigences des travaux industriels à produire, sans que jamais elle atteigne la limite à laquelle la solidité de la machine serait compromise.
48* Sur une machine en mouvement agissent différentes forces que Ton peut diviser en trois classes :
1° Les forces mouvantes ou motrices. Ce sont les forces qui agissent dans le sens du mouvement des organes qu^elles sollicitent ; c^est par conséquent à elles qu^est dû le mouvement de la machine ;
S*' Les résistances utiles^ qui sont les forces que les matières sur lesquelles opère la machine oppoïsent au mouvement des organes qui les sotUcitent;
s* Les résùianeespasswesounuisihles, ouïes forées qui naissent du mouvement des différents organes de la machine pour s'opposer à ce mouvement ; elles sont dues au frottement de ces organes entre eux ou sur 4es cprps j^trangers, aux chocs qui peuvent avoir lieu entre ces organes par suite de changements brusques de vitesse ou de direction, à la rpideur des cordes ou courroies, etc.
48. Considérant les forces motrices comme positive^, puisqu'elles agissent dans le sens du mouvement, les résistances utiles et les résistances nuisibles sont négatives. Par conséquent, si l'on suppose le système animé d'un mouvement uniforme , la somme des travaux de toutes les forces pour un temps quelconque sera nulle, puisque le gain ou la perte de force vive est nulle, et on aura (30 et Int, 1489)
gTm— ^«— ^n=0 OU Tfn=Vu+Tn.
Ce qui fait voir que, le mouvement étant uniforme, le travail mxy teur aTm dû aux forces motrices est égal au travail utile 5r« dû aux résistances utiles^ plus le travail jiuisihle Vn dû aux résistances "passives.
Béciproquement , si, à chaque instant, cette équation subsiste, le mouvement est uniforme ; car la vitesse iie peut varier q^'^tant que lit somme d^ travaux de toutes les forces n'est pas nulle.
Lorsque^ dans une machine ^ cette formule existe , on dit qu'il y a équilibre dynamique.
Quand le mouvement de la machine est périodique uniforme (8) , le gain ou la perte de force vive, pendant un certain temps, n'est nul que pour la dur^ d'un nombre entier de périodes; pour ce temps, on a encore
On dit alors que la machine est en équilibre dynan^ique périodique : c'est l'état ordinaire des machines? non-seulement à C2|.use 4^ )a forme de leurs organes, psais aussi à cause des variations plus ou moins grande^ des forces motrices et surtout des résistances.
80, Impossibilité du mouvement pexpétueL Dans le pas où pn i^égUg^ les résistances passives , ]^ formule précédente devient
Ce qui fait voir que le travail utile Tu est égal am travail moteur W{^ Il est impossible de r^liser ce résultat dans )a pratique ; car, dans
une machiue quelcpnc{ae, U y a toujours des résistances passives qui
diminuent le jxayail u^le.
|.e Irav^t «^Hîsibie, inévitable, des résistances passives fait voir i'im-
ppssj{)i}ij;é d'obtei^r le mouye^ei^t perpétuel. One cette vérité n^^elle
été mieuj^ répandue plus tôt , et que ne l'est-elle davantage eafiore au-
WÀcnnqt» EN ât«t|>L. «
jQprd'bui ; ^U9 aurait éffté e| évitm^t Wj» des dtwrttooi» ^ de pan*
yres ipaUieureux qui crpieot ce ^imYesa^^t résiis^\j\^ I
Il est évident que s'il n'y avait pas de résistances passives, e'ast-àdire si Ton avait Xi» = Tu 9 on pourrait obtenir le mouvement perpétuel; puisque, par exemple, à Taide d*une quantité d'eau tombant d'une certaine hauteur, on pourrait en élever une même quantité à la mêipe hauteur^ celle-ci pourrait ensuit0 faire ipoi^^r la premijbre à la même hauteur, puis la première élever la seconde , et a|qsi de 9iite indéfiniment Un pendule écarté de la verticale oscillerait indéfiniment sans la résistance de l'air et le frottement de son axe de suspension.
6i. P étant la force o^otrice agissant sur une machine quelconque^ et Q la résistance utile vaincue par cette machine ^ £ ej; e étapt les espaces parcourus par les points d'application de P et Q ^ns |es directions de ces forces et dap^ un même temps quelconque ^ fH^ pQinaiepcement et à la fin duquel |a vitesse de la machine e^f la même , l'équatiûp d'équilibre dy^iamique donne , en supposant pu|les lei^ r^isftapcecf path sives.
