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DES MOTEURS NATURELS ANIMÉS ET INANIMÉS

DÉFillTIOlS ET PIIIOIPES

1. Valeurs numériques usuelles. Dans ce qui va suivre, à moins qu'on exprime le contraire :

Un nombre placé entre parenthèses ( ) indique un numéro d'ordre à consulter. Un nombre précédé de InU ou de Ârt,^ placé entre parenthèses, indique un numéro d* ordre de notre Introduction à la science de l'ingénieur (7* édition) ou de notre Pratique de Vart de construire (5' édition) à consulter. Les longueurs sont exprimées en mètres ; Les surfaces, en mètres carrés ; Les Tolumes, en mètres cubes ; Les temps, en secondes; Les Titesses, en mètres parcourus par seconde ; Les forces, en kilogrammes ; Les quantités de travail, en kilogrammètres (33) ;

ic = 3,141 5926..., ou & peu près 3,1416, ou même 3,14 : c'est le rapport approché de la circonférence au diamètre (Int^ 715).

îc= 3,1415926

ic«= 9,8696044 îc» = 31,0062767

log TU = 0,497 1499 log7c* = 0,9942997 log7u3 = 1,491 4496

log>/7c = 0,2485749 logyJï^= 0,1657166

log- = 1,5028501

log^ = 1,0057003

log'^ = 2,5085504

idg\/i=r,'

log^l=î,(

g accélération de vitesse due à la pesanteur (18).

log^rs: 0,991 6159 log 2^ =1,2926459

log-= 1,0083941

log~ = 2,7073541 ®2^

log^ = 2,0167682 logi5 = 3,4147082

iogv/î=ï.

Dans la pratique, pour abréger les calculs, on prend le plus souvent les valeurs précédentes k moins d'une unité décimale du S* ou du 3* ordre : ainsi Ton fait, par

exemple, ^ = 9,81, - = 0,102, --=0,051, y 2^=4,43.

2. La propriété que possède la matière, de ne pas pouvoir par ellemême passer de Tétat de repos à celui de mouvement, ni modifier le mouvement dont elle est animéei est ce qu'on appelle son inertie (int. 1448).

3. Une force est la cause qui modifi^e ou tend à modifi^er Tétat de repos ou de mouvement d'un corps {Int 1449).

A, Le mouvement d'un corps est dit uniforme, quand les longueurs des chemins parcourus dans des temps égaux quelconques sont égales.

5. Dans le mouvement uniforme, la vitesse est Fespace parcouru pendant l'unité de temps, ou qui serait parcouru pendant cette unité si le mouvement était suffisamment prolongé.

De cette définition et de la précédente, il résulte que la vitesse est constante pendant toute la durée du mouvement uniforme,

6. Dans le mouvement uniforme, la relation entre l'espace parcouru, la vitesse et le temps est [Int. 1454) :

E E = t?^, d'où « = -7, et

£ espace parcouru pendant le temps t ;

V vitesse (5);

t durée du mouvement.

Application. Quel est l'espace parcouru pendant 3', la vitesse étant de 4 mètres par seconde?

Faisant v = 4 et < = 60 x 3 = 180 dans la première des formules précédentes, on a :

E = 4 X 180 = 720 mètres.

7. Le mouvement d*un corps est dit varié lorsque les espaces parcourus dans des temps égaux quelconques sont inégaux; il en résulte que la

DÉFINITIONS ET PRINUIPES. 3

iritesse n'est pas constante pendant toute la durée du mouvement; dans ce cas, les relations du n** 6 n'existent plus.

ft. MouYement périodique uniforme. C'est celui dans lequel le mobile parcourt certains espaces égaux dans des temps égaux, sans que la même condition soit remplie pour les fractions de ces espaces.

Uq de ces espaces est le chemin parcouru pendant une période^ et le temps employé à le parcourir est la durée de la période.

Prenant la durée d'une période pour unité de temps et le chemin parcouru pendant cette unité de temps pour vitesse v, l'espace E, la vitesse v, et le temps tf qui exprime un nombre entier de durées de périodes, sont liés par les relations du n* 6.

