‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 272 sur 328 · INCLINAISON · texte numérisé non relu

INCLINAISON

dn toit lur rhorisM.

M>IDft

da mèlra earré

do eoQTertnre

(bots non oonprtoî

-CUBt DB BOIS

par métra oairé.

Tuiles plates à crochet. . . . .

Tuiles creuses ^ posées à fec. .

Id, maçonnées. . .

Ardoises. •••......••

Cuivre en feuilles

Zinc, n« 44, et tôle galvanisée.

Hasiic bitumineux

La neige pesant dix fois moins que Peau , pour la couche maximum de 0',50 qui peut s'amonceler sur un toit, il faudrait compter sur un poids de 50 kilogrammes par mètre carré de couverture. Dans nos climats, on compte ordinairement sur 25 kilogrammes.

Quant à Tinfluence du vent, on s'en rendra compte à Taide de ce qui a été dit n*" 209, soit que Ton suppose que des rafales amènent le vent normalement aux pans du toit, soit que Ton suppose que le vent se meuve horizontalement et frappe le toit sous un certain angle. En France, on néglige le plus souvent Tinfluence du vent, dont ia vitesse n'est en moyenne que de 6 à 7 mètres.

581. Couvertures des édifices. Dans les pays où il pleut rarement et ne neige jamais, les toits sont peu inclinés. En Egypte et en Syrie, toutes les maisons sont couvertes en terrasse ; dans le midi de la France, les toits ont une faible pente ; dans nos climats , ia pente la plus ordinaire est de i/3 de la largeur de l'édifice. Du reste, les matériaux employés à la couverture ont une grande influence sur cette pente. Ces matériaux sont la tuile, l'ardoise, le bardeau, le cuivre , le zinc, le plomb , le fer, la fonte de fer.

582. Tuiles, On a fabriqué des tuiles de plusieurs formes. A Paris, on fait un usage fréquent de tuiles plates, dites de Bourgogne, dont les dimensions sont variables; celles du grand moule ont (r,3i sur 0*,2d et 0^,0157 d'épaisseur, il en faut/k2 par mètre carré de surface de toiture ; celles du petit moule tout 0",257 de longueur sur 0",183 de largeur et 0",Oi/ii d^épaisseur; il en faut 64 par mètre carré de toiture.

On pose les tuiles sur des lattes de 1",30 de longueur et de 0",0067 d'épaisseur, espacées tant plein que vide si elles ont 0",05 à o^.oe de largeur. Ces dimensions sont le plus souvent aujourd'hui réduites à 0-,0034 d'épaisseur sur 0«,041 ^ (r,045 de largeur, ce qui ne diminue

790 cnfQiiiin partie.

pas pea la solidité de la toiture. On fixe les lattes avec des dous de 0*,027 de loogueur, et de 620 à 6/iO au kilogramme.

Les tuiles se posent par rangs horizontaux en commei^çant par le bas du toit Les tuiles d^un rang couvrent aux deux tiers celles du rang in* férieur; la partie quf reste découverte prend le nom de pureau. Le rang inférieur se pose sur mortier, et il fait saillie de ^"^,10 sur la corniche ; sur ce premier rang, on en pose un second à joints croisés, qu^on nomme doublis. Quand il y a une corniche avec chaîneau , on pose ordinairement un rang simple de tuiles s^appuyant sur le chaîneau. Quand 11 n'y a pas de corniche , on la remplace par une chanlate sur laquelle on pose les tuiles comme sur la corniche (576).

Les tuiles creuses employées dans le midi de la France ont 0*,^0 de longueur et O^Old d'épaisseur; elles ont 0",20 de diamètre à un bout et 0'°,15 à Tautre, ce qui les rend coniques.

La pente des combles couverts de ces tuiles ne doit pas excéder 26"*, et elle est ordinairement de 18° à 2i\ Les rangs verticaux de tuiles présentant leur concavité sont espacés de 0'",0A« et les tuiles se recouvrent en longueur de 0',05 à 0*,06. Les intervalles compris entre ces premiers rangs se recouvrent par d'autres rangs présentant leur convexité. • . Il y a les tuiles flamandes, dites tuiles pannes ; la fîg. 15, planche 111 , représente leur coupe transversale et la manière dont elles s'agrafent latéralement ; elles se posent sur de grosses lattes bien dressées. Ces tuiles ont environ 0",35 de côté sur O^jOlô d'épaisseur; il en faut 15 1/4 par mètfe carré de toit.