De légalité entca le travail de )a puissaoce et celui fie la résistance « il résulte que pour un même travail inoteur P x E, selon que la force Q
sera multipliée par -, 5, 2, 3..., l'espacée sera respectivement di-
visé par les mêmes nombres; d'où découle la n^^xime biei^ copnue : Ce qu^on gagne en force ^ un le perd en espace^ ou^ ce qui revient au même, en vitesse.
La proportion précédente permet de calculer Tupe quelcqnqi^e des quatre quantités P, Q, E, e, quand pn connaît les trois autres»
Pour une machine quelconque , simple ou compliquée , s'il s'agit de trouver quelle sera la résistance Q que pourra vaincre une puissance P, on détermine liBs espaces E et e pj^courus dai^f le même tônps par les points d'application des forces P et Q. E et e sont quelconques si ces points d'application ont des mouvements uniformes ; mais 00 l6s prend correspondants à un nombre entier de périodes si le mouvement 4e ^ machine est périodique. Lorsque la machine est construite , c'est en la mettant en Qipuvement d'une mai^ère quelcpaqiie qi)e l'on détermine les valeurs de E et e. Lorsqu'elle n'est qu'en dessin « d'une valeur E on déduit ce|le de e d'après les rappprts des josp^tce^ parcourus; p^r les différents organes qui transmettent le mof^veoient un point d'^ppUpation de P à celui de Q.
Supposons que la résistance à vaincre Q = 100'^ , et qq'il s'agisse de déterminer quelle sera la puissance P en négligeant les résistances j^af* slves.
On dAlVirmine les valeurs cqrreq)(Wdantes de E et « en opérant
Z2 PREHIÈRE P4RTIE.
comme il vient d'être indiqué , soit E = 2«,5 et e = O*'^^^ ; Puis on remplace les lettres par leurs valeurs dans la proportion précédente » ce qui donne
P: 100k = 0,80: 2,5, d'où p=:!252^ =32k.
Si Ton avait donné la puissance P, on aurait déterminé Q en opérai^t comme pour P. . ,
Pour avoir la force thégrique en chevattx-vapeur (ÇO), on constate le temps pendant lequel les espaces E et « sont parcourus quand la machine est en marche normale , et les produits égai|x P k E et Qxe donnent chacun le nombre de kilogrammëtfes produit par «P ou a1> sorbe par Q dans ce temps ; divisant ce nombre de kilogrammètres par ce temps exprimé en secondes , on a la puissance de la m^hine en kilognimmètres par seconde. Ce nombre de kilogrammètres divisé par 75 d(Hme la puissance de la machine en chevaux. Si , dan» Texemple précédent, E et e sont parcourus en i",5, P x Ec=: 32 x 3,5 =»Qxe = 100 X 0,80 =: 80^™ est le nombre de kUogrammètf^es -produit et ab-
sorbe en If ,5; j-e => 58*^*, 33 est la puilflMmce de la machine en kilo-
grammètres par seconde, et -^- = 0,71 est sa puissance en chevauxvapeur.
ra. souvent, dans la pratique, on a la puissance dont on peut disposer en chevaux ; supposons qu'elle soit de 25 chevaux. Pour calculer P et 0, on commence par déterminer E=3" et c = 0«,8, en opérant comme il a été indiqué (51). La durée de ces parcomm étant 1^/i, letrava^ produit par la machine dans ce temps est de 75x25x1,4 =2625^"*; on a donc . ,
î** * 2I1ÎS
PxE = Px3=2626, d'où p=:i^ = 875^
Ayant P, oif peut calculer Q à l'aide de la proportion 4q n*" 51. Du reste , on a encore * *
QXe=Qx0,8 = 2625, d'où Q = ^ =* 3281^*5.
