Rupture
Cbarce
par millimètre
carré.
kil.
Mb M FER.
AUong^meftt par mètM courant.
Ver doux recait.
miliim.
Rupture.
Fer dar non reonlt.
mtlllm.
Rupture.
.\tm>
Ce tableau montre que jusqu'à une certaine limite, qu'on peut considérer comme la limite d'élasticité» l'allongement reste à peu près pro portîonnel à la charge» mais qu'au delà l'allongement augmente dans un rapport beaucoup plus grand que la charge. Il fait voir aussi quelle influence a le recuit sur la limite d'élasticité et la résistance à la rupture.
2** Des expériences faites avec beaucoup de soin par M. Eaton Hodgkinson, sur des barres de fer de première qualité et de 0",01313 de diamètre, assemblées bout à bout par des manchons , de manière à former un ensemble de lô mètres ûe longueur, il résulte :
\^ Que sous les charges inférieures à celle qui correspond i la limite d'élasticité il ^ a un allongement permanent;
2<^ Que, jusqu'à la charge de 44^^,997 par millimètre carré, les allongements totaux croissent à peu près proportionnellement aux charges ^ et qu'il en est de même des allongements permanents, mais sans que ces derniers s'élèvent au plus à la yaleur,
RÉSI8TÀNCB DB8 VATtRIÀtX. 259
négligeable dans U pratfqae , d'un eeniième de millimètre par mètre, loua la charge
deUk,997;
30 Au delà de la charge de 44)^,997, et surtout à partir de celle de 48^,74 par millimètre carré, les allongements , et surtout les allongements permanents, croissent très-rapidement et dans un rapport plus grand que les charges ;
4* U yaleur mojeoM du module d'èlasUdtè B a été de 49 359,4S8 500.
3** M. E. Hodgkinson a aussi fait des expériences sur des fontes de quatre localités anglaises. Les barres avaient 6/i5 millimètres carrés de section et 3'°,05 de longueur, assemblées bout à bout pour obtenir des longueurs de i5™,25. De ces expériences il résulte i
4^' Que, Jusqu'à la charge d'euTiron 6 kil. par mUlimètre carré, charge biea aap^ rieure à celle que l'on atteint dans la pratique, les alloogemeoU totaux et les àOongr menti élastiques ( différences entre les allongements totaux el les allongements {termanenis) sont sensiblement proportionnels aux charges, mais cependant avec un peu plus d'écart que pour le fer ;
S<> Bntre la charge de 0^,74 par millimètre carré de section el celle 5^,92 oorretpoB-
dant à un aUongement de 0",000745 par mètre ou de -, — , U nleur moTcnne du
module d'élasticité est £=9096,070000, râleur qui diffère de 4y43en?iron delà plus
forte et de la plus faible.
U" Des expériences faites par M. E. Hodgkinson ont fait connaître que la résistance de la fonte à la rupture est la même, que les hauts fourneaux soient soufflés à l'air chaud ou à Fair froid* Cette résistance a été en moyenne de 11S23Â par millimètre carré de section, fin i81&, MM. Minard et Desormes avaient trouvé ii%d26.
ô*" La difficulté d'obtenir des pièces épaisses de fonte bien pleines et bien saines à Tintérieur fait que dans les presses hydrauliques puissantes Ja fonte travaille parfois sous des charges très-rapprochées de celle de rupture (197). '
6** M. Edvirin Clark rapporte que des expériences faites sur des tOles pour chaudières ont donné en moyenne une résistance à la rupture par traction de 30^,89 par millimècre carré de section. Les épaisseurs de tôle ont varié de 0™,0127 à 0»,0i76, et, quoique de provenances diverses , les résistances n'ont pas varié sensiblement
T Des expériences faites pour déterminer l'influence du sens dli laminage sur la résistance de la tôle ont donné en moyenne 31^,^8 et 28'',48, suivant que la tôle est tirée parallèlement ou normalement au sens du laminage.
D'autres expériences faites dans le même but par M. Fairbalrn, ingénieur de Manchester, ont donné Sti^US et 35S25 pour ces résistances moyennes ; c'est sensiblement la même valeur.
8" Les rivets qui réunissent les plaques de tôle , les boulons d'assemblage des chaînes plates , ceux des poulies, des moufles, etc., résistent à un eflbrt transversal ou de cisaillement.
Suivant que les boulons ou rivets réunissent 2, 3, /U.« n plaques.
260 PRBMIËRE PARTIE.
comme dans les moufles par exemple, il y a respectivement 1,2,3.. .n— i points de cisaillement, et l'expérience prouve que la résistance est proportionnelle à ces nonlbres de points, et que cette résistance est sensiblement la même que si chaque section cisaillée résistait à un effort de traction longitudinal.^ En effet , des expériences ont donné une résistance moyenne au cisaillement de 36^,69 par millimètre carré, et la résistance du fer à Textensioù a été trouvée de 36 à /lO kilog.
Des expériences faites par M. Fairbaim ont donné, selon que deux feuilles de tôle sont réunies par un simple rang de rivets ou par deux rangs dont les rivets de Tun se croisent avec ceux de Tautre, une résistance moyenne à la rupture de 29'^,67 et 38*^,33 par millimètre carré de la section de la tôle faite par les axes des trous ; cette dernière résis* tance est très-sensiblement celle de la tôle.
Quelques expériences citées par M. E. Glark tendent à faire estimer à 5000 ou 6000 kilog. le frottement produit par un seul rivet bien fait, remplissant bien son trou, et de 21 à 22 millimètres de diamètre; ce qui Ta conduit à conclure que les solides formés par des tôles ainsi assemblées résistaient comme sMls étaient d'une seule pièce. Cette estimation paraît un peu exagérée ; mais elle peut être admise dans la pratique, vu la faible charge que Ton fait supporter à la tôle, sauf à diminuer un peu le coefficient de résistance de la tôle.
MM. Gouin et C*«ont fait tourner des broches en fer corroyé, dit extramartelé de Grenelle , et avec ils ont réuni deux tiges en acier trempé, dont Tune embrassait Toeil de Tautre par une fourchette bien assemblée; ces tringles , soumises à des efforts de traction, ont donné les résultats suivants :
Diamètres des broches ea millimètres. . . 8 40 49 46
Résistance moyenne des broches par milUm. 32^,70 341^,55 34^^48 341^,83
Le même fer que les broches, tiré longitudinalement, ne s*est rompu que sous une charge de UO kilog. par centimètre carré.
En rivant à chaud les broches qui ont donné 31^,83, le même appareil a fourni 32^^,55 pour cette résistance. La faible différence de ces nombres ne serait-elle pas due à ce que les deux branches de la fourchette ne se rapprochaient pas facilement et étaient dans un certain état de poli?
217. Des vis à bois de 0'',050 de longueur, de 0",0056 de diamètre en dehors des filets, et de 0'*,0028 au noyau, engagées par 12 filets dans des planches de 0'',027 d'épaisseur, peuvent être chargées en toute sécurité de 35 kilog. pour le sapin , de 68 kilog. pour le chêne , de 71 kilog. pour le frêne sec, et de 59 kilog. pour Terme.