Les tuiles romaines , qui s^agrafent mutuellement sur deux arêtes , et se posent de manière qu'une de leurs diagonales soit horizontale et Tautre dirigée suivant la pente du toit, ont été ressuscitées il y a quelques années par M. Gourller ; elles pèsent 45 kliog. le mètre carré.

Plusieurs personnes se sont occupées de la fabrication des tuiles plates et en ont donné des modèles de différentes formes et grandeurs, dont un des plus remarquables est celui que M. Jolibois exploite depuis plusieurs années dans la Lorraine, à Deyvillers, près d'Épinaî , à Lorrain, près de Mirecourt , et à Corny, près de Metz.

La pose des tuiles Jolibois est facile et n'exige pas des ouvriers trèsexpérimentés. Les fetibles surfaces de contaot n^entretiennent pas Thumidité, et par suite éfitent cette végétation mousseuse qui entraîne promptement la ruine des couvertures. La capillarité et le vent ne peuvent faire franchir à Teau et h la neige les fortes saillies qui entourent les tuiles. La couverture est d*unaspect agréable qui s'harmonise trèsbien avec les grands monuments.

On ne se douterait pas que le bâtiment de Deyvillers , qui provient d'une ancienne papeterie , ait Jamais eu d'autre destination que celle à laquelle il est utilisé, tant les machines et apparwk y sont disposés avac art, et le service so fait afeo ré^arité et ememble.

COMMLBft. 791

Tout Idlrarafl de la terre se fait dans un étage ^souterrain» au milieu duquel se.trouvent les fours, dont le massif s'élève au niveau du rez^decbaussée»

On fait détremper la terre pendant ^U heures dans une cave qui longe mtérSeurement le bâtiment de la fabrique ; puis on la fait passer entre des' cyliudres en fonte espacés dé 5 millimètres^ afin i[iu*aucune particule de terre n'échappe au complet ramollissement. Un ouvrier la reçoit alors et la met en boules que Ton fait passer deux et Jusqu'à trois fois entt'e de nouveaux cylindres espacés seulement de 1 millimètre , qui la réduisent en pâte fine et homogène. A cet état, on la tasse, en la triturant avec les pieds, dans une caisse rectangulaire en bois. La caisse étant remplie, en l'ouvrant, la terre bien piétinéeen conserve la forme, et des fils de fer placés sur le fond mobile de la caisse la divisent en quatre ou éit parties ^ que deux ouvriers refendent en plaques , à l'aide d*un fil de fër dont ils tiennent les extrémités. Les plaques se placent sur des moules en foute, et un coup de presse à vis leur donne la forme des tuiles* On les pose sur des planchettes en bois et on les porte aux étendôire , où on leur laisse prendre asse2 de consistance pour qu'on puisse les minier sans les déformer. A cet état, on enlève les bavures qu'ont lidsdées les presses; puis on les porte de nouveau auxétendoirs, mais en les plaçant dans une position verticale et au-dessus des fours , ôû la température plus éleyée termine la dessiccation.

Les étendoirs sont au premier étage et dans un grenier formant un deuxième étage.

M. Jolibois Cuit ses tuiles dans douze fours très-simples , dont on va comprendre facilement la disposition. Un massif de 2",60 environ de largeur en maçonnerie de briques, ayant pour coupe horizontale un rectangle terminé par deux demi-cercles, occupe le milieu de tout le système* Ce massif est entouré complètement par une voûte continue èû plein cintre de 1"',70 de portée, ayant pour pieds-droits d'un côté tout le pourtour du noyau , et de l'autre un mur de 1**,Ô0 d'épaisseur. Cette voûte annulaire est divisée en douze compartiments par des murs transversaux de O^jTO d'épaisseur espacés entre eux de S^j^O dans œuvre , et chacun de ces compartiments forme un four. 11 y a six fours placés lé long des parties droites du massif central et trois autour de chacune des parties arrondies.