9. Vitesse dans le mouvement varié. Quoique la vitesse puisse ne pas être la même à deux instants successifs du mouvement, on peut la coDsidérer comme constante pendant une fraction infiniment petite de la durée du mouvement; alors, à l'instant considéré, la vitesse est égale à Vespace infiniment petit divisé par le temps infiniment petit employé à le parcourir ^ ou bien encore, à Vespace qui serait parcouru pendant Vunité de temps sij à partir de Vinstant considéré^ le mobile se mouvait avec une vitesse constante égale à celle qu'il a acquise à cet instant (5).

Désignant par dE l'espace infiniment petit parcouru, et par dt le temps infiniment petit employé à le parcourir, la vitesse est donc :

dE ^=dï-

Dans la pratique, il est impossible de prendre dE et d< infiniment petits, et par suite d'avoir v exactement; mais la valeur que l'on trouvera pour cette quantité se rapprochera d'autant plus de la vitesse, que dE et d^ seront pris plus petits. Si l'espace est une fonction connue de temps, il est facile d'exprimer exactement la vitesse.

Traçant une courbe ayant les valeurs de t pour abscisses et celles correspondantes de E pour ordonnées, la vitesse v après un temps t est représentée en grandeur et en signe par la tangente trigonométrique de l'angle que forme avec l'axe des t la tangente menée à la courbe au point correspondant à t (Int. 1458, 1753).

10. Variation de la vitesse dans le mouvement varié, v étant la vitesse du mobile à la fin du temps ty après le temps t plus le temps infiniment petit d^, elle a augmenté ou diminué d'une quantité infiniment petite dt? et elle est devenue vdbdv, les quantités v et dv ayant des signes quelconques.

àv étant la variation de la vitesse pendant le temps dt (augmentation ou diminution de vitesse) , la variation moyenne est , par unité de temps, pendant [le temps d^ .*

, 1 dw ^^><dû = d7-

Cette valeur, qui a le signe de dt?, est la quantité dont varierait la

vitesse pendant Tunité de temps qui succéderait à t, si pour chaque instant d^ de cette unité Taugmentation de la vitesse était constante et égaie à dv.

dt)

-5- » que nous représenterons par 7', s'appelle V accélération de vitesse

pendant Vunité de temps ^ ou simplement V accélération de vitesse à l'instant considéré, c'est-à-dire à l'instant qui succède au temps t.

Les tangentes à une courbe ayant les valeurs de t pour abscisses et celles correspondantes de v pour ordonnées fournissent les valeurs dey, comme les tangentes à la courbe dont il est question au n* 9 donnent celles de v (Int. 1459, 1753).

11. Lorsque la vitesse v et l'accélération 7 sont de même signe, c'està-dire à la fois toutes deux positives ou toutes deux négatives, le mouvement est accéléré, dans le sens vulgaire de ce mot; si, au contraire, ces deux quantités sont de signes différents, le mouvement est retardé,

12. Lorsque l'accélération J est constante, le mouvement est dit uni^ formément varié»

13. Expression de la vitesse dans le monvement uniformément varié. j étant l'accélération de vitesse pendant chaque unité de temps, pendant une seconde par exemple, après le temps quelconque t secondes, elle devient J^, et il en résulte que le corps possédant au commencement du temps t une vitesse Vq, après ce temps il possède la vitesse :

L'accélération j est positive ou négative, selon qu'elle tend à augmenter ou à diminuer v^.

De l'équation précédente on tire :

Ainsi l'accélération j est algébriquement égale au quotient de la division par t de la variation v — 1;« de la vitesse pendant le temps t ; elle a le même signe que » — v©.

Quand le corps part du repos, on a Vq = 0, et par suite :

v=jt, d'où i = H et ./ = ?.

j a alors le même signe que v.

% est ce qu'on appelle la vitesse initiale. Adoptant un sens de la ligne que suit le mobile comme positif et l'autre comme négatif, les signes de Vo ^^J s^^^ déterminés, et l'on a d'une manière générale :

14. Expression de l'espace parconni dans le mouvement uniformément varié (lut. 1464).

!<" Le mouvement étant uniformément accéléré, on a :

E espace parcouru pendant le temps t ;

i temps pendant lequel on considère le mouYcment ;

D^iritesse initiale;

j accélération de vitesse (10).

2r Qaand le mouvement est uniformément retardé, la quantité ^ji"^

* I est négative, et après le temps ^ on a :

3« Si aa commencement du temps /, le mobile avait déjà parcouru Tespace E^ (compté à partir d'un point pris pour origine des distances), après ce temps t l'espace total parcouru serait :

E = Eo + t?o< + |i<».

