S.OO
Le premier des béliers de ce tableau est celui que Montgolfler avait établi dans son habitation à Paris;
Le 4euiiènie est celui de Mello , elle plus haut ;
Le tFoisiéne aété éuUi i Lyoo par M. Pay-Saihooay, ancito maire de Lyon; la Iodgueur du tuyau d'ascension est de 227 métrés ;
Le quatrième est construit ft la blanchisserie de M. Turquet, prés de Senlls;
Le cinquième se trouve près de Clermonl-Oise , dans la sous-préfeeture de H. Larochefoucault ; la longueur du tuyan d'aieeotioii est de 430 mètret*
i9a Fanages. Les pompes sont dites à «tmp/a effeU lorsqu'dles n'élèvent Teau que pendant la montée ou pendant la descente du piston (fig. 39 et /iO) , et à éouhle effets lorsque Teau est élevée pendant la montée et pendant la descente du piston.
Lorsque le piston s'élève au-dessus du niveau de Teau dans le puisard, on dit que la pompe est aspirante.
Une pompe élévatoire est celle qui élève Teau pendant la montée du piston (fig. 39), et une pompe foulante est celle qui l'élève pendant la descente du piston (fig. 40). Une pompe à 'double efiet est à la iom/oulanid et éléwitoire»
Une pompe peut être aspirante et élèvatoire , ou aspiratUe et foulante, ou encore aspirante, fouîan{e et élèvatoire ,- I'ud de ces cas se réalise toutes les fois que le piston s'élève h, un niveau supérieur i> celui de l'eau dans le puisard, ce qui a lieu gé- Bératement.
Le piston n'est quelquefois qu'un simple morceau do bols de charme , qu'il convient de faire bonillir dans l'hnile ; mais pour les pompes de quelque iniportance, il est en fonte ou en bronze. La garniture est en cuir, et elle forme sur les faces du piston un godet à contour Seiible que l'eku comprimée applique contre les parois du corps de pompe, ce qui donne une garniture autoclave.
Souvent, comme dans la flg. fil, le pistou est nn cylindre métallique plein ou creux, d'une longueur un pou supérieure à sa course, et d'un diamètre de O'.Ol à 0",02 plus petit que celui du corps- de pompe Ce piston, appelé plunger par les Anglais, plonge dans le corps de pompe et prend la place de l'eau qui s'y trouve, en l'obligeant de s'élever dans le tu^au d'ascension; en se retirant, il laisse un vide qui produit l'aspiration. La garniture de ce piston est flxe et sert de siufftng-box. Une pompe & simple elTet exige l'emploi de deux soupapes : l'une , dite soupape d aspiration, placée sur le tuyau d'aspiration, le plus près possible du point inférieur de la course du pistou; l'autre, appelée soupape de retenue, placée sur le tuyau d'ascension. L'une de ces soupapes peut être placée sur le piston (Ag. 39), qui est alors percé d'un ori&ce convenable pour le passage de l'eau ; la soupape fixe prend le nom de soupape dormante. Une pompe à double effet est garnie .de quatre soupapes dormantes ; le piston n'en porte pas.
Afin de pouvoir vërl&er facilement l'état des soupapes et en rendre rapides les réparations , ii convient de renfler les tuyaux aux points où elles se trouvent [Rg. ai) ; ces renflements , que l'on nomme chapelles, portent une grande ouverture que l'on ferme par une plaque de fonte boulonnée.
La figure âl représente k l'échelle de 1/20 la coupo par l'axe d'une pompe 4 piston plongeur,
A corps de pompe;
B pisloo , ta fond duqud eti bouloDote une orslils à laquelle s'ariicule la
lige de la pompe. En fliaal la lige au bas du plsloo, on diminue son obliqulli, et par tuile le trattemeai du piiloa daua ion iluetBog-boi ;
MACHins A ÊLBVEl L'BAt.
fie.fe' llfMirsprèmlutiMpiHilloBidv Vu* de 11 tlfs dam m {riui grandi terlij
a éloupef du iIuBlag-boi ;
o eou»iiici eo bronte reicuai In
FF' cbipelkt;'
r. tufiu d'»plr>iion;
Si le piston faisait ua vide parfait, l'eau s'élèverait dans la cth lonne d'aspiration & une tiautenr de 10' ,33 au-dessus du niveau du puisard , hauteur faif ant équilibre à la pression atmosphérique au point où se trouvela pompe; mais dans la pratique, quand le piston est au bas de sa course, la pression de l'air qui. occupe l'espace compris entre le piston et la sonpape d'aspiration étant, en négligeant le poids de la soupape, égale h la pression atmosphérique, quand le piston est en liant de sa course, la pression de cet air de-
h preislon atmosphérique ;
g apace nviiiMe ou volume de l'ilr lortque le plilou «il au bit d« H COom ;
Q volume eDgendréplr le pistOD daoa une lei^ ;
Q + q Tolunie occupé par l'air loctque le pislon cet en haut de ti courte.
