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SILBERMANN

COMPOSITION

Suif. 8 639

D'après Rumford. { Huile de colza épurée 9 307

Naphte, densité = 0,827 7 338

(*) Ce résnltat a été fourni par du ciiarbon de bois fortement calciné, en tenant compte de l'oxyde de carbone formé ; en négligeant cet oxyde, la puissance calorifique ne serait que de 7 833.

Pendant longtemps on a admis que la puissance calorique d'un combustible était proportionnelle à la quantité d'oxygène nécessaire à sa combustion : c'est ce que semblaient confirmer les puissances calorifiques du carbone et de Thydrogène obtenues par M. Despretz ; mais cette loi a été démentie par les expériences de Dulong, qui ont donné pour le carbone et l'hydrogène des puissances calorifiques qui sont loin d'être dans le rapport des quantités d'oxygène absorbées.

__.■» ealoriUquet det combu-itibUt généralement emploi/*s dans .. .-, e( rfei vuarttités de chaltur que reynnnent cet eond>uittblet en brûtant, posant leurs puissances calorifiques Égales à l'unité (536, 537 et 539).

BÉIlOSÀTigN MS «UBOSTIHE»,

cJotiSTie..

njoiuuiiU.

id.

■n do bois it 0,07 de cendre» ïl U,fi: U'tau. . .

1 deïÉéthée à CÔ*

: à 0,30 d'eau

tableau il résulte que la quantité de chaleur rayonnée par la est très faible relativement à celle rayonnée par le charbon,

iet gaantitéi de chaleur moyenne* produites par une mesure de volume de rs combustibles. Ce* quanti les de chaleur ont été obtenu ri en multipliant le* icea calorlllques dei combuBllbles par le poids en kilogrammes de leur me- ■■ Tolume.

CBiLIDR

tu oiùUt.

Houille de moïenoe qualilé. . . .

Noyer (d'uueanneedecoupe).

Chêne blanc id

FréLie id.

Hêtre iJ.

Orme id

Bouleau id.

Châtaignier id.

Charme id

l'in Id.

Peuplier d'Halle id.

030 000 1742 000 0 846 000 S 974 000 5603 000 4487 000 4 102000 4035000 557ÏOOO 4 SOS 000 3000 000 ÎOÎOOO JSaono 219000 170000 107000 1S3000 14U000 176 000 ICO 000 109 000 330 000 7200000

ide4 mètres cubes. . .

Id. de bouleau

Id. de chàlaisnler

Id. de charme

Id. de peuplier d'Italie.. . .

Coke .

>litre comble

tpenantsoootilog. . .

Tourbe de lieauvais, S- qiinlilé. .

509. Combustibles. Les combustibles le plus généralement employés dans rindustrie sont le bois, le charbon de bois, la tannée, la tourbe, le charbon de tourbe, la houille et le coke.

Le carbone et l'hydrogène sont les deux principaux éléments utiles qui composent les combustibles.

C'est entre les températures de 400 et 500* que les combustibles commencent à brûler en donnant de la lumière (477).

510. Bois. Un hectare de forêt produit par an. de 2200 à 3600 kilog. de bois sec. Le bois est formé : 1*» d'une matière que Payen a appelée cellulose, qui constitue la charpente solide de toutes les plantes, et qui se compose de 0,444 de carbone et de 0,556 d'oxygène et d'hydrogène dans les proportions convenables pour faire de l'eau; 2° d'une matière incrustante de composition variable avec la nature des bois, très riche en carbone, et contenant un petit excès d'hydrogène sur la quantité nécessaire à la composition de l'eau. Le bois contient en outre moyennement 0,015 de matières étrangères qui donnent naissance aux cendres lors de la combustion : les bois de chauffage ordinaires contiennent à peu près 0,02 de ces matières étrangères.

Le bois vert contient de 0,37 à 0,48 d'eau, qu'il peut perdre sans que sa nature soit altérée; celui de 4 à 5 mois de coupe, employé au charbonnage, en contient de 0,30 à 0,35, et celui de chauffage de 8 à 12 mois de coupe, de 0,20 à 0,25.

11 faut éviter de faire la coupe des bois lorsqu'ils sont en pleine sève; ainsi, la saison d'hiver doit être choisie pour l'efifectuer. On peut considérer quinze à vingt ans comme l'âge du bois à charbon, vingt-cinq à trente ans comme celui du bois à brûler, et cent ans et au-dessus comme celui du bois d'œuvre.