35. Il peut arriver qu'au lieu d'avoir une seule force motrice, on en ait plusieurs P, P', P'^ . ^. et que l'on ait aussi plusieurs résisttoices utiles Q) Q', (y^.*- Constatant, comme pour deux forces, les espaces E, E',
£'' et «, e', e"^ parcourus dans le môme temps par les points
d'application des forces dans la direction de ces forces , l'équation
Tm-Tu, (50)
KACHOIIS EN GâKiEAL. 33
au Ueu de fournir Téquatlon du n^ 5i, donne
Équation à Taide de laquelle on déterminera une des quantités qui y entrent connaissant toutes les autres. Les membres de cette équation donnent chacun le travail théorique produit ou absorbé pendant la durée du parcours des espaces correspondants E, E' e, e' Connaissant cette durée, on déterminera en kilogrammètres le travail théorique produit ou absorbé pendant une seconde, et ce dernier travail divisé par 75 donnera la puissance en chevaux-vapeur (36). Si Ton avait d^abord donné la puissance en chevaux, par des calculs inverses à ceux que nous venons d*tndiquer, le problème aurait fourni , soit pour
P, P'... E, E*....., soit pour Q, Q' e, e' , une infinité de valeurs
satisfaisant à Téquation ; mais les valeurs choisies auraient toij^ours dû donner, pour le premier et pour le deuxième membre de Téquation, une valeur correspondant à 25 chevaux ou 25 x 75 = 1875*™ par seconde.
^4. Dans les machines, surtout dans les machines industrielles, les résistances passives sont asse^ considérables pour que Ton ne puisse négliger le travail qu'houes absorbent ; l'équilibre dynamique est al<m exprimé par
Pour un certain déplacement de la machine, les travaux T«, V^ et Vn s'évaluent comme dans le cas précédent; ainsi. Pétant la puissance, Q la résistance utile, R, R'... les différentes résistances passives, et E, «, t, i'... les espaces correspondants parcourus dans le même temps par les points d'application dans la direction de ces forces , on à
PxE=Qxe+Rxi + R'xi' + *.« '
Équation qui revient à celle du n" 53, dans laquelle on aurait remplacé différentes résistances utiles par des résistances nuisibles.
U peut arriver qu'une ou plusieurs résistances nuisibles proviennent de chocs entre les organes de la machine. Le travail absorbé par ces résistances n'est i^us évalué par un produit d'une force par l'espace que parcourt son point d'application, mais par la perte de force vive due au choc, et cette perte, évaluée en kilogrammètres (99), entre dans le second n^embre de l'équation comme tous les autres travaux nuisibles Rxt, R'xi'...
A l'aide de l'équation précédente, connaissant, dans une machine, deux des trois travaux suivants : Iç travail moteur ^m = P x E, le travail utile ^„ = Q X e , et le travail nuisible afn = R x i + R' x *' + •••» on détermine le troisième*
S4 paiMdntE PARTn.
55. On se propose ordinairement d'établir une machine capable dé produire un travail utile Tu = Qxe donné. Il faut alors déterminer ^«, = p X E capable de produire nonnseulement ce travail utile, mais aussi le travail nuisible. Il faut donc que Ton commence par calculer ce travail nuisible ; ce que Ton fait en déterminant les valeurs des différentes résistances nuisibles R, R' en fonction de Q, et par suite,
Tn en fonction de Vw
Ayant Tu et T^ Téquation du p!" 54 donne 9V, et Yqu peut déterminer le travail moteur en chevaux, comme au n*" 53.
56. Le travail moteur ^^ étant représenté p^ur 100 , et les travaio; utile Tu et nuisible Tn étant, par exemple, 75 et 25^ on dit que le rendement de la machine est de 75 pour cent; U Ji^rte est alors de 25 pour cent. S'il était possible que I4 per^ fût nuUe» le reodemeat serait de 100 pour cent
57. RemarqiLe. Ce qui vient d*étre exposé fait voir rUnportance que joue la formule de V équilibre dynamique dans TétablissenieQt des machines. Que de procès souvent désastreux sont dus à ce que cette formule n'ayant pas été convenablement comprise, des machines établies n'ont pas produit le travail qu'on en attendait
Au point où Ton en est aujourd'hui, la pratique a prononcé sur la quantité de travail nuisible Tn qui a lieu dans les différentes machines industrielles, et on se base généralement sur ces résultats dans les constructions nouvelles, tout en cherchant à diminua cette perte autant que posslUe^
U y • cependant des cas où U peut être nécessaire de sa rendre cQmpte de cette perte; c'est pourqud nous allons étudier les diffé^* rentes résist^ces passives, et poser ensuite les équations d'équilibre dynamique des différente^ m{i,chines simples ; équations desquelles en passera facilement à celles des machines les plus compliquées, qui ne sont en général que la réunion d'na qert^n mmubre de ces machines simples.