Chaque four a sÂmi 3'°,/iO de longueur totale et i'^JO de largeur ; sa hauteur sous clef est de 2'",55.

Les murs séparatifs sont pereés chacun de quinze trous de 0*46 de côté , convenablement plaeés à trois étages différents et s^^vant à faire passer Us$ gu d'un four dans un autre. Des registres en fonte , se fioouvant borixontaleneat I sont manœuvres par des tiges qui traversent les murs extérieurs des fours et servent à régler ce passage. Deux petits

79^ CLNQUfftlU PARTIE.

regards faits dans les murs extérieurs, -près des murs séparatifs, gvldent dans la manœuvre des registres. , .

Sur le haut de chaque mur séparatif débouche un canal qui communique avec un conduit qui règne sur tout le massif et va jpindre la cheminée commune, qui est placée au milieu de ce massif. Ces canaux^ sont garnis de registres, afin qu'en les fermant et en ouvrant les ^ous des murs séparatifs, on puisse faire passer la flamme d'un même foyer dans deux, trois ou même quatre fours.

La cheminée est divisée en deux compartiments, dont Tun sert pour 169* fours en feu , et l'autre à laisser se dégager le calorique des fours cuits, quand le service de rétablissement ne le réclame pas.

Chaque four est divisé en deux parties. Tune formant la chambre de chauffe , ou foyer, et l'autre recevant la marchandise à cuire.

La chambre de chauffe a 0"',50 de longueur; elle règne sur toute )a largeur du four et en occupe toute la hauteur. On y arrive par une porte de 0",50 de largeuf et i",30 de hauteur faite dans le mur extérieur. Cette porte est murée en briques pendant la cuisson , sauf une ouverture de 0",30 à 0*,/iO de côté, fermée par une dalle, et servaot à » faire un petit feu dans le premier four mis en feu , et au besoin à retirer les cendres ou les braises pendant la cuisson normale. La voûte est percée de deux ouvertures de 0",25 de côté, au-dessus de chaque chambre de chauffe; c'est par ces ouvertures que Ton introduit le bois, qui brûle dans une posit,Jon verticale, et par suite mieux en regard de toute la masse à cuire et en contact avec le courant d'air. Le foyer est séparé de la marchandise par une murette en briquôs réfractaires , à joints de 0%02, afin de laisser passer librement la flamme, tout en préservant les tuiles du premier choc du foyer.

Le reste du four est rempli complètement. On ménage des carneaux de 0",iO de largeur sur 0«,30 de hauteur à la partie inférieure du four. Ces carneaux sont faits en briques, et recouvprts avec des dalles ayant 0",35 de longueur et espacés de 0",05. La marchandise est introduite dans le four par une ouverture de 0",/iO de côté, pratiquée dans la voûte» du côté opposé au foyer.

Deux regards placés au sommet de la voûte permettent de juger si toutes les parties du four sont également atteintes par le calorique.

Dans le cas où on brûlerait de la houille ou de la tourbe , on établirait une grille et un cendrier au bas de la chambre de chauffe.

La durée du feu est de 2/i heures pour le premier four mis en feu, dont ilx de petit feu et 10 de grand. Tous les autres fours qui ont profité de la chaleur perdue dans les fours précédents sont cuits en 12, 10 et 8 heures de feu , selon la qualité du bois et le soin qu'a mis le chauffeur à bien utiliser la chaleur perdue. La cuisson parfaite d'un four n'exige q^e Ix stères de bois ou 80 fagots , et on a encore assez de chaleur pour sécher la marchandise.

Une roue hydraulique fait marcher les cylindres et élève les tuiles dans les étendoirs. Les deux presses sont encore mues à bras d'homme.

Les deux presses marchant bien peuvent donner /iOOO tuiles par jour; mais comme on fait défourner par les ouvriers d'une presse , et que ce travail prend à peu près la moitié du temps , on ne moule par semaine que 16060 tuiles , dont iOOO sont rejetées avant d'arriver au four.

Le personnel delà fabrique est de cinquante personnes, tout compris, employés y ouvriers, femmes et enfants.

