PROPORTION
de charbon fourni par la
distillation
lUTUEE
aspect du charbon (^tenu.
0,50 à 0,60L Pjl^énilent on ' V, »')to^t au plus fritte.
"' ''• » I mais très fendillé
! Fonda, , , moyennement
I compact,
ÎFondiK très compact, peu fendillé.
(1; L'oxygènA comprend en réalité l'azote, mais la proportion d'azote dépasse rarement 1 p. 100 du poids des combustibles.
Cette classification de Gruner dififère peu de celle de Regnault. Les trois premiers types correspondent aux trois premiers genres de ce savant. La différence porte sur les deux derniers. Gruner sépare complètement les houilles des anthracites proprement dits, et laisse dans la classe des houilles maigres les charbons dont le coke conserve encore une certaine tendance à se fritter. Il nomme les houilles du quatrième type houilles grasses à courte flamme et non houilles /orte5 et dures^ pour éviter toute équivoque. Les houilles à courte flamme sont appelées dures par Regnault, d'après la qualification adoptée dans le Nord, parce qu'elles durent au feu, tandis qu'au fond ces houilles sont les plus tendres et les plus friables de toutes.
Gruner insiste aussi sur la différence à établir entre les houilles sèches et les houilles maigres. Le plus souvent, on emploie indifféremment l'un ou l'autre terme pour désigner par là un charbon non col-
rOMBUSTIBLES. 701
lant. Pour éviter toute confusion, il convient de réserver le mot de iec pour le premier type, où l'absence du pouvoir agglomérant est due, comme dans les lignites, à la forte proportion d'oxygène, et d'appliquer par contre lé terme de maf^rre uniquement aux houilles peu grasses qui passent aux anthracites, par suite de la forte teneur en carbone et de la faible proportion d'hydrogène. On remarquera encore que cette classification est surtout basée sur l'analyse immédiate^ c'est-à-dire sur la proportion et la nature du résidu de la distillation qui correspond d'ailleurs au pouvoir calorifique (533).
Les cinq types de houille se reconnaissent déjà, jusqu'à un certain point, par les caractères extérieurs; mais il convient pourtant, si l'on veut éviter toute erreur, de les soumettre à l'analyse immédiate. Les houilles à longue flamme, voisines des lignites, sont relativement dures, sonores au choc, tenaces, à cassure inégale, d'un noir mat et à poussière plutôt brune que noire. A mesure que l'oxygène diminue et que, par suite, la proportion d'eau fournie par la distillation tend à décroître, on voit la houille devenir plus friable, moins sonore, plus noire et plus dense. L'éclat augmente surtout avec la proportion d'hydrogène, et avec l'hydrogène aussi, le pouvoir agglomérant. Enfin, les houilles qui passent aux anthracites sont d'un noir pur, et de nouveau, en général, un peu moins tendres que les houilles grasses à courte flamme.
Ces diverses propriétés sont au reste notablement modifiées par les éléments terreux. La densité et la dureté croissent avec la teneur en cendres, tandis que Téclat tend à diminuer.
La combustibilité et Vétendice de la Jlamme dépendent des éléments volatils. Les houilles voisines des lignites s'enflamment aisément^ elles brûlent avec flamme longue et fuligineuse; on les sn^pellejlambantes. Celles qui sont peu riches en matières volatiles, et surtout en hydrogène, s'enflamment et brûlent moins facilement ; elles se consument plus lentement; elles durent au feu; la flamme est d'ailleurs courte et peu enfumée.
La combustibilité des houilles dépend aussi de la nature des cendres. Lorsqu'elles sont ferrugineuses et calcaires, elles encrassent et empâtent les grilles sous forme de mâchefer. Les cendres purement argileuses ou siliceuses restent pulvérulentes et gênent beaucoup moins la combustion. Dans les cendres argileuses on rencontre pourtant presque toujours, comme dans les argiles les plus réfractaires, une faible proportion de potasse ou de soude. Le phosphate de chaux s'y montre également et contribue, avec les alcalis, à donner aux cendres des houilles des propriétés fertilisantes.
