HYDROGÈNE
en excès.
PinSSANCB
calorifique.
Carbone.
Hydrogène.
Oxygène.
Cendres.
De Vulcaire, près Abbeville. .
De Long, près AbbcTille . . .
Du Cliamp-de-Feu , près Fro-
mont. .•..•••....
Les tourbes qui ont donné les résultats de ce tableau étant parfaitement sèches, on doit considérer ces résultats comme supérieurs à ceux fournis par les tourbes employées en industrie, qui contiennent 39 p. 100 d'eau après une longue exposition à Tair. En tenant compte de cette eau, les tourbes du tableau donneraient 3750 pour puissance calorifique moyenne, c'est-à-dire à peu près celle du bois parfaitement sec ou moitié de celle de la houille moyenne (508, 539); c'est ce que confirment les expériences en grand. On conçoit du reste qu'en raison de la composition si variable de la tourbe, il est impossible d'assigner une valeur générale à sa puissance calorifique; il y a des tourbes dont la puissance calorifique n'est que le 1/5 de celle de la houille. Pour quelques machines à vapeur chauffées à la tourbe, on a brûlé 12 kilog. de tourbe par force de cheval et par heure. Pour une même machine à haute pression de la force de 20 chevaux, M. Garnier a reconnu que pour obtenir le même effet il fallait brûler en poids deux fois plus de tourbe de seconde qualité que de houille.
Les tourbières les plus considérables de la France sont : !<> celles de la vallée de la Somme, entre Amiens et Abbeville; 2* celles des environs de Beauvais; 3* celles de la rivière d'Essonne, entre Corbeil et Villeroi.
520. Charbon de tourbe. Ce charbon étant très poreux, il brûle facilement, mais très lentement, à cause des cendres qu'il contient et qui s'accumulent à sa surface; des morceaux en ignition, séparés du foyer» continuent à brûler jusqu'à ce que tout le carbone ait disparu. Le charbon de bonnes tourbes contient de 0,14 à 0,! 8 de cendres.
On peut regarder la puissance calorifique du charbon de tourbe comme étant égale à celle du charbon qu'il contient; elle est donc très variable en raison de la quantité si diverse de cendres qui entre dans sa composition. Le charbon de tourbe d'Essonne donnant 18,2 p. 100 de cendres, il en résulte que sa puissance calorifique est de 8080x0,818 = 6610 (508).
La tourbe des Ardennes, carbonisée en grand dans des fours en maçonnerie, donne, d'après Sauvage, un produit de 44 p. 100 d'un charbon qui se compose de 0,43 de carbone, 0,32 de matières volatiles et combustibles, et 0,25 de cendres. On peut considérer 0,40 à 0,45 comme le rendement des tourbes en charbon. En meules, contenant ordinairement de 5,50 à 8,25 mètres cubes de tourbe, ce rendement en poids, rapporte M Landrin, n'est que de 20 à 25 p. 100, et en volume, de 15 à 18.
521. Lignite, houille et anthracite. D'après la manière de se comporter au feu, les houilles se divisent en (527) :
1* Houilles grasses maréchales , fondantes ou collantes (caking coal). Ce sont les plus convenables pour la forge; la plus estimée est celle de Saint-Étienne, puis celle de Mons, dite de Jine-forge, Elles sont d'un beau noir de velours et d'un aspect gras bien caractéristique. Au feu, elles éprouvent une espèce de fusion pâteuse, qui leur permet de résister au vent, en même temps qu'elles forment une espèce de voûte solide qui concentre la chaleur sur le fer. Sur les grilles, comme elles pro-
duisent une chaleur extrême, et que leur fusion pâteuse intercepte le passage de Tair, il en résulte que la grille est souvent brûlée et que le feu exige beaucoup de soin de la part du chauflfeur.
Leur flamme est jaune vif.
2° Houilles grasses et dures ou compactes (cannel coal), qui sont moins fusibles au feu que les précédentes, et qui fournissent un coke plus dense, d'une grande cohésion et le meilleur pour les hauts fourneaux (page 700). Elles sont d'un noir gris. Elles proviennent surtout du Lancashire et d'Edimbourg.
3* Houilles molles ou grasses à longue flamme (cherry coal), qui sont encore moins collantes que les précédentes et qui conviennent parfaitement pour la fabrication du gaz d'éclairage; elles brûlent avec flamme et se consument rapidement avec forte chaleur. Leur coke est très boursouflé, et par suite très convenable pour les opérations métallurgiques. Elles sont très recherchées pour les grilles, et sous ce rapport on peut placer la houille de Mons, àxi^flenu, au premier rang.
Viennent ensuite celles de Newcastle, Glascow, Sunderland, Ânzin; elles sont d'un noir de velours brillant, et fragiles.
4° Houilles sèches à longue flamme, esquilleuses maigres (splint coal), qui donnent un coke à peine fritlé, dont les fragments n'ont souvent qu'une très faible consistance. On les emploie sur les grilles; leur flamme est longue, mais de peu de durée; elles produisent une chaleur moins intense que les houilles précédentes. Elles sont d'un brun noir brillant. Elles proviennent surtout de Wydam, Charleroi, Graissessac, Saint-Etienne.
5" Houilles sèches à courte flamme, qui ne donnent à la carbonisation qu'un produit pulvérulent, qui brûlent difiîcilement, et qu'on n'emploie guère que pour la cuisson des briques et de la chaux, pour la dessiccation du malt dans les brasseries et pour les usages domestiques.
Les ligniies se présentent à l'état compact ou à l'état terreux. Dans le premier cas, ils ont la plus grande analogie avec la houille sèche, qu'ils remplacent pour la plupart des usages qui ne réclament pas les propriétés des houilles grasses sur les grillas, la cuisson de la chaux et des briques, le chauffage domestique; le jayet appartient à celte espèce. Leur température de combustion est peu élevée. Leur coke est pulvérulent. Les lignites terreux sont utilisés comme combustible, et il en est dont l'altération profonde leur a communiqué la structure schisteuse, et qui sont accompagés de pyrites qui les font employer dans d'importantes exploitations d'alun.
Pour qu'une houille soit bien convenable au chaufiTage des chaudières des machines à vapeur, il faut qu'elle soit faiblement pyriteuse, pour ne pas attaquer le métal de la chaudière, et que sa puissance calorifique ramenée à 0* soit d'environ 8400 calories.
Tableau de la composition de différents lignites, d'après les essais calorimétriques de Scheurer-Kestner et Meunier (510, 532). (Annales de Physique et de Chimie, 4« série, t. XXVI, année 1852.)
Voir la fin du tableau de la page 696, pour la composition et la chaleur de combustion de ces lignites, supposés sans cendres ni eau.
UGNITES.
Lignite très gras de Bohème ou lignitebitume (de ËUnbogen)
Lignite gras de Manosque (Basses- Alpes)
Lignite sec de Manosque
Lignite sec du Rocher-Bleu, près Aix (Bouches-du-Rhône)
Bois fossile,passantau lignite (Bohême), ou bois bitumineux
Bois bitumineux, autre échantillon. . .
CARBONi:.
HTDRO- AÈNE.
OXYGÈNE