4* Dans le cas où la vitesse initiale v^ =- 0, la formule 1* devient :

E = ij/«; (a)

et pour < = i, on a :

E = |i, d'où i = 2E.

Ainsi, le mobile partant du repos .* i<* V espace E parcouru pendant la première unité de temps est moitié de la vitesse j acquise à la fin de cette unité, c'est-à-dire moitié de V accélération; %^ C accélération est double du chemin parcouru après la première unité de temps.

Remplaçant dans la formule (a)j par sa valeur en fonction de i?(13}, on a aussi :

E = 2r^<, d'où t?.= -T- et < = — . 2 ' t V

Ce qui montre que le mobile partant du repos^ V espace E parcouru pendant un temps quelconque t est égal à la moitié de la vitesse v multiplié par t, c'est-à-dire égal à la moitié de fespace vt qui serait parcouru pendant un temps égal sous rinfluence d'un mouvement uniforme de vitesse v.

Remarque. Prenant une origine de distance sur la ligne que décrit le mobile, la distance à laquelle ce mobile se trouve du point fixe est, dans tous les cas, représentée par la formule générale :

E = d=Eo±t?o<±5J<'.

15. L'action continue d'une force constante sur un corps produit un Aouvement uniformément varié (Int. 1477). Ainsi, lorsqu'un corps lossède un mouvement uniforme, c'est qu'il n'est sollicité par aucune

force, OU que les forces qui le sollicitent se font équilibre- entre elles^ {Int. 1478).

16. Un corps quelconque, quelles que soient sa nature et la- quantitéde matière qui le compose, abandonné à lui-même, se meut ou tend à se mouvoir vers le centre de la terre. La cause inconnue qui produit cet effet se nomme pesanteur ou gravité (Int. 1465).

17. Le poids d'un corps est la résultante des actions de la pesanteur sur toutes les molécules de ce corps {Int, 1469).

18. Application des formules du mouvement nniformémdnt varié au. cas de la pesanteur. Le poids d'un corps étant, dans les limites de nos observations, une force à très peu près constante qui agit d'une manière permanente sur le corps, il en résulte que si ce corps n'est soumis qu'à l'action de la pesanteur, il prendra dans le vide un mouvement uniformément accéléré (11). C'est en effet ce que vérifie l'expérience, qui a de plus fait voir que l'accélération de vitesse J, qu'on a l'habitude de représenter par g lorsqu'il s'agit de la pesanteur, était^ à l'Observatoire de Paris, et en réduisant les observations au niveau de la mer, égale h 9",8088 par seconde.

Lorsque le corps se meut dans l'air, il éprouve^ pour déplacer ce fluide, une résistance qui diminue son mouvement. Cette résistance augmente rapidement avec la vitesse. Mais lorsque la vitesse du corps n'est pas considérable et que sa section (horizontale) est faible par rapport à son poids, on peut supposer, sans erreur sensible, dans le cas ordinaire de la chute des corps, qu'il se meut dans l'air comme dans le vide.

Les formules du mouvement uniformément varié sont, pour le cas de la pesanteur :

v = ±î?, àzgt;

Faisant Eo = 0, et Vo = 0, cette dernière formule devient, en prenant le signe + :

ouy en remplaçant g par sa valeur en fonction do t? :

Ce qui a déjà été établi pour un mouvement uniformément accéléré quelconque (14).

Pour t = 1", la formule (a) donne :

Ce qui fait voir que l'espace parcouru pendant la première seconde-

par un corps qui tombe librement dans le vide, en partant du repos, est

égal à i'^jOOii, moitié de la vitesse acquise après ce temps (InL 1472).

19, implication de ces formules à la chute des corps (Int, 1473 ). La

vitesse initiale v^ étant nulle, c*est-à-dire le corps partant du repos

et i étant la durée de la descente, la vitesse acquise après ce temps

est (13) :

v=gtj d'où <=-.

Supposant Eo = 0, A étant Fespace parcouru, c'est-à-dire la hauteur de laquelle le corps est tombé après un temps U on a (4'', 14) :

h = \gi\ d'où <=\/^-

Quant à la vitesse qu'acquiert un corps en tombant d'une hauteur donnée hy remplaçant dans la formule (a) t par sa valeur (6), on a :

^^9^^±=.JÏ^, d'où A=g.

