DÉSIGNATION DES CORPS
Marbre saccharoide gris. . •
— — blanc. .
Craie blanche
Carbonate de baryte
— de strontiane. . .
— de fer
~ de plomb
Dolomie
Noir animal* <
Charbon de bois
Coke du canel-coal
— de la houille
Charbon de l'anthracite du
pays de Calles
Charbon de l'anthracite de
Philadelphie
Graphite naturel
— des hauts fourneaux.
— des cornues à gaz. .
Diamant
Térébenthine
Térébène
Térébilène
Camphilône
Essence de citron
— d'orange
— de genièyre
Pétrolène • . . .
Acier doux
— trempé
Métal des cymbales, aigre. .
— . — doux trempé.
Larmes bataylques dures. . .
— — recuites. .
Soufre cristallisé naturel. . .
— fondu depuis 2 ans. .
— fondu depuis 2 mois. .
— fondu récemment. . .
Essence de térébenthine.. . .
Dissolution de chlorure de
calcium
Alcool ordinaire à Sa"* n'' 1. .
•— plus étendu n* 2. . . •
— encore plus étendu n* 3 Acide acétique concentré non
CSALEUBS
spécifiques
cris
acetig talUsé.
Mercure.
Benzine
Chlorure de silicium.
Sulfure de carbone. .
Éther
Ëther sulfhydriqne. .
Alcool
Éther oxalique.. . . .
Ësnrit de bois. ... Cmonire de soufre. ,
Pour un même corps, la chaleur spécifique est plus grande à Tétat liquide qu'à l'état solide :
( liquide. . 1,0 ^ ( liquide. . 0,111 „ ( liquide. . 0,0333
^^^ \ solide . . 0,5 Brome J solide . . 0,084 Mercure j solide . . 0,0319
La chaleur spécifique d'un même corps est à peu près constante pour des températures inférieures à 100*'; mais au-dessus elle croît sensiblement avec la température, et surtout au point oii le corps commence à se ramollir. La chaleur spécifique d'un môme corps diminue à mesure que l'état d'agrégation de ce corps devient plus grand. Cependant Dulong, en comparant les chaleurs spécifiques des corps simples aux poids atomiques (459) de ces mêmes corps, a posé la loi : Les chaleurs spécifiques des corps simples sont en raison inverse de leurs poids atomiques; d'où il résulte que les produits des chaleurs spécifiques par les poids atomiques sont un nombre constant; c'est en efl'et ce que vérifient sensiblement les résultats donnés par l'expérience.
Neumann a posé une loi semblable à la précédente pour les corps composés ; elle est : Pour chaque clause des corps composés ayant la même composition atomique et de constitution chimique semblable^ les chaleurs spécifiques sont en raison inverse des poids atomiques. Cette loi a été vérifiée par les expériences de Regnault, desquelles il résulte aussi que la chaleur spécifique d'un alliage est sensiblement la somme des quantités de chaleur nécessaires pour élever séparément de 1" la température de chaque quantité de métal qui entre dans 1 kilog. de l'alliage.
Regnault a fait des expériences pour déterminer la chaleur spécifique de l'eau à difi'érentes températures. A l'aide de ses résultats, il a calculé une formule d'interpolation qui donne le nombre Q d'unités de chaleur absorbées par 1 kilog. d'eau quand on porte sa température de 0* à T, en appelant unité de chaleur la chaleur qu'absorbe 1 kilog. d'eau à 0** pour s'échauflcr de i°.
Cette formule est :
Q = T + Ar + Br. (a)
A 1=0,000 02 et B= 0,000 000 3 constantes déterminées pour les valeurs d'expérience Q=100,5 et Q=203,3, qui correspondent à T=100» et T=200«.
La formule précédente revient donc à :
La quantité de chaleur que 1 kilog. d'eau absorbe quand sa température passe de T* à (T + 1)*, en supposant que pour chaque élément dT de ce degré l'absorption de chaleur soit la même, est donnée par la formule :
dT
L La quantité -^ est la tangente à la courbe représentée par l'équa-