AIR INTRODUIT
par kilogramme de rapenr. |
par l'eau. ||
du
de
condenseur.
la vapeur.
Eau à 10«.
Eau à 25-.
Eauà lO».
Eau i 25».
kil.
lit.
lit.
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lit.
oo
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Il est évident que les volumes d'eau de ce tableau sont des minimums auxquels on ^st loin d'atteindre dans la pratique. Pour les machines à basse pression de Watt, et en général pour les anciennes machines sans détente, le plus souvent sans enveloppe, la pompe de puits élevait 1000 litres d'eau par force de cheval et par heure. Quand la machine marchait bien, 1/5 de cette eau restait disponible. Aujourd'hui, avec de Teau a 10-, comme celle de source, et des machines à détente, à enveloppe et parfaitement construites, la consommation d'eau peut descendre à 200 litres. Avec de l'eau à 25", des machines moins parfaites et à faible détente, celte consommation peut s'élever à 500 et même à 600 litres. Dans les conditions les plus habituelles, Tusage admet 350 litres pour les machines k détente.
L'eau naturelle contient toujours en dissolution environ 1/20 de son volume d'air. Cet air se dégage dans le condenseur, et produit une pression qui est en raison inverse de la capacité du condenseur et qui s'ajoute à la force élastique de la vapeur. Ainsi en condensant à 40**, ce qui correspond à une tension de vapeur de 0*,074 65 par centimètre
carré, les 40S7 d'eau à 25* employés contiennent -—- = 2^035 d'air à la pression atmosphérique de 1*,03329 par centimètre carré. Pour que cet
air prenoe dans le condenseur une pression égale à celle de 0\07465
de k vapeur, elle doit y occuper, en négligeant Tefifet de la dilatation,
1 033 29 un volume de 2,035 ~—-r— = 28*,2. Dans ces hypothèses, la capacité
de condenseur par kilog. de vapeur est de 1 + 40,7 + 28,2 = 69\9, dont 1 litre pour Teau de condensation de la vapeur, 40*,7 pour Teau qui a seni à la condensation et 28^2 pour Tair. Dans ces mêmes hypothèses, la pression dans le condenseur est de 0^,07465 + 0\074 65= 0\1 49 30 par centimètre carré. Si Tespace réservé à Fair était 28S2 x 2, la pression
dans le condenseur deviendrait 0*,074 65 H *—t , et Ton voit que
cette pression est d'autant plus petite que la capacité du condenseur est plus grande. Il ne faut cependant pas exagérer les dimensions du condenseur dans le but de diminuer davantage la contre-pression de la vapeur (449), parce que le travail de la pompe a air pour enlever l'air du condenseur augmente avec les volumes; de plus, les rentrées de l'air extérieur sont plus difficiles k éviter, il convient de se maintenir dans une limite reconnue bonne dans la pratique.
Dans ses machines à basse pression, la pompe à air étant à simple effet et sa course moitié de celle du piston k vapeur. Watt faisait le diamètre de cette pompe égal aux 2/3 de celui du cylindre à vapeur; d'où il résulte que le rapport entre le volume de la pompe à air et celui du cylindre à vapeur était 2/9. Le volume du condenseur était égal à celui de la pompe à air.
Les machines de Watt étaient sans détente, et la pression absolue dans la chaudière ne dépassait pas i atm. 4/4 k 1 atm. i/3. Aujourd'hui les machines à condensation se font à détente et à haute pression ; mais les proportions de Watt pour le condenseur et la pompe à air sont conservées. Ainsi, dans les machines k un cylindre, selon que la pompe k air esta simple ou k double effet, le volume engendré par son piston est le i/4 ou le 1 /8 de celui engendré par le piston à vapeur, et la capacité du condenseur est encore égale k celle de la pompe à air.
Pour les machines k deux cylindres, les proportions précédentes de la pompe à air et du condenseur se prennent par rapport au grand cylindre.