Ces formules sont données pour le cas de la pesanteur; mais des formules des n»« 13 et 14, et en opérant comme ci-dessus, on en conclurait de tout à fait semblables pour un mouvement uniformément varié quelconque ; h serait remplacée par £ et ^ par j,

20. Le poids P d'un corps (17) divisé par g (18) est la masse de ce

corps [IrU. 1485).

P et y variant dans le môme rapport, la masse - d'un corps est la

môme dans tous les lieux.

21. Relation entre les forces^ les vitesses et les masses des mobiles sollicités {Int. 1480 et suivants }• On dit que deux /orc^^ sont égales j lorsqu'elles sont capables d'imprimer le môme mouvement à un môme mobile, et que les masses de deux mobiles sont égales^ lorsque deux forces égales impriment le môme mouvement à ces mobiles. De là on conclut :

1* Que, 'pour un même mobile^ les forces sont proportionnelles atix accélérations de vitesse; ainsi l'on a {Int, 1481) :

F Tune des forces ;

f Tautre force ;

J tecélération de vitesse due à la force F ;

J id, id, f.

Supposant les mobiles partis du repos, Y = J ^ et t? vitesses acquises après le même temps t (13), on a Y : v suite :

:jt étant les s J : J, et par

oir que les forces sont proportionnelles aux vitesses qu'elles nt à tm même mobile dans le même temps. i même hypothèse, les espaces parcourus étant propor- : accélérations et aux vitesses (14), on a aussi :

our un« même accéléralioa de vitesse (10), les forces sont 'lies aux tnastes des mobiles; ainsi l'on a {Int. 1488) :

P et p étant proportionnels aux masses H et m, oa a

'ix force» quelconqves sont proportionnelles aux produits des m ou des poids P «f p des mobiles qu'elles sollicilent par tes s de vitesse qtCelles leur communiquent ; ainsi l'on a :

F:f=m:mj et F:f=PJ:pJ, (a)

^ cause de la proportion V ■.v=J :J (1°),

F:f = m:mv et F:/=PV:îmî.

voir que les forces sont proportionnelles aux produits des

es poids par les vitesses.

X forces sont égales, dos relations du 3° on conclut :

itre que les accélérations ou les vitesses sont en raison

masses ou des poids.

ant unité de masse, la masse du mobile qui prend l'unité )n de vitesse dans l'unité de temps quand il est sollicité de force, il en résulte que faisant dans la première des

précédentes (a)/=l etj" = ), d'où m = i et mj = i,

F = MJ.

voir que l'intensité d'une force quelconque est représentée ât de la masse par Vaccéléraiion de vitesse que la force ' au mobile dans l'unité de temps.

mule précédente on tire :

irea F est le poids P du corps dont la masse est H, g=9';S0S9,

g étant raccélération de vitesse (18), les trois formules précédentes deviennent respectivement :

P = M(7, M = ^ et g = ^.

Ces nouvelles formules font voir :

!• Que le poids d'un corps est égal à sa masse multipliée par Vaccélération g due à la pesanteur.

Pour

M = l, on a P = ^ = 9S8088.

Ainsi'Je poids d'un corps dont la mousse est égale à l'unité est 9^,8088;

2* Que la masse est égale au poids divisé par g.

Pour

P = l oaa M = i = j;±55=0,iO«. (n- 1)

Ce qui montre que la masse d'un corps du poids de 1 kil. est 0,1 02;

3* Que raccéléraiion g dtie à la pesanteur est égale au poids du corps divisé par sa masse,

24. Deux forces étant proportionnelles aux accélérations qu'elles communiquent à un même mobile (21), Tune des forces étant le poids du mobile, on a :

proportion qui donne l'accélération J constante qu'une force quelconque F communique par seconde à un mobile dont le poids est P. Pour F= lOS et P = 25S on a :

J = ^- = 9,8088 ig = 3-,9235.

