FOYERS
épaisseur est réduite à 0",015, avec toujours 4/4 environ (O^'jOOS) d'espace libre. La houille menue et les combustibles qui se divisent sur la grille exigent des intervalles très faibles entre les barreaux.
La somme des espaces libres compris entre les barreaux est à peu près égale à la section des carneaux ou de la cheminée à son sommet (542).
Les barreaux en fer sont rectangulaires et souvent carrés. Pour les foyers des fourneaux métallurgiques, destinés k produire de très hautes températures, les barreaux sont en fer, et on leur donne O'^jOS de hauteur. L'air qui arrive s'échauffe fortement entre les barreaux, en même temps qu'il les refroidit.
Les barreaux en fonte sont ceux que l'on emploie le plus souvent. Ils sont plus larges en haut qu'en bas, afin que malgré leur plus grande hauteur, qui atteint 0"*,08 à 0"",10 au milieu pour des barreaux de 1 mètre de longueur, la grille ne s'encrasse pas. Les barreaux ayant de 0*,08 à 0"*,10 de hauteur au milieu n'ont que 0»,05 à 0*^,06 aux extrémités. Des petites saillies latérales venues aux extrémités des barreaux, ainsi qu'au milieu quand ils sont longs, en maintiennent l'écartement. On laisse à l'extrémité des barreaux, mis en place, un certain jeu, afin qu'ils puissent se dilater librement. Quelquefois même on fait en biseau leur extrémité antérieure, afin qu'en se dilatant ils tendent à s'élever au lieu de pousser contre la plaque de fonte qui éloigne la grille de la porte.
Lorsque les barreaux sont longs et d'une faible épaisseur de O'^jOlS, il est bon de les fondre par couple, afin d'en augmenter la résistance.
Les barreaux reposent à chaque extrémité sur un sommier en fer carré posé transversalement, et dont les extrémités pénètrent dans la maçonnerie du fourneau.
La surface des grilles est de 1 décimètre carré pour 1 kilog. ou 1^,2 de houille à brûler par heure; cependant on va à 1S5 et même 21 kilog. sans que l'effet en soit sensiblement diminué. Pour quelques grilles, cette consommation a été réduite jusqu'à 0^,3; mais alors il faut que le tirage à travers la grille soit faible, comme, par exemple, sous les chaudières en plomb. D'après quelques résultats obtenus, on peut admettre que les grandes grilles sont favorables à l'effet produit par le combustible, mais il est plus difficile d'en obtenir un feu d'une intensité uniforme ; c'est ce qui fait que les iBgénieurs, d'abord partisans des grandes grilles, reviennent aux grilles brûlant de 1 kilog. à 1^,2 par décimètre carré (749). Pour les chaudières de navires, cette consommation varie de O^fi à 0^,6, et elle atteint 0^8 à 1 kilog. quand le tirage est forcé.
On peut admettre moyennement que pour la houiDe menue ou un combustible gras qui s'empâte, il faut une faible épaisseur sur la grille, et que la consommation est deOS4àOS6par décimètre carré; que pour le tout-venant et la gaiUette, traversés plus facilement par l'air, on brûle de 0^,8 ai kilog. pour la houille demi-grasse, et de iSSt à i^,Z pour la houille sèche (621, 527).
L'épaisseur de houille sur la grille varie de 0",05 à 0*,08, et s'élève jusqu'à 0"',12> suivant qu'elle est plus ou moins menue. Pour les houilles
demi-grasses, cette épaisseur est de 0",15, et de 0~,20 pour les houilles sèches. Pour les chaudières de navires, l'épaisseur de houille sur la grille varie de 0-,iO à 0",i4. Pour le coke, dont la consommation par heure varie de 2 à 3 kilog. par décimètre carré de surface de grille, l'épaisseur de la couche de combustible sur la grille varie de 0",20 à O^'jBO. Dans les locomotives, où le tirage est très grand, chaque décimètre carré de surface de grille brûle environ 4'',30 de coke par heure. Pour le bois, la tourbe et la tannée en mottes, la surface de grille est de 3 décimètres carrés par 10 kilog. de combustible à brûler par heure.
Pour que le chauffeur puisse facilement gouverner son feu, la largeur de la porte ne devant pas dépasser 0",40 à 0"'^45 au plus, la largeur de la grille ne doit pas être supérieure à i mètre, et sa longueur à 2 mètres; ce qui fait un maximum de surface de 2 mètres carrés. Si une consommation de combustible exige une plus grande surface, on a recours à plusieurs foyers. En plan, la grille forme un rectangle, que Ton raccorde par un trapèze avec l'ouverture de la porte.
Pour la houille menue, la distance entre la grille et la chaudière ou les bouilleurs varie de 0",30 à0",35, et elle atteint 0",40 pour les très grands foyers; pour les houilles sèches, cette distance est de 0",50; pour la houille en gaillette à chaude et longue flamme, elle varie de 0",40 à 0",50; pour la tourbe, elle est de 0",50 à 0",55; pour le coke, 0",60, et pour le bois, de 0",60 à 0",75.
Les grilles sont ordinairement horizontales ; mais on les incline quelquefois de 1/8 à 1/6 de Favant vers Tarrière, ce qui est utile pour les combustibles qui dégagent beaucoup de flamme.
Les portes de foyers ont de 0",22 à 0",35 de hauteur, de 0",26 à O^jSO habituellement, et de 0"',35 à 0",40 de largeur; elles doivent être aussi petites que possible, sans que le chargement et le tisonnage de la grille cessent d'être faciles. On les fait en fonte, et, selon leur largeur, elles sont à un ou à deux vantaux; elles doivent être ajustées avec soin, afin de diminuer les rentrées d'air. Pour que la porte n'atteigne pas une température trop élevée, suivant les dimensions du foyer, on Tespaee de 0»,25 à 0",40 du devant de la grille, de 0",30 à 0»,35 ordinairement, «t pour diminuer encore le rayonnement, souvent on dispose une plaque de tôle que des entretoises maintiennent parallèlement à quelques centimètres de la face intérieure de la porte.
Quelquefois aussi la porte est garnie intérieurement d'un cadre rempli de terre à brique. Cette disposition, qui est très bonne pour diminuer la perte de chaleur, est surtout utile pour les grands foyers, parce qu'elle permet de réduire la distance de la grille à la porte.
Pour la facilité du chargement, il convient que le seuil de la porte 60it à 0",75 ou 0"',80 au-dessus du sol.
La porte du foyer et celle du cendrier sont montées avec solidité sur une devanture de fonte fixée solidement contre la face du fourneau, par des boulons dont la longue tige est scellée dans le massif de maçonnerie.
En plaçant sur le sol du cendrier une cuvette en fonte remplie d'eau,