Quand la puissance d'une machine est susceptible de varier, il convient d'augmenter un peu les proportions de la pompe k air et du condenseur. Pour les machines à faible détente, les rapports 1/4 et 1/8 s'élèvent jusque vers 4/3 et 1/6.
La pression dans le condenseur et par suite derrière le piston, le volume d'eau et d'air k extraire du condenseur, et la profondeur de la quelle on est obligé d'élever l'eau froide, guident dans le choix de la température k laquelle il convient de condenser. Pour des profondeurs de puits qui ne dépassent pas 8 ii 10 mètres, il convient de condenser k 35 ou 40** ; pour des puits plus profonds, on condense à 44 et même 50% et l'on ne doit plus condenser dès que la profondeur du puits atteint 30 ou 40 mètres.
Lorsqu'on a de l'eau à 10 ou 11", il convient de condenser à 30 ou 32% pour les puits peu profonds. La température de condensation augmente avec celle de Teau froide et la profondeur du puits.
La profondeur de puits à laquelle on peut se passer de pompe élévatoire est au maximum de 5 a 6 mètres; au delà de cette limite, malgré le grand diamètre qu'il convient toujours de donner au tuyau d'aspiration, l'eau n'arrive plus dans le condenseur avec la vitesse nécessaire de 10 à 12 mètres par seconde.
On estime que le travail aîbsorbé par la pompe a air varie de 3 à 10 pour 100 du travail transmis par la machine. Ces chiffres comprennent même le travail de la pompe à eau froide jusqu'à une profondeur de 10 mètres.
S08. Vitesse des pompes à car* Les pompes à air peuvent marcher beaucoup plus vite que les pompes à eau (230). Quand la machine ne fait que 50 à 60 ou 65 tours à la minute, la pompe à air fonctionne bien à la même vitesse, et elle donne encore des résultats satisfaisants jusqu'au delà de 100 tours, pourvu que sa vitesse moyenne ne dépasse pas l'",20 à 1",40 par seconde; ce qui porte la course de la pompe à O^jSO ou 0",40. On a même quelquefois porté la vitesse de la pompe à air à i™,60. Pour des machines puissantes on est allé à 130 ou 140 tours en
faisant les clapets ab en caoutchouc. Une plaque cd limite la levée du clapet Cette plaque et le siège ef sont percés en forme de grille pour que le clapet n'y adhère pas et ne se déforme pas. Ce clapet, formé d'un corps ductile, est très-mobile, il se ferme graduellement en évitant les chocs, et il peut durer une année si le caoutchouc est de bonne qualité. Il convient de faire la plaque cd et le siège ef en* fonte, qui résiste mieux que le bronze ou le cuivre au contact du caoutchouc vulcanisé.
Dans les machines de bateaux, la vitesse des pompes à air a atteint g^jSO à 3 mètres et plus ; mais alors l'eau ne suivait plus le pistoa, il en résultait des chocs, et la marche était mauvaise. Comme pour les bateaux à hélice il est nécessaire de marcher à grande vitesse, on a cherché une pompe à air atteignant ce but, et l'on est arrivé à la disposition représentée par la ^^r. 161.
C condenseur, dans lequel la vapeur arrive par V et l'eau par les deux tubes d'injection TTC L*un T de ces tuyaux amène l'eau de mer, et l'autre T', appelé tuyau d'injection supplémentaire, dite de cale, sert, en cas de forte voie d'eau, k utiliser le vide du condenseur pour extraire l'eau de la cale.
AA premier compartiment dans lequel s'accumule l'eau du condenseur.
BB' deuxième compartiment formant la pompe à air, qui est à double effet. Ce conipartiment est divisé en deux parties égales par une cloison verticale mn,
P piston plongeur se mouvant k frottement doux dans une ouverture circulaire que porte la cloison mn. Ce piston est en laiton, et on le fait creux pour en diminuer le poids.