58. La sarfeoe d*an corps n^étant Jamais parfoiteme&t unie, quel que soit son poli, il en résnlte que quand on met deux surfaces en contact, elles se pénètrent toujours plus ou moins. Cet enchevêtrement n'est pas seulement dû à l'imperfeotion du poli des pièces, mais aussi à ce que les surfaces en contael se pressant mutuellement, il y a une déformation d'autant plus grande que les corps sont moins durs et que la pressicm'de l'un sur l'autre est plus considérable.
De l'enchevêtrement des mdécules de deux surfaces en contact, il résulte que si l'on imprime un mouv^nent à Tun des corps, mais de manière à le laisser toujours en contact avec 1» surface de l'autre corps,
fhottehc!^. 3s
il n^ît une résistance qui s'oppose directement au mouvement, et à laquelle on donne le nom de frottemenL
Si la même partie de la surface d*au moins un des corps reste toujours en contact, c^est-à/-dire sMl y a glissement d^ln ou de chacun deâ corps sur l'autre, le frottement prend le nom ûe frottement de glisse- Trient, Si, au contraire, les parties des surfaces en contact varient à chaque instant, comme dans le mouvement d'une bille sur un tapis de billard y ou d'une roue de voiture sur une route, le frottement prend le nom de frottement de roulement,
^9. L'expérience prouve que le frottement est proportionnel à la pression normale que les surfaces exercent i*une sur Tautre, qu'il varie selon la nature, et Tétat des surfaces en contact, et qu'il est indépendant de la vitesse et de l'étendue de ces surfaces.
Des expériences récentes , faites par BL Jules Poirée sur le chemin de fer de JLyon, ont fait voir que pour des vitesses supérieures à 4 on 5 mètres par seconde, le frottement diminue à mesure que la vitesse augmente. Dans ces expériences, on a serré les freins d'un wagon de manière à empêcher les roues de tourner, et on Ta fait mouvoir sur les rails comme un traîneau; la vitesse a été portée Jusqu'à 22 mètres par seconde, et, à l'aide d'un dynamomètre , on a constaté que le frottement de glissement des roues sur lecf rails diminuait à mesure que la vitesse devenait plus grande. (Voir la quatrième partie.)
n convient de remarquer que dans les cas habituels de la pratique, dans les machines, par exemple, la vitesse est loin d'atteindre à mètres par seconde, et que l'on peut admettre que le frottement est fndépMH' dant de la vitesse.
En lubréfiant les surfaces en contact avec des corps oiietueux , teb que l'huile, la graisse, le savon..... on diminue considérablement le frottement, et d'autant plus que l'enduit est renouvelé avec plus de continuité. L'eau pure est un mauvais enduit, surtout pour les métaux ; ' souvent même^elle augmente le frottement.
Nous venons de dire que le frottement est proportionnel h la pres^ sion des surfaces entre elles ; mais cela n'a lieu que jusqu'à une certaine limite; au delà, les surfaces grippent, c'est-àrdire s'entament, et le frottement devient considérable sans varier suivant aucune loi. Les corps onctueux, tout en diminuant le frqttement, reculent considérablement la limite à laquelle les surfaces commencent à gripper.
D'après les expériences de Wood, la pression des essieux de wagons dans leurs boites ne doit pas dépasser 6^,33 par centimètre carré de surface de contact; au-dessus de cette limite, la graisse qui lubréfie les surfaces est écrasée et chassée; alors, les corps, frottant à sec, s'entament, et le frottement devient considérable. A^jourd'hui que le graissage se fait avec soin et régulièrement, la pression peut atteindre 25 et jusqu'à 30 kilogrammes par centimètre carré.
56 PBIMllÉRB PARTIS.
L^expérience prouve aussi que quand deux surfaces ont été en contact et en repos relatif pendant un certain temps, le frottement de glissement est plus considérable au premier Instant du mouvement que quand le mouvement a Heu. Gela est d'autant plus sensible que la pression est plus grande» et que les corps sont plus compressibles; ces deux circonstances tendant à faire pénétrer les surfaces et à chasser Penduit.
60. Le rapport entre le frottement F, c^est-à-dire la résistance qui s'oppose directement au mouvement, et la pression? qui s'exerce normalement entre les deux surfaces en contact, est ce que Ton appelle coefficient de frottement; ainsi, désignant ce coefficient par/, on a
/=p. d'où F=/P et. P = |.