La France possède une étendue boisée de 9 millions d'hectares (voir p. 672) elle consomme 25 millions de stères de bois (dont 18 pour le chauffage); la moitié lui vient de l'étranger. Elle produit pour 190 millions de francs de bois par an. (Voir une étude de M. L.-A. Barré sur les Richesses forestières du globe, Génie civil, n»* 24, 25, 26, t. XV, 1889.)

Des analyses faites par Dumas sur différents bois réduits en poudre et desséchés à 140'' ont donné en moyenne les compositions suivantes, sans variations sensibles :

Carbone. Hydrogène. Oxygène. Azote. Gendres.

Bois 0,4970 0,0616 0,4130 0,0105 0,018

Fagots 0,5046 0,0614 0,3965 0,0111 0,025

D'oii il résulte qu'on peut admettre pour la Composition des bois desséchés à 140* : carbone 0,50, hydrogène 0,06, oxygène 0,41, azote 0,01, cendres 0,02; soit : carbone 0,50, hydrogène libre 0,01, hydrogène et

Si»

670 DEUXIÈME PAHTIE.

oxygène dans le rapport nécessaire pour faire de Teau 0,46, azote 0,01^ cendres 0,02.

La puissance calorifique du bois desséché à liO*" est alors :

Rumford, à Faide de son calorimètre^ a obtenu 2550 pour la puissance calorifique des bois à brûler ordinaires, et 3 450 à 3960 pour différents II.; bois préalablement desséchés sur un poêle.

Les deux expériences suivantes, faites sur une grande échelle, semblent, comme le remarque Péclet, assigner au bois une puissance calorifique se rapprochant plus de la puissance calorifique théorique que celle obtenue en petit par Rumford.

Dans une expérience faite aux anciens bains du pont Marie, en deux heures, on a brûlé 200 kilog. de bois pelard et produit un effet équivalent à 7180 kilog. d'eau chauffés de 85<*, soit un effet de 3000 unités de chaleur par kilog. de bois. Admettant que ce bois contenait 0,25 d'eau, la puissance calorifique du bois sec serait 4000.

A Wesserling, dans une chaudière chauffée au bois, on a obtenu, f;"^ pour la moyenne de plusieurs jours d'expérience, 3'',24 de vapeur

par kilog. de bois; la fumée, à son entrée dans la cheminée, était à 250», et elle contenait encore 10 p. 100 d'oxygène, c'est-à-dire que la moitié seulement de Toxyg^e de l'air avait été employée à la combustion. A l'aide de ces chiffres, on arrive à SJ800 pour la puissance calorifique du bois employé, soit, selon qu'on suppose qee ee bois contient 0,25 ou 0,30 d'eau, 3733 ou 4000 pour la puissance calariôque du même bois sec.

De tous les faits observés il résulte : 1"* que tous les bois au même état de dessiccation produisent sensiblement la même quantité de chaleur; 2' que pour les bois parfaitement desséchés artificiellement la puissance calorifique est d'environ 4000, et que pour les bois à l'état ordinaire de dessiccation, qui renferment à peu près 0,25 à 0,30 d'eau, la puissance calorifique varie de 3000 à 2800 (539).

D'après Péclet, la quantité de chaleur rayonnée par le bois de hêtre en petits morceaux est à la quantité de chaleur entraînée par la fumée dans le rapport de 1 à 2,5, et, par suite, à la quantité totale de chaleur développée, dans celui de 1 à 3,5; ces rapports sont beaucoup plus grands pour les bois en gros morceaux donnant des charbons volumineux très rayonnants (page 668).

Péclet a reconnu aussi que le pouvoir rayonnant était variable pour les différents bois en morceaux ordinaires, mais qu'il était à peu près le même pour tous les bois en petits morceaux.

En France, on appelle : 1* bois neuf; le bois qui a été transporté au lieu de consommation par voiture ou par bateau; 2* boisjlottéy celui qui a été transporté en trains flottants ; 3* bois pelard, le bois de chêne écorcé.

511. Tableau de la composition du bois pris dans les diverses parties d'un arbre et desséché à 80*», d'après les analyses de M. Violette, directeur de la poudrerie d'Ësquerdes. Les feuilles desséchées à 100"" ont perdu 60 pour 100 d'eau et les branches 45.

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