DD troisième compartiment servant de bâche à l'eau chaude foulée par la pompe ^ air. Dans cette eau plonge le tuyau de trop-plein 0, de manière à laisser k 1* partie supérieure de la bâche un réservoir d'air, lequel, en faisant ressort sur le liquide, lui donne un écoulement continu, k peu près régulier et sans secousses.
MACHINES A TAPEITR A CONDENSATION.
Fig. 161.
ab, (fb'ipsîois inférieure et supérieure du corps de la pompe k air. Ces parois sont plmes et seryent de sièges à une série de clapets s'ouvrant tous de bas en haut. Chaque clapet est formé d'une rondelle en caoutchouc Yulcanisé guidée en son milieu par une tige métallique. Une rondelle qui termine supérieurement cette tige limite la course du clapet. Quatre petites ouvertures disposées circulairement* autour de la tige de chaque clapet donnent éoeulcmeiit % Teau quand les dapets sont souJevés.
U piston P se mouvant dans le sens de la flèche» les clapets de an sont fermés, et ceux de a'm sont ouverts et laissent entrer dans la bâche DD Teau de B' que dépiace le piston ; en même temps, les clapets de b'm sont fermés, tandis que ceux de bn sont ouverts et laissent pénétrer Teaa de AA en B pour remplir le vide qae le piston laisse derrière lui. Dans les machines à trois cylindres construites au Greusot pour le navire cuirassé V Océan, la plaque ab porte 30 clapets et celle a'b' 48. Il y a évidemment moitié de ces clapets de chaque côté de mn.
K Soupape ou reniflard s'ouvrant de dedans en dehors, et servant à purger préalablement l'appareil d'air lors de la mise en marche.
An lieu d'une série de petits clapets circulaires, qui sont trèB-rapprochés et par suite peuvent se gêner dans leur fonctionnem ent, il parait ayantageux d'employer, comme le fait M. Maseline, des orifices rectangulaires longs et parallèles, sur lesquels on applique de longues bandes de caoutchouc pliées en charnières et fonctionnant à la manière des clapets rectangulaires ordinaires, comme dans Ihfig, 160.
Avec le système de piston plongeur fonctionnant dans u ne large capacité terminée haut et bas par de larges boîtes à clapets, on peut marcher aux plus grandes vitesses dont on puisse avoir besoin. Toujours on a un bon vide, qui n'est plus limité par la vitesse comme avec les pistons pleins ordinaires fonctionnant à frottement le long des parois û'un corps de pompe. Ge système est adopté dans toutes les machines marines récentes.
509. Dispo.fitioîis spéciales de condenseurs. A chaque co^ip du piâton <le la pompe à air, la vapeur arrivant en une bouffée au/coodenseur où elle se condense à peu près instantanément, tandis que Teau est injectée d'une manière continue, il en résulte que l'eau qui amive dans l'intervalle des bouffées est mal utilisée. Par suite il y a perte de travail
93t( TROISIÈME PARTIE.
occasionnée par cette eau, qu'il faut élever, puis extraire du condenseur ainsi que l'air qu'elle y dégage.
On remédie en partie à cet inconvénient, en refroidissant avec cette eau un corps étranger destiné à refroidir ''' la vapeur jju coup suivant. A cet effet
ifig. 162), vers le bas et dans l'axe du condenseur, qui est cylindrique, on dis- ^ pose une bonde ou soupape conique
pour régler l'entrée de l'eau et la projeter de bas en haut contre les parois intérieures du condenseur. Ces parois portent des dentelures ou parties rentrantes iiugmentant la surface refroidissante (i06). II parait qu'on peut économiser ninsi de 30 k 2S p. 100. d'eau.
V est le tuyau d'arrivée de la vapeur, cl T est le tuyau de communication du
condenseur avec la pompe k air placée
il côté.
11 peut arriver qu'on ait une quantité suffisante d'eau pouvant servir à la condensation, et seulement une faible quantité d'eau bonne pour l'alimentation (374). Alors, dans le tuyau d'arrivée de la vapeur on dispose un petit injecleur t pour l'eau bonne à l'alimentation.