Pour'qa'aprës un plus ou moins grand nombre de coups de piston , la pompe puisse s'amorcer, c'est-à-dire pour que l'eau puisse entrer dans le corps de pompe , il faut donc que l'on ait au maximum , en désignant par X la hauteur de la soupape d'aspiration au-dessus du puisard , et en négligeant le poids de cette soupape ,
x=A — ft
Il ne faut pas seulement c
^,='('-Qi-,)-
e l'eau puisse pénétrer dans la partie infé-
222 PllBMitaB PARTIS.
rieure.du corps de pompe, mais aussi qu'elle puisse atteindre le point le plus élevé de la course du piston , lequel , en négligeant le poids des soupapes et la force élastique de Pair et de la vapeur que dégage Teau soumise à une faible pression, peut se trouver à une hauteur A = lO'^.dd au-dessus du niveau du puisard. Dans la pratique, il est rare que Teau puisse s'élever à 9 mètres de hauteur; il convient de considérer 8 mètres à 8",50 comme hauteur moyenne d'élévation maximum. La hauteur de la colonne d'aspiration ne se prend guère que de 5 , 6 ou 7 mètres. La vitesse avec laquelle Peau peut entrer dans le corps de pompe , lorsque le piston occupe un point quelconque de sa course, est, en négligeant le poids des soupapes, leur frottement et celui de Peau coiitre le tuyau d'a^pfcration.
' * V e= ^2g {h — h'). ^ ia)
V viteMO de Peau dans la soupape d'aspiration ;
h pression atmosphérique, exprimée en eau que l'on élève; v
h* hauteur du point où se tronre le piston au-dessus dû nireau du pàisarâ. Cela fuppose que l'eau ne dégage ni air ni vapeur, et qu'elle attei^i^ leipistonf s'il n'en était pas ainsi , h' serait égale & U hauteur du niveau de l'eau dans le corps de pompe, au-dessus du puisard, augmentée de la pression de l'air et de la vapeur qui séparent l'eau du piston. , '^-^'
Pour que le piston fonctionne sans choc, il suffit que l'eau arrive en même temps que lui au point supérieur de sa course. Supposant la vitesse du piston unifoiine, il suffira donc que Ton ait
sv
ksv=zS\9 d'où * = T^* *
k coefficient de la dépense (139);
8 section de la soupape d'aspiration ; T
V vitesse de l'eau dans cette soupape , quand son niveau arrive au point supérieur
de la course du piston ; v a alors sa plus petite valeur (a) ; S section du piston ; v vitesse du piston.
Si le piston est mû par une manivelle ou par un excentrique , sa vitesse n'est pas uniformjB ; dans ce cas , pour s'assurer que le corps de pompe sera plein quand le piston arrivera en haut de m course, on déterminera d'abord par tâtonnement le point où l'eau peut commencer à ne plus suivre le piston ; pour ce point on aura
ksv = SV,
t; et V ayant les valeurs qui correspondent à ce point, v se détermine par la formule (a) , et V est donnée , d'une manière approchée, à l'aide d'une épure représentant le mouvement du piston par rapport à celui du bouton de la manivelle. Pendant que la manivelle termine le reste de sa course, il faut que le volume d'eau qui s'introduit dans le corps de pompe soit égal au volume engendré par le piston pour arriver à la fin de sa course.
hachuhs a ÉLtm l'eau. 323
Ce volume est (n* i6S , formule («))
Q' Tolume d'eau qui s'introduit dani k corps de pompe pendut le reite ie li marche du pistoD ;
T temps que met le piston A terminer sa course ;
A] diflérenoe de ebarge sur les deui faces de la soupape d'aspiration , an commencement du temps T ; elle est égale à A diminuée de la hauteur du point od l'eau commence à ne plus suiTre le piston, au-dessus du puisard.
Au n* 458, la section s de la soupape représente la seciion de roriflce d'écoulement, et la section S du corps de pompe, la section A du bassin qui se remplit. .
Pour que le piston ne choque pas Peau quand il change fie direction, on doit donc avoir, au minimum,