‹ Formules, tables et renseignements usuelsChapitre 22 sur 296 · QUANTITÉ · texte numérisé non relu

QUANTITÉ

de travail journalière.

km.

Les résultats de la troisième partie de ce tableau expriment des effets utiles proprement dits, c'est-à-dire que le poids des machines et outils qui ont servi au transport ne sont pas compris dans les nombres qui indiquent les charges traînées; de plus, ces résultats supposent les routes d'une viabilité ordinaire.

if-

f*ftf

Pv/

38. Les moteurs animés peuvent faire varier, dans de certaines limites, r effort produit, la vitesse et la durée du travail journalier ; maisTexpérience prouve qu'un tel ii^oteur fournit le maximum d'effet journalier : !• quand Fefforl qu'il produit varie de 1/3 à 1/5 de celui qu'il pourrait produire sans vitesse, pendant un temps peu prolongé; 2*" quand la vitesse varie de 1/4 à 1/6 pour l'homme, et de 1/12 k 1/15 pour le cheval, de la plus grande vitesse que ces moteurs pourraient prendre, pendant un temps peu prolongé, en ne produisant aucun' effort; 3"" quand la durée de travail journalier varie de 1/2 à 1/3 du temps le pJus prolongé pendant lequel le travail peut être constamment soutenu, sans nuire à la santé de l'homme ou des animaux; ce temps ne peut dépasser dixhuit heures par jour, quelque petite que soit la tâche journalière, ne consisterait-elle qu'en une présence constante dans les ateliers.

39. Voici quelques résultats que nous extrayons du Traité des Moteurs, par Courtois, ingénieur en chef des ponts et chaussées :

Un homme d*une taille moyenne et d'une force ordinaire pèse 70 kilogrammes, y compris ses Tètements.

Le plus grand effort qu'il puisse exercer en tirant ou poussant horizontalement est de 50 à 60 kilogrammes.

L'effort que l'homme peut exercer avec les bras est d'enyiron 80 kilogrammes.

Le plus grand poids qu'il peut porter est ordinairement de 150 kilogrammes, et s'élève parfois à 450 kilogrammes ; celui qu'il peut soulever varie de 200 à 300 kilogrammes.

La vitesse du coureur peut être de 13 mètres par seconde pendant quelques instants ; la vitesse ordinaire est de 7 mètres, celle de la marche d'environ 2 mètres, et celle du voyageur 4 ",60.

La force moyenne des femmes est égale à celle d'un adulte dé 15 à 16 ans^ et ne surpasse pas les deux tiers de celle de l'homme.

Un ouvrier exercé, de même force qu'un autre, fait souvent un travail double et même triple sans éprouver plus de fatigue.

Un manœuvre qui monte un escalier sans charge, prend, pendant un travail journalier de 8 heures, une vitesse de 0'",15.

Le pas horizontal de l'homme est de 0",65. La plus grande hauteur verticale que Thomme qui travaille puisse franchir sans gêne est de 0"^25.

Le soldat chargé de 15 à 20 kilogrammes, sur un beau chemin en pays de plaine, peut parcourir 49 kilomètres en 10 heures de marche par jour. La marche ordinaire de nos armées varie de 28 k 36 kilomètres par jour ; pendant les guerres du premier Empire français, ce parcours a atteint quelquefois 48 et même 60 kilomètres.

Un colporteur chargé de 44 kilogrammes parcourt 20 kilomètres par jour.

Les portefaix de Rive-de-Gier qui chargent les bateaux portent un hectolitre de houille de 85 kilogrammes à 36 mètres, et font de 290 à 300 voyages par jour.

D'après Coulomb, un homme qui porte des fardeaux k une assez grande distance et revient à vide, peut porter environ 61 kilogrammes, et parcourir dans sa journée 11 kilomètres avec cette charge, et par conséquent la même distance k vide.

Sur un sol horizontal, un homme transporte, dans sa journée de 10 heures, en 500 brouettées de 60 kilogrammes, 20 mètres cubes de terre k 30 mètres.

D'après Coulomb, le travail utile maximum d'un homme qui monte en portant une charge de 65 à 70 kilogrammes n'est que le 1/4 du travail qu'il peut produire lorsqu'il monte libre et sans charge.

Dans des terrassements exécutés au fort de Yincennes, où l'homme élevait les matériaux par le poids de son corps, chaque manœuvre élevait dans sa journée 310 fois le poids de son corps k 13 mètres de hauteur.

Le poids des chevaux varie de 300 k 700 kilogrammes ; il existe même des petits chevaux^ appelés poneys, dont le poids est k peine de 200 kilogrammes. Celui des chevaux de malles-postes ou de diligences est ordinairement de 450 kilogrammes.