La classification ci-dessus adoptée s'accorde non seulement avec le pouvoir calorifique, mais encore, jusqu'à un certain point, avec Vâge géologique. Ainsi, dans la plupart des bassins houillersj on constate que les couches supérieures sont plus riches en matières volatiles que les couches inférieures. Cependant cela n'est vrai que pour les couches d'un même bassin, et il faut ajouter pour les couches qui se succèdent le long Wune même verfica/e; car les houilles varient souvent d'un bassin à un
autre^ et, de plus, dans un bassin donné et dans une même couche, en passant de l'un des bords du bassin à Tautre. Ainsi, la grande couche de Rive-de-Gier est à longue flamme vers Textrémité orientale du bassin et anthraciteuse à son extrémité occidentale. Dans le pays de Galles, les houilles sont grasses à Test, maigres à Touest. Dans le bassin d'Ahun (Creuse), une môme couche fournit du charbon maigre vers le milieu du bassin, et du charbon gras aux deux extrémités, à moins de 3000 mètres de la partie médiane^ etc., etc. Ainsi encore les houilles d'Ecosse sont à longue flamme et sèches, quoique appartenant à la formation houillère inférieure^ et les houilles des Alpes sont antbraciteuses même dans les parties les plus modernes du terrain carbonifère.
Des généralités qui précèdent, passons à Tétude spéciale des cinq types, en commençant par celui qui se rapproche le plus des lignites.
529. Tableaa de la composition de quelques houilles des différents types,
d'après divers opérateurs.
oMftiHB DIS lomuis.
l*' TYPE. Houilles sèthes à longue flamme.
Moyenne de onze couches de la Haate-Silésie. .
Movenne de trois coaches de la mine de Eoni-
gin- Louise (Haiite-Silésie)
Hotiille de Hartley (Newcastle)
Houille sèche de Loniseathal (Saarbrûck). . . . Moyenne des coaches supérieures de Saarbrûck. Houille très dure de la mine Louise (Uaute-
Silésie)
Grande couche du Snd-Staffordshire, moyenne
de quatre bancs
Houille de Btausy, pareille à celle du Montcean
citée page 618
Splintcoal d'Ecosse, l la limite des charbons
gras, moyenne de trois couches
Moyenne du système supérieur de Saarbrûck. .
S* vm. HmUlles grasses à Umgue flamme^ ou charbon à ga*.
Honille de Gommentry
«■> d Epinae. ••••■•■«■•■••.••
— deSuItzbach •
— de Buttweiler. . . • .
■» de Heinilz. ....«•
Moyenne du système inférieur de Saarbrûck. . Moyenne des sept coaches inférieures de Fne-
drichstbal
Moyenne de trois couches de Bruay, Marlhes,
Bully (Pas-de-Calais)
Flena gras de Mons, moyenne de quatre coaches.
OOHFOSITIOlf
des
houilles,
déduction faite
des cendres.
O+Âz
MATliKES
volatiles dans les houilles
pures
sans cendres, par 100.
MATUBB
et aspect du coke.
Pulyéml. outrés pea fritte.
Coke fritte.
Gokepulvéruleoi
Légèrement fritte
Coke fritte.
GokepalYérolat
Goke fondu métalloïde.
Coke fondn, mais non boursonflé.
[Coke fondn, pen boursouflé.
Goke bien foodv, léger.
Id
ORIOINS DBS HOVILLZS,
3* TTPB. Houilles grades proprement dites ^ ou charbons de forge.
Grande couche de la Grand'Groix (Rive-4e- Gier) :
1** Partie supérieure
2"* Partie inférieure
Houille grasse de Newcastle
Houille grasse de Durham (Torkshire)
Moyenne de cinq couches de Denain, près Ya-
lenciennes
Mo]f enne de neuf couches du hassin de Yalen-
ciennes
Moyenne de trois couches de Lens, Hersin et
Billy-Montigny (Pas-de-Calais)
4* TTPE. Houilles grasses à courte flamme, ou charbons à coke.
Houille du puits Henry (Rive-de-Gier) (couche
bâtarde)
Honille de Rochebelle près Alais (Gard). . . .
Houille du paits Ghaptal du Greusot
Moyenne de six couches, dites fines forges, de Mons
Moyenud de sept couches du Centre (Belgique). Moyenne de trois couches de Gharleroi
5* TT?B. HouiUes maigres ou anthraciteuses.
Houille du puits Saint-Paul, du Greusot
Houille antnraciteuse du Greusot
Moyenne de huit couches de Gharleroi
Moyenne de oing; couches de Gharleroi
Rolduc (Aix-la-Chapelle)
Mayenne
COMPOSITION
des
houilles,
déduction faite
des cendres.
O+Az
HÀTliRES
volatiles dans les houilles
pores
sans cendres,
il,Sà3t,t
15àlt