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MACHINES A VAPEUR AU POINT DE VUE DU FROTTEMENT

et de la pression de cette garniture contre le cylindre par unité de surface, OQ peut conclure le travail absorbé par le frottement de cette garniture (61).

Les garnitures de piston des premières machines étaient en chanvre ; mais elles ne durent que deux à trois mois au plus, et ne peuvent servir que pour de faibles pressions.

Aujourd'hui les garnitures sont en fonte de même nature que le cylindre, afin que les parties frottantes ne s'entament pas. L'expérience prouve même qu'après quelques jours de marche les surfaces ont pris un poli parfait.

La garniture peut être formée de cercles superposés l'un au bout de Tautre, et divisés chacun ordinairement en trois segments poussés contre le cylindre par des ressorts. Deux cercles juxtaposés de manière que les extrémités des segments de l'un correspondent aux milieux des segments de l'autre suffisent pour fermer tout passage à la vapeur.

Les segments peuvent être séparés par des coins, qui sont, comme les segments, poussés contre le cylindre par des ressorts. Les segments et les coins formant une surface latérale bien continue, on n'a pas besoin de superposer deux cercles pour empêcher la vapeur de passer.

Il existe un grand nombre de dispositions de garnitures ; mais la plus simple, qui réussit parfaitement, consiste en un seul cercle de fonte abcd

dontl'épaisseurva en diminuant progressivement îig. 149. depuis le point c jusqu'au point diamétralement

opposé a, où il est coupé entièrement. Ce cercle est fondu sur un diamètre d'environ 4/10 plus grand que celui du cylindre, puis coupé, rapproché et tourné pour l'amener à ce dernier diamètre. En le comprimant on le fait entrer dans le cylindre, contre les parois duquel son élasticité l'applique par 1;oute sa surface latérale. Ln petit rectangle e, parfaitement ajusté haut et bas, empêche la vapeur de passer par le trait a, tout en permettant au cercle de s'appliquer exactement contre les parois du cylindre.

On peut fondre et tourner le cercle exactement au diamètre du cylindre, puis, après l'avoir coupé en a, le faire ouvrir pour lui donner de l'élasticité, en le faisant reposer sur une enclume et en le frappant intérieurement avec un marteau.

Dans l'origine, on serrait le plus possible la garniture du piston contre les parois du cylindre pour empêcher la vapeur de passer; mais si la garniture est à vives arêtes et coïncide sur tout son contour avec la paroi du cylindre, la vapeur ne presse nullement pour séparer les surfaces en contact, et l'expérience prouve que pratiquement la pression de la garniture peut être réduite à 1 kilog. par centimètre carré pour une pression de vapeur de 6 à 8 kilog., soit k 1/6 ou 1/8 de cette dernière pression. Après quinze jours à trois semaines de marche, l'huile, a laquelle se

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mélangent kB parcelles n>étalli<[ii«s provenant du rod&ge des surfeces frotiantoi, se solidifie, et)]èr« tonte élasticité aux ressorts, et le piston agit comme un corps non élastique, parfaitement poli sur son pourtour, et ayant rigourensBment le mSme diamètre que le cylindre. On se trouTe alors dans les meilleures conditions quant au frottement et aux pertes de vapeur : aussi doit-on éviter de loucher au piston pour lui rendre de l'élasticité.

On donnait à la garniture une hauteur égaîeao 1/Souanf/Gdu dismètre du piston; mais on conçoit que si l'on juge utile d'augmenter un peu cette hauteur à mesure que le diamètre du piston devient pins grand, il n'est pas nécessaire que ce soit dans un rapport fixe. Cette hauteur est le plus habituellement de O'.OG à 0',OS, et elle atteint jusqu'àO",12, limite qu'elle dépasse rarement. 488. Svging-box ou boîte à itoape. La garniture qui remplit le vide annulaire a doit être telle, que '*" ■ par son élasticité elle laisse

toute liberté à la tige T dans son mouvement longitudinal, en même temps qu'elle opère avec cette tige et les parois întéricares de la boite une jonction qui s'oppose à toute fuite de vapeur.

Cette garniture se fait généralement en chanvre imprégné de suif. Mais le coton bien nettoyé des corps siliceux peut remplacer le chanvre avec économie. La mousse réussit bien aussi quand elle a été nettoyée k la vapeur et a subi une préparation h l'amidon comme les tissus. Le caoutchouc ne réussit pas toujours à cause de la difficulté de se le procurer constamment de même et bonne qualité. Enfin, dans ces derniers temps, à limitation de ce qui a été fait pour les garnitures de piston, on a cherché h substituer le métal au cbanvre (487). Plusieurs dispositions ont donné certains résultats, mais qui n'ont pas pu encore faire préférer le métal au chanvre, siée n'est cependant pour les énormes stufHng-box des machines à fourrean ifig- 148).

Pour éviter que la tige ne vienne frotter et se rayer contre la fonte d-n couvercle C du cylindre et du presse-étoupe b, on garnit les ouvertures de ces pièces de petits manchons en bronze d et e.

Le vide A indique que le cylindre est à enveloppe de vapeur, et que cette enveloppe existe sur le couvercle, / est un godet dans lequel on verse l'huile de graissage. Le presse-étoupe est serré par deux boulons, qui sont quelquefois articulés k leur tète sur un goujon g vissé dans la boite B. Cette disposition permet au presse-étoupe et à la garniture de prendre plus faci-

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