Cette eau et celle qui provient de la condensation d'une partie de la vapeur se recueillent dans un pelit réservoir R, d'où elles se rendent k la pompe d'alimentation par le tuyau A. Le reste de la vapeur vient au condenseur proprement dit C, d'où l'eau est extraite par la pompe à air. La température de l'eau du résenoir R est de 15 à 20° plus élevée que celle de l'eau du condenseur C.
810. Condenseur *ec ou d surface. L'eau de mer contenant une grande quantité de sels qui forment rapidement, surtout à mesure que la température augmente, des dépôts sur les parois de la chaudière, il en résulte d'abord qu'on ne peut marcher qu'à de faibles pressions pour éviter les hautes températures, et qu'ensuite on est obligé de remplacer, périodiquement ou d'une manière continue, de l'eau de la chaudière par de l'eau puisée k la mer, alin de conserver dans la chaudière un degré de concentration qui retarde la formation des dépôts, si nuisibles à la vaporisation de l'eau et à laconservation delà chaudière (507), Pour éviter ces inconvénients, on a cherché à condenser la vapeur sortant du cylindre sans que l'eau provenant de sa condensation se mélange avec l'eau froide, et à alimenter la chaudière avec cette eau distillée. Le condenseur à surface, dont Watt eut l'idée première en 1776, alors qu'il ne s'agissait que des machines lixes établies dans les localitéàou l'eau est très-chargée de sels, fut étudié comme dcvantle mieux résoudre le problème. Des dispositions de divers ingénieurs ont donné des résultats plus ou moins satisfaisants-, mais celle proposée tout d'abord par l'ingénieur anglais Hall, vers 1830, parait être la plus répandue. La
MACHINES A VAPEL'n A CONDENSATION. 939
fig.i6iea représente le lype adapté depuis plusieurs années aux grandes canonnières françaises destinées aux oaTtgations lointaines. Comme on le voit, l'appareil se compose de deux caisses semblables, dont celle de droite est représenlé'e tronquée dans la fig. 163.
luyau a' la tapeur i|ui
s la bSch«, t'eau dauic \n parvoursDt les luhes
aprÈ» avoir traversé la.
secoDde caisse, passe clans la premiÈie par le tujau tf, et elle sort de l'appa-
rcii par le lujau d" pour allpr il la mer; elle se meut, eomme on voit, en sens
rontraire de la vapeur.
B cbunbre 11 eau, eomporlant, connue celle i vapeur A, deui: comginrtunouts dunji
ehaque cais»e.
1,1 portes de visite pennettanl de nettojer l'inlérieur des tubes. S chevalets en lùle supportant le condenseur.
La vapeur devant être très-diviséé pour que sa condensation soil aussi
instantanée qae possible, c^est pourquoi on la fait passer à Tintérieur des tubes, et non à Textérieur.
Si le& condenseurs k sec, par suite de l'absence des dépôts et de la suppression des extractions d'eau, ont Tarantage d'économiser le combustible et de contribuer à la conservation des chaudières, d'un autre côté, ils présentent plusieurs inconvénients, dont le plus grave est le prompt encrassement de l'intérieur des tubes par les matières provenant du graissage des cylindres, et de l'extérieur par les dépôts que laisse Téau refroidissante. Cet inconvénient oblige de donner à la surface des tubes jusqu'à 3 et 4 mètres carrés par cheval nominal de 200 a 250*" sur les pistons.
Pour alimenter entièrement à l'eau douce, un appareil spécial, appelé réparateur, en fournit pour remplacer celle qui se perd sous forme de vapeur par les fuites.
