‹ Fortunio, comédie lyrique en quatre actes et cinq tableauxChapitre 27 sur 84 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Guillaume un clerc qui n'est point sot Et qui prend soin de l'honneur de son maître A vu cette nuit par votre fenêtre

Un homme se glisser chez nous.

Voilà le fait, que direz-vous pour vous défendre?

JACQUELINE (sortant du lit et Tenant s'étendre sur la chaise longue.)

Hélas ! rien qu'un mot : Vous ne m'aimez plus !

MAITRE ANDRÉ

Moi!

JACQUELINE

Où sont-ils ces jours si tendres Les jours heureux où je vous plus?

Hélas ! pour votre Jacqueline Vous étiez alors tout amour Quand on est jeune on s'imagine Que le bonheur n'est pas si court.

Mais vous êtes homme et volage, De mon amour vous voici las, Je le sens, ne le niez pas Un autre en ses liens vous engage.

De votre cœur elle m'exclut.

Non! Maître André! non vous ne m'aimez plus.

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MAITRE ANDRÉ

Que les femmes sont enrageantes!

JACQUELINE

Dieu que les hommes sont trompeurs!

MAITRE ANDRÉ

J'en serai malade, méchante.

JACQUELINE

Oh ! j'en mourrai, n'ayez pas peur.

Voyez comme elle me tourmente !

JACQUELINE

Comme il brise mon pauvre cœur !

MAITRE ANDRÉ

Que les femmes sont enrageantes !

h-3 pq

g I JACQUELINE

Dieu que les hommes sont trompeurs!

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