‹ Formules, tables et renseignements usuelsChapitre 5 sur 296 · L.-A. BARRÉ · texte numérisé non relu

L.-A. BARRÉ

INTRODUCTION

X>S3 XjJL PRSMIX3RS S3X>lTIOM' ( 1 8'^a )

L^art de bien construire repose sur un certain nombre de principes, qui servent de base aux règles pratiques à suivre dans rétablissement d'un projet quelconque : depuis la machine la plus élémentaire jusqu'à la plus compliquée, de l'atelier du simple ouvrier jusqu'à ces usines et fabriques où des milliers de bras utilisent la force de moteurs qui étonnent par leur puissance et leurs mouvements majestueux, du chemin de culture aux belles lignes de chemins de fer^de la chétive habitation rustique aux palais les plus somptueux.

De ces principes, on conclut, d'après des considérations tiiéoriques, des règles générales invariables, que la pratique modifie selon les diverses circonstauices qui se rattachent à chacune d'elles.

Les règles théoriques s'expriment par des formules, également invariables, que posent ces hommes qui savent si bien analyser toutes les causes qui participent à un effet. Les règles pratiques s'expriment par les mêmes formules, mais en y faisant intervenir des coefficients pour tenir compte des circonstances qu'on ne peut analyser théoriquement : si l'on veut avoir, par exemple, le travail produit par la vapeur dans une machine à vapeur, il faut affecter l'expression théorique du travail qu'elle développe dans le cylindre d'un coefficient qui dépend du frottement des pièces de la machine, du refroidissement, des pertes de vapeur, etc., et qui, par suite, varie avec le système, les soins d'entretien et la force de la machine; si Ton calcule la section à donner à une pièce pour résister à un effort donné, il faut, pour tenir compte de la non-homogénéité de la matière, multiplier le résultat théorique par un coefficient qui varie selon la nature de la pièce, son mode de résister, et le degré de stabilité qu'on veut obtenir.

Quelques règles sont empiriques, c'est-à-dire que les formules qui les expriment sont posées de manière à représenter, aussi exactement que possible, les relations qui existent entre différents résultats pratiques, sans avoir égard à aucune considération théorique : telles sont, par exemple, les formules qui lient la température de la vapeur d'eau à sa force élastique.

Autant qu'on le peut, il faut déduire les formules pratiques des formules théoriques, parce que ces dernières généralisent, au lieu que celles purement pratiques ne font que réunir des résultats obtenus dans des cas particuliers, et qui souvent varient d'un lieu à un autre, d'une matière à une

INTRODUCTION

mot, suivant les mille circonslaocea difTérentes qui ee préaen-

applications.

iratique doit s'appuyer sur la théorie; c'est en parlant de ce

que nous afoiis rédi^ ce recueil de formules, labiés et ren-

afin qu'il soit utile aux savants, que les ingénieurs et archi-

'ent des règles sûres pour établir leurs projets, et les construc-

ers, tous les renseignements nécessaires & la bonne exécution

lUx.

I, autant qu'il nous a été possible, cité l'auteur de chaque forlaque renseignement, d'abord pour lui attribuer le mérite de

ensuite par ce qu'on retient mieux et applique plus sûrement and on connaît la source d'où elle découle; si nous avons fait lissions, noua prions les personnes qui y sont intéressées de

nous les faire connaître; c'est ég^eroent avec la plus vive ce que nous recevrous leurs observations sur ce qui se trouve iivrage, et les documents qui peuvent ne pas être à notre c«n-

nstruire aedivise en plusieurs parties; mtùs il y a des règles qni les à toutes, et d'autres qui nedififèrent quelégèrement dans plulelles: c'est afin de nepasCuiredoubleemploi, etde bien moa- B qui existe entre les mêmes règles appliquées dans diverses cirue nous les avons toutes réunies dans un même ouvrage. Eu suies, les ingénieurs, les architectes et les constni^Kurs mettront

les difTérentes parties, de leurs projets, donneront des dimenlables et des formes agréables à leurs pièces, et emploieront ieusement la matière, d'où nalironl l'agréable, la commodité,

l'économie.

abord, nous avons senti l'utilité de ce recueil ; ingénieur, nous ins toute l'importance ; c'est ce qui nous a décidé à entretravail aussi pénible que difficile ; heureux si nous avoDs

que nous nous étions prop03é,carnous épargnerons du temps es qui sont à même de consulter des ouvrages spéciaux sur ruire, et nous viendrons en aide & tous ces hommes laborieux rat jusque dans les provinces les plus reculées, et qui, malgré aturel et leur pratique, ne commettent que trop souvent des

les dispositions qu'ils adoptent et dans la manière dont ils i matériaux. Si nous nous sommes rendu utile à nos anciens camarades, ce sera pour nous la plus belle récompense.

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