Ayant J, on peut déterminer la vitesse v que possède le mobile et l'espace E qu'il a parcouru pendant le temps t. Ainsi pour ^ = 8'^ par exemple, on a :

u = J i = 3,9235 X 8 == 31~, 388, et

T-« 1 t j« 1 J 31 ,388 X 8 , rtvi« tÊva 2 2 2

La proportion (a) donne aussi la force F qu'il faut appliquer à un mobile de poids P pour lui communiquer une vitesse v après un certain temps t ou pour lui faire parcourir un espace E pendant le temps t. Avec les données précédentes, on a d'abord (14) :

puis :

ijf. '

et la proportion (a) donne :

F^pJ 25x3,9235^ Sf" 9,8088

25. Vimpulsion d'une force est le produit de son intensité par la durée de son action. Ainsi, une force de 12^ agissant sur un corps pendant 8'' produit une impulsion représentée par 12 x 8 = 96.

26. Le produit mv de la masse m d'un corps par la vitesse v qu'il possède à un certain instant, prend le nom de quantité de mouvement.

Le poids d'un corps étant 50^, d'où il résulte que sa masse est (23)

- = 50 X 0,102 = 5,1 0, et la vitesse qu'il possède étant 30 mètres, sa

quantité de mouvement est représentée par :

mv = 5,10 X 30 = 153.

27. Égalité entre rimpulsion et la quantité de monvement(7n^. 1494).

Lorsque le mouvement est uniformément accéléré, on a (13), en remar-

F quant que l'accélération J = — (22) :

d'où l'on tire :

F < = wtj — mv^.

Ft est l'impulsion de la force F; elle a le signe de F.

mv est la quantité de mouvement du mobile après le temps ^, et mv^ est la quantité de mouvement au commencement du temps t; ces quantités ont respectivement les signes de v et de v^,

La formule (a) fait voir que l'impulsion et la différence des quantités de mouvement sont toujours égales et de même signe. Ce que l'on peut énoncer en disant que l'impulsion est toujours égale au gain ou à la perte de la quxintité de mouvement.

Considérant toujours la vitesse initiale î?o comme positive, il y aura gain de quantité de mouvement lorsque la force F sera positive, c'est-àdire lorsqu'elle agira dans le sens de v©» ^t perte lorsqu'elle sera négative.

Trois quelconques des quatre quantités F, ^, m et (v — v^) étant connues, l'équation (a) mise sous la forme :

Yt = m(v — vj,

fait connaître la quatrième.

Pour t?o = 0, c'est-à-dire quand le corps part du repos, on a :

F^ = mv.

Ce qui fait voir que V impulsion d* une force est égale à la quantité de mouvement que cette force communique au corps qu^elle sollicite pendant la durée du mouvement.

Application. Trouver la force F capable de réduire au repos en 5" un corps dont le poids est de 50 kil,y ce corps étant animé d'une vitesse de ' 15 mètres par seconde.

Substituant ces nombres dans la formule ci-dessus, elle devient :

Fx/ = -0,l(«x50xl5, d'où F=— ^ii5?2iJ55ilîË=-i6S30.

Celte force est nécessairement opposée à la pesanteur.

28. Le travail d^une force est le produit de son intensité par la projection^ sur la direction de la force^ de Vespace parcouru par le point d'application. Ainsi l'espace parcouru étant rectiligne, on a, en représentant par 7P ce travail :

ar= F X E cos a. (a)

T travail produit;

F inteBsité de la force ;

E espace parcouru par le point d'application ;

« angle que fait la direction de la force a^ec celle de Tespace parcouru {Int. 1062).

Quand a=0, c'est-à-dire quand le point d'application se meut dan& la direction de la force, on a :

cos a = 1 , et, par suite, T=^FxE,

Ainsi, dans ce cas, le travail est le produit de la force par Vespa^ce^ parcouru.

Intervertissant l'ordre des facteurs dans le second membre de l'équation (a), on a :

ar = E X F cos «,

ce qui fait voir que le travail est aussi égal à Vespace parcouru E multiplié par la projection F cos a de la force sur la direction de cet espace (Jnt, 1496 et suivants).

29. La moitié -mv* du produit de la masse m d'un corps par le

carré v' de la vitesse qu'il possède prend le nom de puissance vive. Le* produit mt>' est nommé force vive par quelques auteurs [Int. 1499).

30. Dans le mouvement uniformément accéléré, on a (13 et 14), en

faisant i = - (22) :

zj = r^ + |^, et E = Eo + tîo^ + 5^^'. Éliminant t entre ces deux équations, on conclut [Int. 1500) :

F(E-Eo) = iwiî?«-imVo*. W

^mn

Mf^-

E — Eo étant le chemin parcouru pendant Faction de la force F, F(E — Eo) est le travail T produit par F pendant cette même durée d'action (28).