La vapeur, en passant dans le cylindre, entraîne des particules de graisse qui donnent une certaine acidité a l'eau provenant de sa condensation, et cette eau introduite dans la chaudière en attaque promptement les parois. En introduisant dans la chaudière environ 1 litre d'eau de mer par cheval et par heure, on supprime le réparateur, les parois de la chaudière se tq,pissent d'un mince dépôt qui arrête l'action des acides, et l'on introduit dans l'eau une certaine quantité d'air si utile à sa vaporisation. Sur quelques bâtiments on détruit l'acidité de l'eau au moyen d'un peu de carbonate de soude.
Chaque mètre carré de surface de tubes pouvant condenser 50 kilogrammes de vapeur à l'heure, et les chaudières m.arines fournissant dans le même temps de 15 à 16 kilogrammes de vapeur par mètre carré de surface de chauffe, il en résulte que la surface d'un condenseur à sec ne peut pas être inférieure au 1/3 de la surface de chauffe ; en général elle est supérieure à cette limite.
Aujourd'hui les condenseurs à sec sont adoptés pour toutes les machines marines ; on leur donne une grande surface, et ils fournissent de bons résultats.
6ii. Dispositions générales des machines à condensation. Depuis quelques années, on fait des machines demi-fixes à condensation dont la force s'élève jusqu'à 20 ou 25 chevaux. Toute la machine, y compris le condenseur, est portée par la chaudière. La pompe à air est inclinée et commandée directement par une manivelle de l'arbre moteur.
Il ne convient pas de faire des locomobiles de ce système, à cause de l'impossibilité de trouver de l'eau en quantité suflSsante partout où l'on veut les faire fonctionner.
Les machines à condensation se font à balancier ou sans balancier.
Les machines à deux cylindres pour manufactures sont en général à balancier. Elles coûtent beaucoup d'installation, et exigent des bâtis et des balanciers longs et solides ; mais elles fatiguent moins que celles à un cylindre, et k une faible vitesse elles donnent une régularité de marche qu'on ne peut obtenir avec une machine à un cylindre qu'en augmentant la vitesse de la machine ou le poids du volant. Ce n'est pas
la peine d'avoir deux cylindres pour des forces inférieures à 20 chevaux.
Pour les machines de bateaux, qui doivent quelquefois fonctionner pendant cinq ou six semaines sans arrêt, on préfère deux cylindres k un seul.
Le système k cylindre oscillant M'est plus employé que sur quelques bateaux.
Pour les machines k un cylindre allant très* vite, ou pour les machines simples de bateaux, la détente par avance et recouvrement est préférée (467). Pour des machines de moins de 60 chevaux, on emploie le système d'Edwards à excentrique (471).
Pour les machines k deux cylindres, on emploie surtout la détente par entraînement (471). Si la puissance ne doit pas varier beaucoup, on peut adopter le tiroir k coquille ; si elle doit varier, on applique au petit cylindre la disposition d'Edwards.
Quand les machines vont très-vite, on fait la détente fixe, avec faculté de la rendre variable au moyen d'une coulisse.
Pour les machines très-puissantes fonctionnant au-dessous de 30 tours, on peut adopter le système de tiroirs à soupapes.
Les machines de manufactures fonctionnent k une vélocité de 30 k 60 tours par minute (477), et la vitesse du piston varie de 1 mètre k i^SO. Les machines demi-fixes vont un peu plus vite, afin de diminuer les efforts sur les pièces ; on leur fait faire de 60 à 75 tours par minute. Dans quelques cas particuliers, en employant la pompe k piston plongeur, on marche très-vite. Parfois, comme dans une forge, par exemple, on peut avoir une machine spéciale pour le service de 3, 4 ou 5 machines a condensation. Alors, afin de conduire directement les outils, on peut faire faire aux machines jusqu'à 400, 500 ou 600 tours.
Pour les machines k condensation il y a moins d'importance de marcher k très-haute pression. Gomme le montre le tableau du n** 149, le travail d'un kilog. de vapeur croît assez lentement avec la pression. Aujourd'hui la pression dans le cylindre est habituellement de 5 kilog. par centimètre carré, et de 6 kilog. à 6^,50 dans la chaudière.
