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L'expérience a fait voir qu'une seule soupape, dont l'orifice avait un diamètre déterminé par la formule empirique (a) ou par celle (a'), suffisait pour débiter toute la vapeur qui pourrait se former dans la chaudière, à la pression absolue de N atmosphères ou à la pression effective de p kilog. par centimètre carré, sous l'influence du feu le plus actif. Ainsi, quand une chaudière sera munie de deux soupapes fonctionnant bien et ayant des dimensions calculées avec la formule (a) ou (a^, on n'aura point à craindre que la tension de la vapeur dépasse la limite assignée, sauf peut-être le cas où l'eau, par suite d'un défaut d'alimentation, parviendrait à atteindre des parois rouges.

775. Robinets et clapets. Les robinets de vapeur se font généralement en bronze. L'orifice d'écoulement est allongé afin de réduire le diamètre de la clef. On emploie les robinets à boisseau pour les conduites de vapeur de plus de O'^fii de diamètre; au-dessous de ce chiffre, on fait usage des robinets- valves à soupape et à obturateur plan.

Les clapets de vapeur sont rectangulaires et se font en fonte ou bronze; cette dernière matière est usitée surtout pour les plus petits, qu'on munit souvent de cuir formant garniture (769).

776. Manomètre à mercure. Toute chaudière à vapeur doit être munie d'un manomètre, gradué de manière à faire connaître immédiatement la tension de la vapeur dans la chaudière (p. 976). Le tuyau qui amène la vapeur au manomètre doit être adapté directement sur la chaudière, et non sur le tuyau de prise de vapeur ou sur tout autre tuyau dans lequel la vapeur est en mouvement.

Fig, 168. La figure 168 est la coupe, à l'échelle de 1/5, d'un

manomètre à air libre, à cuvette et à tube en verre.

A cuvette en fer forgé ; elle est formée d'un prisme en fer k

base carrée de O^jOG de côté, ayant 0",17 de hauteur. On

a foré, suivant Taxe du prisme, une cavité cylindrique de

O^jO* de diamètre et de 0",406 de profondeur ; au fond de

cette cavité s'en trouve une autre d'un diamètre moindre^

dans laquelle pénètre l'extrémité du tube manométrique.

B plaque en fer carrée fermant la cuvette, sur le haut de

laquelle elle est fixée par quatre vis ; le joint est fait k

l'aide d'un peu de mastic de minium interposé entre les

surfaces de contact.

G bouchon en fer vissé dans la plaque B. Ce bouchon est

percé d'un trou dont le diamètre est un pou supérieur k

celui du tube en verre qu'il doit recevoir. Vers le bas ce

trou est rétréci pour retenir le mastic qui doit sceller le

tube dans le bouchon G.

D tube en cristal, de O'^^OOS de diamètre intérieur et de

O^jOœ k 0",01 de diamètre extérieur, dont la longueur

dépend du maximum de pression que le manomètre doit

mesurer.

E tube en fer creux de CyOlS de diamètre intérieur, fermé supérieurement et infé«

rieurement par des bouchons k vis en fer. F petit tuyau courbé établissant la communication entre le bras du tube £ et la cuvette A, immédiatement au-dessous du bouchon G. Un tuyau analogue, mais suffisamment long, établit de même la communication entre le haut du tube E et

la chaudière.

G madrier en sapin portant l'échelle, et auquel est fixé tout l'appareil.

Cet appareil doit être rempli de mercure et monté sur place. Le madrier étant fixé à un mur vertical, avant de mettre le tube D en place, on verse le mercure dans la cuvette, jusqu'à ce qu il ait atteint un niveau 0, tel que quand la pression sera maximum, la surface du mercure couvre encore de 1/2 centimètre au moins le haut de la partie rctrécie de la cavité de la cuvette. On met alors en place le tube D, en tenant son extrémité à 4 ou 5 millimètres du fond de la cavité de la cuvette, et on le fixe au madrier G par des brides légères, en ayant soin d*interposer un peu de coton entre le tube et le madrier. On lute ensuite le tube au bouchon G, en ayant soin, pendant cette opération, d^échaufifer ce dernier en le tenant entre des tenailles de forge portées au rouge sombre.

L'opération terminée et Tappareil refroidi, on remplit complètement le tube E d'eau, qui s'introduit également dans toute la partie restée vide de la cuvette, et on visse le bouchon qui ferme le haut du tube £.

La pression de la colonne d'eau a fait monter le mercure dans le tube en cristal jusqu'à un certain niveau, qui est le point de départ de Téchelle, et où l'on marque une atmosphère, d'après l'ordonnance de 1843. A partir de ce point, on divise le madrier, sur sa hauteur, en parties égales, dont chacune représente 1/10 d'atmosphère.

Désignant par h l'intervalle de deux divisions, en négligeant la variation du niveau 0 dans la cuvette, on aurait :

Mais pendant que le niveau du mercure s'élève de h dans le tube D,

il s'abaisse de h ^ * ^> dans la cuvette; on a donc, en n^ligeant

l'influence de l'eau qui remplace le mercure dans la cuvette :

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