M. Jolibois est breveté pour les différents détails de sa fabrication.

Avant M, Jolibois, MM. Gîlardoni frères exploitaient déjà le même modèle à Altkirch et aujourd'hui il l'est dans différentes localités, et entre autres à Paris , par M. MvXler.

585. Ardoises. On en fait de trois modèles^ qui ne diffèrent que par leurs dimensions. Le grand modèle d' Angers a 0«,298 sur 0",217, le moyen modèle de Charlevllle a 0",271 sur 0",189, et le petit modèle (cartelettes d'Angers) 0",2i7 sur 0",162. L'épaisseur commune à toutes les ardoises est de O^fOOdS ; pour les cartelettes d'Angers, elle n'est que de 0"',0028. Le mille pèse 612 kilog. pour le grand modèle, /i85 kilog. pour le modèle moyen, et 284 kilog. pour le petit On enlève les angles de leur partie supérieure.

Les ardoises se recouvrent des 2/3 environ de leur longueur, le pureau n'est que de 1/3 ; ce grand recouvrement est dû à ce que la capillarité tend toiyours à faire monter Teau entre les ardoises. La pente des toits varie entre 33" et hh"* ; -avec une pente moindre, malgré le grand recouvrement, les voliges sur lesquelles on pose les ardoises sont sujettes à se mouiller, elles se pourrissent, les clous qui y fi^^ent les ardoises n'y adhèrent plus, et le vent peut enlever la couverture.

Les ardoises se posent sûr des planches en bois blanc , ordinairement en sapin, dç 0",011 d'épaisseur, non jointives, et disposées, autant que ^possible , de manière que toutes leurs faces supérieures soient dans un même plan. Il faut 46 ardoises du grand modèle, 59 du moyen ou 85 du p^tit pour couvrir un mètre carré de toit.

Gomme pour les autres couvertures, on commence à poser les ardoises par l'égout , que l'on forme en superposant sur la chanlate deux ou trois rangs d'ardoises, afin de donner assez de solidité à cette partie inférieure pour résister au vent Les ardoises qui forment l'égout se posent ordinairement sur plâtre, en leur laissant faire saillie de0",04 à 0">,05 sur la chanlate. Quand on a de bonnes tuiles , on les emploie à faire l'égout, que l'on met alors en saillie de O'jlo environ sur la chanlate.

A partir de l'égout , les arctoises se placent par rangs horizontaux comme pour les tuiles plates (582).

Pour percer et clouer les ardoises, et tailler leurs bords , l'ouvrier se sert d'un marteau qui porte une pointe d'un côté, une tète étroite di-

7M cmQmftn partie.

rigée saf fint la dlrectton du manohe de Tautre , et dont le manche est an trancbant en acfer sur une certaine longueur; Tônvrier se deft en outre d^une enclume , qui n*est autre chose qu^une lame d^acier tranchante , portant vers le milieu de sa longueur une pointe en retooi' d*équerrok II implante cette qneue dans les voliges , à côté de lui ; pais appliquant Tardolse sur Tenclume, en laissant dépasser ce qu'il vmit couper, il trace, arec la pointe de son marteau qu'il ùtlt glisser le long de Tenclume, une ligne apparente sur Tardolse ; il retourne son ardoise, et fkiaant correspondre la ligne qu'il vient de tracer au tranchant de l'enclume, à l'aide du manche de son marteau qu'il applique oUtiquettent le long d^ l'enclume » il ft*appe à petits côups sur l'ardoise peur en détacher la partie qui dépasse la ligne tracée» Pour percer t'ardotoe, il applique le point roisin du trou sur l'enclume, et d^un petit coup frappé avec la pointe de son marteau » il fait le trou. La tète du marteau lui sert à clouer les voliges et les ardoises. Les clous employés pour flKêr les ardoises sont de 57e au kilogramme.

Dans les noues et sur les arêtiers, on fait usage de feuilles de métal , qui pénètrent sous les ardoises voisines dans le premier cas , et qui sont placées dessus dans le second.