^mt?o^ étant la puissance vive au commencement de l'action de la

force F, et ~mv* la puissance vive à la fin de cette action, comme de

plus les quantités -rinv^^ et ^mv* sont. toujours positives, Téquation (a)

fait voir que la quantité de travail est toujours algébriquement égale à la différence des puissances vives calculées avant et après Faction; ainsi, considérant comme gain de puissance vive une différence positive, et comme perte une différence négative, on peut énoncer le théorème général des puissances vives :

Le travail produit par une force agissant sur un corps est toujours égal au gain ou à la perte de puissance vive que fait ce corps pendant V action de la force.

Nota. — L'expression du traTail d'une force en fonction des puissances vives est d'un usage très fréquent en mécanique (Jnt, IKOl).

31. Dans le cas où t?^ = 0 et Eo = 0, c'est-à-dire quand le corps part du repos et que les espaces sont comptés à partir du point de départ, la formule précédente (a) donne :

Remplaçant m par - (23), on a :

ar=FE =

nouvelle expression du travail dont on fait usage dans les applications.

32. Gomme j~= V^ étantla hauteur correspondant à la vitesses (19),

xg

on a :

ar=FE = PA,

Le travail produit par une force quelconque est donc égal au poids du corps sollicité multiplié par la hauteur correspondant à la vitesse communiquée à ce corps, c'est-à-dire [qu'il est égal au travail qui serait produit par le poids P descendant de la hauteur A, ou à celui qu'il faudrait produire pour élever ce poids à la hauteur h.

33. Kilogrammètre. Ainsi le travail produit par une force quelconque peut toujours être ramené à un poids élevé à une certaine hauteur.

Aussi a-t-on adopté pour unité de travail, le travail dû au poids d'un kilogramme élevé à un mètre de hauteur. Ce travail est appelé kilogrammètre, et on Je représente par 1^'

tm

fc»V

MOTEURS ilNIXÉS. 13

F étant exprimée en kilogrammes et E en mètres, le travail est donc (32) :

34. Quand F est exprimée en unités de 1000 kilogrammes, le produit FE représente le travail en unités de 1000^*, que Ton appelle grandes unités àyTvamiques»

35. Le produit F£^" mesure un travail indépendant du temps pendant lequel il a été produit; mais on conçoit que pour comparer les puissances dynamiques des forces ou des moteurs quelconques, il faut comparer les travaux produits dans un temps donné; ainsi les forces F et F' produisant respectivement FE^" et F 'E'^" en une seconde, il en résulte que les puissances dynamiques des deux forces sont dans le rapport de FE à FE'.

36. Gheyal-yapenr. Afin de pouvoir énoncer la puissance dynamique d'une force, ou comparer les effets dynamiques des différentes forces dans des temps égaux, on a adopté une unité de travail dépendant du temps. Cette unité, qu'on appelle cheval-vapeur, équivaut à 75^"^ produits dans une seconde.

Le cheval-vapeur est d'un usage continuel pour évaluer la puissance des machines. Quand on dit qu'une machine est de la puissance dynamique de 10 chevaux, par exemple, ou improprement de la force de iO chevaux, cela veut dire que le travail dynamique produit par la machine en une seconde équivaut à 75 x 10 = 750|^*.

Le cheval vivant produit moins de 75^* par seconde; ainsi un cheval de force moyenne, attelé à une voiture et allant au pas, produit une traction de 70 kilogrammes avec une vitesse de 0~,90 par seconde; ce

qui fait une puissance dynamique de 63^" par seconde ou ^ de chevalvapeur ou 0,84.

De plus, comme un cheval vivant ne peut travailler que 8 heures sur 24, il en résulte que dans un travail continu un cheval-vapeur remplace plus de trois chevaux (environ 3 1/2).

lOTEUIS AIIIÉS

Nous donnons ci-après un tableau faisant connaître les quantités de travail journalières fournies par les moteurs animés, tels que l'homme, le cheval, le mulet, le bœuf, etc., dans diverses circonstances de travaux.

37. Tableau des quantités de travail moyennes et journalières produites par les moteurs animés dans diverses circonstances.

MATUBB DU TRAVAIL.

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