Pour P=:6oa^ et /=0,08, on a F=0,08x500 = û0kil.
Ces formules s'appliquent au premier instant du mouvement, après quelque temps de repos, comme pendant le mouvement; seulement F et /ont d'autres valeurs (61 et 63).
L'expérience prouvant qu'un léger choc, donné sur lescoi^ps en contact depuis un certain temps, produit un ébranlement suffisant pour faire commencer le mouvement quand le corps mobile est sollicité par un effort de très-peu supérieur à celui qui est capable de le continuer, dans les applications, pour évaluer le travail absorbé par le frottement, on ne tient compte que du frottement qui s'exerce quand les corps sont déjà en mouvement On ne tient compte non plus que de ce frottement daïis l'évaluation de la stabilité d'une construction soumise à des ébranlements.
Le frottement de roulement, sur lequel nous reviendrons au sij^jet des chemins de fer, peut être négligé, comparativement au frottement de glissement, quand il s'exerce entre quelques ortanes d'une machine industrielle (Int.\ 1504 et suivants).
rooTTuniNT.
61. TABLEAU det valeurs du coefficient de froUement des tm- faces planes (60),
diaprés les expétienees de M, Marin.
Id. id,
Id, id.
Id. id.
Cbéne sur orme.
Orme sur ciiène.
W. id.
FrCne, sapin, hêtre, sorbier sur chêne.
Fer sur chêne .
Id. id,
Id.
id.
Fonte sur chêne.
Id. id. .
Perpendiculaires.
Id
Bout sur plat. • Parallèles. . . •
Jd
Id.
Perpendiculaires.
Parallèles. . • .
Id
Id.
Id.
Id.
Id.
id.
Cuivre jaune sur chêne
Fer sur orme
Fonte sur orme
Cuir tanné sur chêne
Id. id
Id. id
Id, id .
Cuir noir corroyé ( sur un« surface on courroie. 1 plane #n chêne.
j^ ûf f *^^ tambour en ' ( chtne
Id.
Cuir tanné sur fonte et sur bronze. .
Id. id, id.
Id. id. . id,
Id. id. id. Cuir de bœuf pour garniture de piston, sur fonte.
Id
Cuir à plat. . • • Cuir de champ. .
Id
Cuir à plat. . . .
I Parallèles. . . .
I Perpendiculaires.
A plat ou de
champ. ....
Id
Sans enduit. . .
Frottées de sayon
sec Sans enduit. . .
Mouillées d'eau.
Sans enduit. • .
Au. ......
Frottées de saron '
sec. .....
Sans enduit. . .
Id.
Id
Monillées d'eau.
Frottées de sayon
çeç
ISans enduit. . .
Mouillées d'eau.
Frottées de sayon
sec. .....
Sans enduit. • •
Id
Id
Sans enduit. . .
Id
Mouillées d'eau.
Id
Sans enduit. . •
Id.
. Id.
Id.
Cair nohr corroyé sur poulie en fonte. .
Id. id.
Chanvre en brin ou en corde sur chêne.
Id.
Halte de chanvre sur chêne
Chêne et orme sur fonte
Poirier sauyage sur fonte
Id.
Id.
Id.
Id.
Cuir à plat. . . .
Id
Parallèles. . . .
Perpendiculaires.
Parallèles. . . .
Id
Id ,
Id
Mouillées d'eau.
Onctueuses et eau. .....
Huilées
Mouillées d'eau.
Huile, suir^ sain- ' doux. ....
Sans enduit. . .
Mouillées d'eau.
Sans enduit. . .
Mouiljées d'eau.
Sans enduit. . .
Mouillées d'eau.
Sans enduit. . .
PREViiaE PARTIE.
nancATum des subvaoss faottamtes.
Fer sur fer, . . .
Fer sur fonte,. .
Fer sur brooze. .
FoQte 8ur fonte. . , FoBle fur bronze. , Bronze sur bronze.
Id, sur fonte. • Jâ, sur fer. . .
sisposmoN desflbrM.
Chêne, orme» poirier saurage, fente, \ fer» acier et bronze, glissant Ton sur [ Fautre on sur eui-mêmes. ..•../
LMindinef.
Id.
Chêne, orme, ehtrme, fer, fonte bronze^ glissant deoi à deux Fan sur Fautre ..;...
ar>
Les mêmes.