Quand on calcule le prix d'une couverture, il faut évaluer sa surfkce exacte, et ajouter i/5 environ en sus pour les sujétions d'égouts, de faites, etc.; à Angers, on exploite encore des ardoises dîtes anglaisée, qui ont de 1res -grandes dimensions t

If* *. Longueur, 0«,S4 urgeur, e*,S<5 l*5ré«u, (y»,18 K* S. M(. 0«,60 M. 0»,3S <tf« e<%S6

K« â. id, 0-,60 id. 0«,34 td, 0»,â4

i>84. Les bardeaux sont des tuiles en bois do chêne» et quelquefois de sapin; ils ont 0^406 de longueur, 0^135 de largeur ef O^Oii d'épaisseur; il en faut 55 pour couvrir un mètre carré de toit On les dispose comme les ardoises. L'inclinaison du toit doit être de Ziô*" au moins, afin que Teau n'y séjourne pas.

mtf. Phtnb. Les tabies de plomb employées à la couverture ont d%00 de longueur sur i'»,9ô de largeur^ et 0^00338 à 0'"tOOÂ6 d épaisaeur. Le mètre carré de couverture en plomb de 0*,00d38 t>è8e environ à9 kilog^ , et 63 kilog. pour celui deO-,0045 (/i5).

Le recouvrement des feuilles, dans le sens de la longueur, varie de 0")06l à 0M6S; latéralement, les feuilles se relient entra elles ea las repliant de manière à former un ourlet On les pose sur voliges ( poar cela , on commence par placer les chéneaux qui doivent régner au bas du comble, on rabat lé dossier de ces chéneaux sur les voliges, at dessus on fixe, par des crochets espaeés de 0",60 les uns des' antres, le bas des tables ; on déroule les planches en montant , et on les ûxe âtec

de forts clous traversaat jusqa^à une certaine profondeur dans les chevrons.

1586. Cuivre. Les feuilles de cuivre ordinairement employées ont l",Zi07 sur 1"',137, et O^.OOOBS ou 0*,00075 d'épaiaaeurj le poids du mètre carré est de 6\li avec les premières feuilles et de 7\6ft aveo lei sei^ondes. Vè poids exprimé en livres donne le numéro des feuilles ; ainsi les dernières feuilles étant du n* !25, elles pèsent 25 livres ou i2*,2i5 l'épaisseur est de h points ou 0",0ÔÔ75. Le recouvrement de» feuilles est de 0*^,12. Les joints se font comme pour les feuilles de Bine (588).

SB7. Tôle de fer. En Russie et en Suède, on emploie la tôle; les feuilles ont 0"', 70 sur 0*,60 et une épaisseur de 0*^,90035; elles pèsent d\08, ce qui fait 8S80 par mètre carré.

Depuis le zingage de la tôle, on a Mt quelques applications en France d'ardoises en tôle ayant subi cette opération.

Deux pavillons adjacents à la grille de l'Observatoire de Paris sont couverts en ardoises de fonte de fer.

588. Bine. Les assemblages doivent permettre une dilatation facile dans tous les sens. Par le haut, les feuilles se fixent sur les vc^iges & l'aide de clous en zinc; le fer doit être proscrit, parce qu'il accélère l'oxydation. Par le bas, la feuille recouvre les clous qui fixent la feuille inférieure, à laquelle elle s'agrafe par des crochets que l'on a soudés soûle sa face inférieure, comme IMndique la figure 16, planche ttl^ Les crochets peuvent être simplement fixés par les clous de la feuille inférieure, ce qui dispeûSê de lêS souder (ftg. 17).

Latéralement, les feuilles s'agrafent entre elles, soit par un simple ourlet, comme Tindique la fig% 18» soit en redressant leurs bords que l'on applique contre un liteau en bois et en reoouvraiit le tout d'un éhap^au eûËîîic (llg. 19), ott «ttcore en faisant une double agrafe recoliverte d'uû chapeau, sans litéati (fig. 2t)).

Depuis quelques années, on a fait usage d*ardoises en zinc qui ont 0",35 à 6^ M sur O'^.SÔ à O^Sô de largeur; elles ont la forme des tuiles pannes (fig. 15) ; elles se douent ^ar le haut sur les voliges, et s'agrafent par le bas aux ardoises inférieures à l'aide de deux «rooh«to^ comme t'indiqiie Im ^re le^

ClNUVliUUt PAaTW.

Tarif du zinc laminé de la FieilU^Moniagne.

DIMBRSIO!!