Pendant longtemps la détente, a été au 1/5; puis on l'a augmentée d'une manière considérable, au point de la porter parfois k 1/20. Des essais au frein ont prouvé que la meilleure détente était comprise entre 1/10 et 1/14 pour les machines k un cylindre, et entre 1/15 et 1/18 pour celles a deux cylindres. Pour ces dernières machines on conserve le rapport 1/5 entre les capacités des deux cylindres, et l'on détend au 1/3 environ dans le petit (476). Le tableau du n* 514 contient la limite de détente qu'il ne convient pas de dépasser damé chaque cas particulier de la pratique.
M2. Effet d^une machine à vapeur à condensation. Les formules qui expriment le travail T'm développé dans le cylindre par la vapeur dépensée en une seconde, et le travail moteur Vm ==■ 0,075n dont on peut disposer sur l'arbre du volant, sont les mêmes que pour les machines sans condensation ; ainsi, selon ^ue la machine k condensation est à détente ou sans détente, on a (498)
0,0075/1= A;VP (i + 2,3026 log -— S" X "^V W
ou 0,0075n = A;V (P — P').
Les lettres de ces formules ont les mêmes significations qu'au n" 498. Pour les machines à un cylindre, le coefficient k a les valeurs du tableau du n® 514; pour les forces suivantes en chevaux, que ne contient pas ce tableau :
on fera respectivement k égal à
Eh diminuant d'une^ unité le chiffre des dixièmes des valeurs de k relatives aux machines k un cylindre, on a les valeurs de k pour les machines k deux cylindres de même force. Ainsi pour ?z = 40 chevaux, selon que la machine est k un ou k deux cylindres, on prend A = 0,73 ou ^ = 0,63.
z Pour les machines k deux cylindres, — exprime le rapport de la capacité du grand
cylindre au volume que la vapeur occupe dans le petit cylindre quand elle commence à se détendre. C'est le rapport de la capacité du grand cylindre k celle du petit quand la détente ne commence pas dans le petit cylindre (476).
SI 5. Calcul des dimensions d'une machine à vapeur à condensation.
Force n de la machine, 40 chevaux. Pression absolue P de la vapeur dans le cylindre avant la détente, 5 kilog. par centimètre carré. Contrepression P'= 0'',15 par centimètre carré. Détente au 1/10.
On a A; = 0,73, |- = 10 et log- = l. ^
Remplaçant les lettres par leurs valeurs dans la formule (a) du numéro précédent, il vient
d'où l'on tire
Les valeurs V consignées au tableau du n° 514 ont été ainsi calculées. Vi étant le volume de la vapeur après la détente, c'est-à-dire le volume total engendré par le piston, en une seconde, on a
Vj = V ~ = 0,0274 X 10 = 0'"%274.
d étant le diamètre du piston et v sa vitesse, on a
t; = V„ d'où d = \/5' W
et pour V, = 0'°%274 et v = 1 mètre, il vient
C'est ainsi qu'ont été calculées les valeurs de d du tableau du n^" 514, et cela en supposant toujours la vitesse v du piston égale à 1 mètre.
Si la vitesse du piston, au lieu d'être de i mètre, était de l'^SO, par exemple, la formule précédente donnerait le diamètre d en y faisant v=l",30 au lieu de v=i mètre; mais, comme pour les machines sans condensation (n* 500, 3* observation), sans recourir à la formule (a), le tableau du n"" 514 donnant le diamètre d pour la vitesse de i mètre, on a le diamètre d' à donner au piston pour la vitesse 1",30, en posant simplement
A. la pression P = 5 kilog. par centimètre carré, 1 mètre cube de vapeur pesant 2*,5197 (page 574), le poids de vapeur dépensé en une heure est
2,5197 X 0,0274 x 3600 = 249 kilog.