Id.
Calcaire tendre, dit caleaire oolithiqne, bien dressé sur Ini-mème. . . • . ,
Caleaire dor, dit muscheikakk, bieni dressé sur calcaire ooUthique. . . . )
Bri<|ue ordinaire sur calcaire oolithi-> que . .1
Chêne sur oaloaire ooiitbique. . . . . ,
Fer forgé. Id
Muscbeikallc sur muschelkalk
Calcaire oolilhiqiie sur muschelltalk.
Brique ordinaire sur muschelkalk. .
Chêne sur muschelkalk
Fer forgé sur muschelkalk. .....
Id, id ^
Bots de bout. .
Parallèles. . .
Bois de bout- Parallèles. .
Caleafre oolithique sur calcaire ooli*) ffai(|tte i
tTÀX
des rarfaoes.
RAPPORT
du frottement à la pression
an
départ,
après
quelque
temps
Sans enduit. . .
Id
ja. . . . . • .
Id
/rf. ..... .
Id
Id
Id
Lubréfiées à la manière ordinaire, de suif, d'huile, de saindoux ou de cambouis mou.
Légèrement onctueuses au ton cher. . . ,
Enduites de suif.
Id. d'huile on de saindoux. . . .
Sans enduit. . .
Id.
Id.
Id
Id
lé
Id
Mouillées d'eau»
Mortier de trois \ parties de sable J fin et une partie > de chaux hy- ( drauHque. . • . y
pendant
le
monTement.
sas
les surfaces conservai) t quelque onctuosité ;
lorsque le contact n'a pas duré assez longtemps pour exprimer l'enduit;
lorsque le contact a duré assez longtemps pour exprimer l'enduit , et ramener
les surfaces à l'étal onctueux ; après un contact de 40 i 45 minutes; les surfaces se rodant dès qu'il n'y a pas d'enduit ; les surfaces conservant encore un peu d'onctuosité ; les surfaces étant un peu onctueuses ; ^rsque l'enduit est sans oesse rçqpuTelé et uniformément réparti » ee rapport
peut s'itbajssejr jusqu'à 0.05^
nùTrmuoff*
6S. Le tableau suivant, extrait de Vlntrodtiction à la mécaniq'ue tn^ dusfrielte de M. Poncelet, complète le précédent
TABLEAU éê$ féiùikmeeê au glissemerU , à Vingtani du dipart H aprh quelque
itÊupê ie ûonUet
Paemièvb pabtie. — Frottement proprement dit.
nÂTDKB DBS CORPS BT EHDUITS.
Grès uni sur grès uni, à sec.»
Id, id, a? ec mortier frais. . • , . • Calcaire dur poli sur calcaire dur poli
Jd. boocbardé id. bouchardé. . . .
Granit bien dressé sur granit bouchardé .
Jd. avec mortier frais sur granit bouchardé. . * Caisse en bois sur payé «••
Jd. sur la terre battue. .
Piorre de Ubage sur un lit d'argile sèche
Jd. Targile étant humide et ramoiTie. .
Id. . Targile (Mreillement bunidê, mais
couverte de grosse grère. . • . .
re-
flBJH
OrÉRATEClS.
Rennie.
td.
Rondelet.
ÈoiiUrd* Rennie.
Id.
Régnier* Hubert. Lesbros»
td.
Id.
du frottement à la prsMton.
DnziÊia Mktn. — CahéeUm mi adhérenee (*).
IfATVK»
d«s pléws gapérpoaéet et de Tendoit.
Calcaire bouchardé ^ fiché sur calcaire bouchardé, avec mortier en ehaux grasse et sable Hb, ...•••.•«....
Le même, ayec mortier en chaux grasse et eiiAent
Le même, avec mortier en chaux grasse et ciment , non rompu.
Calcaire tendre de Jaumont, fiché sur calcaire tendre de Ifumont, avee mortier en chaux hydraulicpie de Metz et sabie fin. ...«..•...
Briques ordinaires , fichées ayec lé même mortier
Calcaire de Jaumont, fishé sur oricaire de Jaumont^ ayec pHare ordinaire. ......
Calcaire bleu à gr;fphtte trà»lisse , sur calcairo bleu à grypbite trâs-lisse, avec plâtre. .
[OPÉ- RATEURS.
SURV4GB
en '
déeiaètres carrés.