‹ Formules, tables et renseignements usuelsChapitre 296 sur 296 · Poidi mo7«iu dti tajtm m nivn rosse MBdé«, ptr inètr · texte numérisé non relu

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783'". Poids dD mètre courant des tubes enivre ronge, sans «oadares.

Il millim. I kilogr. | kilogr. | kilogr. | fcilogr. [ kilogr. | kilogr. | kilogr. | klloffr. | kllogr. |l

Les tubes en fer, soudés à recouvremenl, s'emploient aussi pour chaudières, de môme que les tubes en acier doux Bessemer.

783. Joints das chandièreB. Les joints doivent Être visités et presque tous refaits chaque fois qu'on visite et qu'on nettoie les chaudières. Faire les joints, c'est adapter entre les parties qui doivent être jointes des garnitures de filasse ou des rondelles de plomb imbibées ou entourées d'un mastic spécial, de façon à produire une fermeture hermétique et imperméable.

Les joints doivent être soigneusement lûtes au mastic de minium. En les préparant, on place sur les bords de chaque bouchon une petite couronne de filasse ou de plomb qui empêche le mastic, régulièrement étalé au-dessus et autour, d'obstruer l'intérieur et de déborder extérieurement sous l'effet du serrage des écrous et boulons des raccords. Avant que le mastic soit sec, on serre les boulons et écrous, en ayant soin d'huiler les parties iiletées et en prenant garde d'arracher les liges des autoclaves.

Pour refaire les joints, on procède dans l'ordre et de la façon qui suit :

1* Robinet de la prise de vapeur au dôme de soupape et à la boite, — au minium;

2« Tuyau d'échappement du cylindre au coude d'échappement dans la cheminée, — au minium;

3* Petits tuyaux de purge du cylindre et de la boîte à vapeur, — simple rondelle de plomb sans minium;

4* De la pompe aux robinets, — rondelles de plomb sans minium;

5* Du robinet au bac d'alimentation, —rondelles de plomb;

6* Aux deux robinets du niveau d'eau, — filasse et minium;

V Sièges des soupapes de sûreté et du sifflet, — minium ;

8* Du manomètre au petit robinet, — rondelle de plomb ;

9* Petits autoclaves, — minium et étoupes en tresse;

iO* Grand tampon autoclave, — minium et filasse en tresse.

L'emploi du mastic de minium étant très fréquent et ceuK qu'on trouve tout préparés n'offrant pas des garanties suffisantes, il vaut mieux le faire soi-même, ce qui est simple et facile. Voici la recette : Prenez deux parties de minium et une partie de céruse broyée à l'avance à l'huile de lin; pétrissez-les ensemble à coups de marteau sur une pierre; parfois on incorpore dans ce mélange un peu de filasse hachée d'avance.

783^". Forme des jeU de vapeur. M. Henderson a exposé en 1887, devant la Société des Ingénieurs de Philadelphie, le résultat de ses recherches sur la forme des jets de vapeur. Il a opéré sur des jets lancés de has en haut par des tubes de 12, 19 et 25 millimètres de diamètre, terminés par des ajutages coniques de 13 millimètres de longueur dont rorlfice avait un diamètre inférieur de 6 millimètres à celui des tubes. La pression de la vapeur était de 6'«„5 et de 10 kilog. par centimètre carré. M. Henderson a trouvé, au moyen de reproductions photographiques, que la forme du jet est un tronc de cône.

On a trouvé les valeurs suivantes pour le demi-angle du cône :

Valeur du demi-angle pour IHamètre de roriilce les pressions de

des ig otages. ^ ««i ^ . «n %

6 millimètres !!• 19' 12» 4'

783 ter. Comparaison entre les divers systèmes de générateurs de vapemr (anciens et modernes). Nous donnons quelques extraits d^an résumé très substantiel fait dans la Revue technique de V Exposition de 1889, par M. F. Bougarel, ingénieur, secrétaire du Syndicat des chaufTeurs et mécaniciens de la Seine.

« Les chaudières à vapeur qui ont figuré à TExposition de 1889, se divisent en deux principaux genres : les chaudières à production rapide, c'est-à-dire les chaudières multituhulaires, à faible volume d'eau, dites inexplosibles, dont l'emploi a pris, depuis quelques années, une grande extension, et les chaudières à grand volume d'eau, qui sont un peu

abandonnées^ parce que sans doute, on croit qu'elles sont plus dangereuses que les précédentes.

« Au risque d'être considéré comme un vieux routinier, je déclare que j*ai la plus grande estime et une préférence justifiée pour la plus ancienne des chaudières à grand volume d*eau, la chaudière à deux bouilleurs inférieurs, qui n'a figuré à TExposition que sous la forme perfectionnée de chaudière semi-tubulaire. »

La chaudière à deux bouilleurs inférieurs, sans tubes intérieurs, a été créée, vers 1825, par M. A. Durenne père, en vue du remplacement des premières chaudières à vapeur employées dans l'industrie en France, lesquelles étaient en fonte.