BT POIDS DBS miLLBS {\ ). S

Larcrar, v^m.

Larfoir, o^.M.

Urgevr, e».M.

fêlIllM.

LoBfuear,9"> 00.

LoaffQMr.fH.oo.

U>Bg1Mlir.t">.0t.

8«rf«M, l'".00.

Sirtaoo, fn.M.

Sorface, l".60.

(4) On «dmel une tolérance de 95 décagrammes en rooios dans le poids de chaque feuille.

Emploi des divers nmnéros de zinc,

Noi \ i 9. Les feuilles en numéros Irés-faibles , du n« 4 au n* 9, s'emploient pour la perforation, pour les cribles, stores et tamis en zinc, et pour le satinage des papiers. Leur prii et leur fabrication sont eiceptionnels*

lis s'emploient encore pour la fabrication de petits objets en zinc, tels que miroirs, porte- moucheiies, éieignoirs, tabletteries, et tous autres objets l^rs désigna sous le nom d'articles de Paris.

NO* 40 et 44. Ces numéros sont très-employés dans la fabrication des lampes , des lanternes et pour tout ce qui concerne la ferblanterie en général.

Ces numéros s'estampent encore très-facilement en ornements diyers pour girouettes , clochetons , etc.

lis s'appliquent aussi le long des murs pour préseryer les appartements de rbumidité , et dans les cabinets comme rerètements.

R<^ 49 et 43. Le n^ 49 sert i la fabrication des objets de ménage, tels que seaux, brocs, arrosoirs, bains de pieds, etc.

Arec ces numéros se font aussi les descentes d'a»u pour les petitM constructions , les couTertores de hangars ou ateliers provisoires , des recouyrcments de saillies, cornirhes, etc.

N* 44. Le n*> 4 4 est spécial aux toitures; c'est celui qui doit être employé le plus généralement. Avec ce numéro, une couverture bien faite doit donner des résultats toujours satisfaisants, et durer au moins trente ans sans réparations.

Des numéros au-dessous ne pourraient faire un terviee convenable.

COMBLES. 7d7

KO* 45 et 46. Ce» numéros, en grande dimension, sont employés poar eouyertures de monuments, chéneaiix, caisses d'eau, bains de siège et fonds de baignoires.

En petites dimensions , ils servent pour doublage de navires aux endroits qui supportent le moins de fatigue.

K" 47. En grande dimension, ce numéro s'emploie pour les parois de baignoires, et en petite dimension, pour doublage i Tavant des navires, oiile frottement de la lame exige du doublage une grande résistance.

NO* 48 A 36. On emploie ces épaisseurs pour les pompes, la garniture intérieure des cuves à papeteries , des réservoirs et cristallisoirs divers , en usage dans les raffineries , etc.; ils offrent une résistance telle qu'une caisse ainsi doublée doit durer cinquaute ou soixante ans.

Routes. Fonts. Cauittz.

389. Diisision des routes. On appelle rouie^ la partie (jlu sol préparée pour faciliter les communications par terre entre les divers points important3 d'un pays. Lorsqu'elle a une faible étendue, et que les points qu'elle relie sont peTL importants, elle prend le nom de chemin.

Les routes se divisent en routes impériales , qui sont construites et entretenues par l'État, et en routes départementales, qui sont établies et entretenues avec les fonds votés par les conseils généraux des dé« partements.

Une route impériale est dite de première classe lorsqu'elle unit Paris & un État voisin ou à un port militaire; de deiixième classe^ quand elle va de Paris à une des principales villes de France, et de troisième classe^ si elle établit une communication transversale s'étendant sur plusieurs départQi^ents* Quelquefois les départements contribuant à l'établissement de ces dernières.

Une route est dîte départementale lorsqu'elle unit les villes d'un lOême diéiMurt«cûent ou de deux départements voisin&

I^ Ql^ëmios vicinaux sont des ramifications qui établissent les ooiamunlcatioas entre les routes et les différents villages quelles ne trsrvereeat pas. U y a encore les chemins ruraux, ou de culture, établis dans chaque commune pour faciliter le transport des engrais et ()es rôt* ooltes. Tous ces chemins sont entretenus par les communes latéaressées.

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