Pour tenir compte des pertes et du refroidissement, on multiplie ce poids par un coefficient qui varie de 1,20 à 1,35 pour les machines à enveloppe de vapeur, et de 4,40 à 1,60 pour celles sans enveloppe. Adoptant le coefficient 1,30 pour la machine qui nous occupe, on a pour le poids de vapeur dépensé 249x1,30 = 324 kilog., soit par cheval
Le poids de l'eau d'alimentation de la chaudière est de 10 pour 100
plus élevé, à cause de l'eau que la vapeur entraîne à l'état vésiculaire.
Le poids de l'eau entraînée s'élève quelquefois à 25 pour 100 du poids
de la vapeur. '
La consommation de 8*,1 de vapeur par force de cheval et par heure
suppose la machine en bon état, sans fuite autour du piston. A cause
de l'action répulsive de la chaleur, une fente mince ne laisse pas passer
de vapeur; mais dès que la fente dépasse une limite d'ouverture, la
perte est considérable.
Supposant qu'un kilogramme de houille produit 6 kilog. de vapeur,
g I notre machine en brûlera -j- = i*,35 par force de cheval et par heure.
Aujourd'hui, pour les bonnes machines, détendant entre 1/10 et 1/15, la dépense de houille varie en effet de 1*,25 à 1^,50, et elle descend souvent à 1 kilog. pour les machines puissantes; quelques machines exceptionnelles sous le rapport de Texécution et de la conduite dépensent même moins de i kilog. de houille. Dans la pratique, cependant, il n'est pas rare de rencontrer des machines qui brûlent de 2,5 à 3 kilog. de houille, et même plus, surtout si le cylindre est sans enveloppe de vapeur. Pour les machines à basse pression de Watt, la consommation de houille est ordinairement de 5 à 6 kilog. par cheval et par heure pour les petites forces, et de 4,50 à 5 kilog. pour les grandes. Toutes choses égales d'ailleurs, les consommations en vapeur et en
charbon sont en général de 1/10 environ plus fortes pour une machine à deux cylindres que pour une machine à un cylindre.
Supposant que chaque mètre carré de surfece de chauffe produit 20 kilog. de vapeur à l'heure, pour la force de 40 chevaux, cette eurfaee
sera de -^ = IG^^gO ; ce qui fait 0°"ï,405 par force de cheval. Il ne convient guère, dans la pratique, de prendre moins de O^'^SO de surface de chauffe par force de cheval, surtout pour les machines faibles sans en veloppe, et souvent même on dépasse 1 mètre carré.
Veau nécessaire pour le service de la machine et les dimensions des pompés et du cpndenseuif .i^e fixeront d'après ce qui a été dit n" 507.
Lumières des tiroirs. Tuyaux à vapeur. Volant (469, 470, 502).
S14* Tableauy pcjurle^. machines à vapeur à condensation et à un seul .cylindre, n étant la forc^ de la machine en chevaux et P la pression absolue de la vapeur dans le cylindre en kilog. par centimètre carré, des valeurs :
V Du coefficient A; (512);
2'' Du volume V de vapeur non détendue, dépensé par seconde (512, 513J; : .
3* Du diamètre 4 du cylindre (^K3),i j
Ces valeurs sont calculées pour une {vitesse de piston r = 1 mètre (51 3).
Pour chaque pression P,la dernière valeur de -^, exprimée par un
nombre décimal, est la limite de détente, en adoptant, pour les mamhinefi inférieures à 20 cheivfauol, 'O^jSO pat cenlaiinètre carré pourTexcès .mînimamPi d0 lai pression sur la/cohtire-press'ioii P' = 0S15, et en faiiSant^P, =? 0*,25 pour lès macl^ities, de 20 chevaux et au-dessus (452, 5(M).
MACHIHBB A TAPIItK À COHDBHSATIon .
TROISIÂME PARtIE.
kil.
5,50 (wlit)
fl=5. X;=0,€0
m. CDb.
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met.
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m. cub.
met.
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HACHINES A TAPEUR A CONDENSATION.
tîL m. cab.
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m. cob.
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kil.