« Sans retirer aux chaudières multitubulaires aucune des qualités qui leur sont justement attribuées, il est permis de douter qu'on voie jamais une chaudière de ce genre, ayant 50 ans de service, et dont les parties essentielles n'auront pas été remplacées plusieurs fois. £t, au point de vue des explosions, je ne crois pas que la statistique administrative puisse démentir mon affirmation que les chaudières multitubulaires ont donné lieu relativement à un plus grand nombre d'explosions que les chaudières ordinaires à deux bouilleurs; mais je me hâte d'ajouter que les effets des explosions de ces dernières sont plus terribles que ceux de l'explosion des chaudières multitubulaires, et particulièrement des chaudières du système Belleville, dans lesquelles le volume d'eau étant insignifiant^ les elTets de la vapeur d'un ou de plusieurs tubes sont presque nuls. »

M. Bougarel déclare que le véritable créateur du générateur dit ineo^plosible est M. Belleville, que tous les constructeurs de générateurs multitubulaires français et étrangers n'ont fait que suivre dans la voie qu'il a ouverte. M. Belleville a essayé dès 1849 de produire la vaporisation instantanée avec un générateur composé de tubes d'un très petit diamètre, et après quelques années, il est arrivé à construire le générateur si connu et si répandu qu'il a constamment perfectionné.

<( Vers la même époque, un autre inventeur français, M. Hédiard, créait aussi avec le concours de la maison Jolly, d'Argenteuil, un générateur dit inexplosible. Il est encore employé aujourd'hui, quoiqu'il n'ait figuré à aucune Exposition universelle depuis 1867, où M. Hédiard obtint une médaille de bronze pour l'un des générateurs de son système qui fonctionnait dans cette Exposition, et qui après plus de 20 ans de service fonctionnait encore chez M. Piver, le parfumeur bien connu. »

Dans un autre passage de sa conclusion sur les générateurs, M. Bougarel s'exprime ainsi : « Ma grande estime pour les chaudières à deux bouilleurs ordinaires ne m'empêche pas d'apprécier, comme elles méritent de Têtre, les chaudières demî-tubulaires, les chaudières tubulaires à foyer et faisceau de tubes amovibles du système Thomas et Laurens. Les chaudières des systèmes Galloway, Fouché et de Laharpe, Farcot, Imbert, Dulac, etc., tout en devant être classées dans les chaudières à grand volume d^eau/peuvent être considérées comme des chaudières à

production rapide, présentant la qualité de grande stabilité présentée par la vieille chaudière à bouilleur ordinaire. J'avoue cependant que toutes les fois que je trouve dans une usine la place nécessaire pour rinstallalion de la vieille chaudière à bouilleur, c'est encore celle-ci que je conseille d'installer de préférence à toute autre. »

THERIODYIAIIQUE

784. Éqaivalent mécaniqae de la chalear. Quand deux corps se frottent l'un contre l'autre, il y a du travail produit ou dépensé et de la chaleur dégagée.

Si l'on comprime un gaz, il y a également du travail dépensé et de la chaleur dégagée. Si, au contraire, le gaz se dilate en exerçant une pression contre son enveloppe, il y a production de travail et absorption de chaleur. Comme cas particulier, si le gaz se dilate sans produire de travail, il ne perd pas de chaleur; ainsi, en établissant une communication entre un récipient rempli de gaz comprimé et un autre récipient oii l'on a fait le vide, le gaz possède, quand il occupe les deux récipients, la même température que quand il n'occupait qu'un récipient.

La vapeur, en poussant le piston d'une machine à vapeur, produit du travail en même temps qu'elle perd une portion de la chaleur qu'elle possédait en arrivant au cylindre. Une calorie transformée en travail mécanique produit 425 kilogrammètres.

Dans tous les cas, il existe un rapport constant entre le travail dépensé ou le travail produit et la chaleur dégagée ou la chaleur absorbée, et ce rapport est égal a 425; le rapport de la chaleur au travail est, par

suite, égalà^-

425, le nombre de kilogrammètres produit par une unité de chaleur ou qui est produit par l'absorption de cette unité, s'appelle équi-

valent mécanique de la chaleur, j^ de calorie, correspondant au travail de i^", est appelé équivalent calorifique du travail.

Ce rapport a été trouvé expérimentalement par Joule, qui employait la chute de poids à faire tourner un agitateur dans un calorimètre, ou encore à faire frotter deux solides l'un contre l'autre. Puluj en 1876, et Rowland en 1879, puis Yiolle, ont repris, en la modifiant un peu, la méthode de Joule^ et ont trouvé à très peu près les mêmes nombres.

M. Hirn, en expérimentant sur une machine à vapeur, où les pertes sont très grandes, a trouvé 398 comme équivalent mécanique de la chaleur développée. La thermodynamique étudie les relations mesurables qui se manifestent entre la chaleur et le travail, soit que le travail se produise aux dépens de la chaleur, soit que la chaleur apparaisse comme l'effet d'une dépense de travail (machines thermiques).

THERMODYNAMIQUE. — ÉGUIRAGE. 1007

Bien avant Joule, Carnot avait formulé le principe suivant : // ne peut y avoir transformation de chaleur en travail que s'il y a chute de température. Une machine ne peut produire de travail si sa température est uniforme dans toutes ses parties. Clausius a formulé le principe suivant : On ne peut faire passer de la chaleur d'un corps à un autre dont la température n'est pas moindre ^ sans dépenser du travail.

1 kilog. d'eau à 0% pour se transformer en glace sans changer de température, dégage 79 calories (489); d'autre part, comme 1 calorie équivaut à 425 kilogrammètres, il en résulte que la transformation d'un kilog. d'eau à 0» en glace développe 425 x 79 = 33 575 kilogrammètres.

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