MOTEURS ANIMÉS

Le plus grand effort des chevaux de trait varie de 300 à HOO kilogrammes.

Laplas grande vitesse que puisse prendre un cheval dans une course d'un quart d^henre ne dépasse pas 14 à 15 mètres (courses du Champ de Mars) ; la vitesse du cheval au galop est de 10 mètres ; au trot, elle est de 3'",50 à 4 mètres ; au grand pas de 2 mètres, et an petit pas, de 1 mètre.

Les chevaux de malles-postes traînent 500 kilogrammes à la vitesse de 4"',44y et parcourent 20 kilomètres par jour ; ceux des diligences^ 800 kilogrammes à la vitesse de 3",33, et parcourent 24 kilomètres ; ceux des chasse-marées, 560 kilogrammes à la vitesse de 2"',20, et parcourent 32 kilomètres.

Sur le dos^ la charge du cheval est moyennement de 100 k 175 kilogrammes ; les pelletiers anglais la portent quelquefois à 200 ou 250 kilogrammes à une faible vitesse.

Un cheval portant son cavalier du poids de 80 kilogrammes, et marchant pendant 7 heures, parcourt 40 kilomètres, ce qui donne une vitesse de l^^O*

40. Le tableaa suivant, qui donne le rapport de Teffort de tirage à la charge traînée, voiture comprise, sur les différentes espèces de chemins, permet de comparer Veffet utile produit par les moteurs animés , dans le transport horizontal des fardeaux sur ces chemins, au travail dépensé par ces moteurs. Ce tableau est le résultat des expériences de Boulard, Rumfort, Régnier et de quelques autres observateurs.

NATDRB BB LA VOU SUPPOSÉE BOBIZONTALE.

Terrain naturel, non battu et argileux, mais sec

Id, id. siliceux et crayeux

Terrain ferme, battu et très uni <•..;•

[\ Chaussée en sable ou cailloutis nouvellement placés

Id. en empierrement, k Tétat d'entretien ordinaire

id parfaitement entretenue et roulante .

BAPPOBT

du tirage charge totale

Id, Id.

Id.

pavée à la manière ordinaire, et la | au pas.

voiture étant suspendue (au grand trot • .

pavée en carreaux de grès bien en- ( au pas.

tretenns {au grand trot ....

Id. en madriers de chêne non rabotés

Chemins k ornières plates , en fonte de fer, ou en dalles très dures

et très unies

Chemins de fer à ornières saillantes, en bon état d'entretien. . . . Id. id. parfaitement entretenues, et les essieux continuellement huilés. .

Le poids de la voiture varie ordinairement entre 1/3 et i/4 de la charge totale.

Nota. Le rapport du tirage à la charge traînée augmente rapidement avec la pente des chemins.

Cette pente, si faible qu*elle soit, a une influence sensible. On s'en ren» drait compte facilement par la théorie du plan incliné (voir n"" 78). Aussi, sur les lignes ferrées pour chemin de fer, les pentes sont-elles très limitées. Des inclinaisons de 0",01 et 0"',02 par mètre sont déjà considérées comme de très grandes inclinaisons. Elles exigent des locomotives puissantes, et des pentes supérieures à 0°'9O25 exigent des machines

spéciales.

PREMIËRE PARTIE.

41, Tableau des rapports de la force de tirage à la charge

Accotement en terre en très bon état, b peu pris aec

Accotement solide recouTCrt d'une couche de graTler de0*,03 hO*,04 d'épitleeenr.

Accolemanl solide recomert d'une touche de graiier de 0",05 à 0",06 d'épaisseur.

Sol en terre ferme recouvert de O'.JO ï O'.IS de gratter, ou route neuve ....

Accotement ou route couverte de neige non frayée ■

il ea (erre ferme, recouvert d'une coDche de lahie fin mêlé de gravier de 0",10 ï 0-,15 d'épaisseur

n trËs bon étal, trts sèobe et trie u

« de poussière, avec quelques cailloux

I très solide, arec gros caiUoui fa fleoi du sol .

I solide, aveG frajé léger et boae molle

I solide, aVec omiires et bonfl

c détritus et bone épaisse

tris dégradée, ornières profondes de 0',06fa 0',0S, booeépusse.

Pavés en gris de Sierck serré

Pavé en grts / ordinaire sec

de !

Fonisinebleau. >> en état ordinaire, moniUé et couvert de boue. . Tablier de pont en madriers

l largeur de la jante ;

r rsjon des essieu ;

r* rïfon des petites roaea;1

r" njoB des grandes roues;

f coefficient de frotteinent de l'i

MOTEURS ANIMÉS

totale traînée f d'après les expérietices du général Morin,

DIUGENGES

Page 1