ACTE QUATRIEME
Oui, madame, Je vous ai juré sur mon âme Que ma vie était à vous.
Je tiens parole I...
JACQUELINE, avec élan.
Ainsi, vous saviez tout Que j'étais indigne et menteuse Et lâche, et vile, et trompeuse, Que je vous envoyais à la mort par plaisir, j Vous le saviez et vous veniez mourir !
(Il baisse la tête sans répondre, elle va à lui.)
Eh bien, toi qui sais tout, le sâis-tu que je t'aime? Le sais-tu, le vois- tu que je sens en moi-même L'amour s'épanouir comme un matin d'été Dans la hplendein*, dans la ferveur, dan§ la clarté?
FOÙtUNlb '
Dieu ! je rêve, être aimé de vous 1
JAcdtJELINË
G^ ,n;était pas up rèye fou^
124 FOUTUiMO
FORTUMO
Que dites-vous, que dites-vous?
JACQUELINE
Oui, ma main IVissonna bien souvent dans la tienne Le soir quand nous allons doucement tous les deux Kt je Vy laisserai sans que tu la retiennes, Mes yeux n'auront plaisir qu'à regarder tes yeux. Je t'aime, je t'aime, je t aime, je t'aime I
FORÏUNIO
Ce n'était pas un rêve fou, Seigneur!... Seigneur, être aimé de vous Ce n'est pas un rêve fou.
Non !... Elle m'aime ! Elle m'aime !
(Us s'étreignent. On e i tend au dehors la voix de maître André et des pas dans Tescalier.)
JACQUELINE
On vient,.. C'est Clavaroche... et mon époux.