‹ FortunioChapitre 39 sur 64 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Peu leur importe si la garnison Change. Ce sont toujours mêmes moustaches, Mêmes sabretaches, Mêmes j)âmoisons I Tous ces guerriers sont de pareils modèles Peut-être même que nos belles S'y trompent de bonne foi.

On ne peut causer avec toi, Tu ne sais que railler.

LANDRY

Et toi que gémir...

FORTUMO

Jaime à rêver.

J'aime à boire.

GUILLAUME

J'aime à dormir.

KOI\TUMO

FORTUMO

luH'er sans foniiiiler son rùve, roiirsLiivre d.iiis le ciel changiiant Le vol des inia«.'es fuyaiiis, Que la brise chasse ou soulève.

Rôver sans roriiiuler son rùve.

r.uiLLAUMt:

Dormir toujours, dormir sans trôve, ïoule la nuil dans les draps blancs.

Tout le jour sur les calmes bancs.

Adam dormait (juand naquit Eve.

Dormir toujours, do unir sans trùve.

Boire pour taire F heure brève, Vider les pots aux larges lianes, Chercher le loi enchantement Au fond des lomieaux que Ton crève.

Boire pour faire l'heure brève!

LANDRY

Sur ce, rentrons travailler...

Et bailler.

Et doutons de tout avec certitude.

Tu viens, Guillaume.

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