‹ Fortunio, comédie lyrique en quatre actes et cinq tableauxChapitre 33 sur 84 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

CLAVAROCHE

Ce n'est guère.

Songez-y. Les soupçons d'un mari jaloux Volent sur nous à tire-d'aile, Il faut les fixer n'importe où.

Prenons garde à ces hirondelles.

JACQUELINE

Ne craignez-vous pas cependant Qu'ainsi je ne me compromette?

CLAVAROCHE

Il vous suflira d'être un peu coquette. Qui dit amoureux ne dit pas amant.

JACQUELINE

Je serai donc un peu coquette.

Au galant sans vous exposer,

Ne songez pas à refuser

Votre main pour quelque baiser.

88 KOKTUNIO

JACQUELINE

Oui, ma main pour quelque baiser.

CLAVAROCHE

Et si jamais il vous propose, S'enhardissant, quelque autre chose.

Baissez tout doucement les yeux.

JACQUELINE

Ainsi, je baisserai les yeux.

CLAVAROCHE

Bravo! Divin! On ne peut mieux...

JACQUELINE

Oh! la singulière aventure.

CLAVAROCHE

Glisser toujours, mais sans tomber* Se promettre et se dérober.

JACQUELINE

Oh ! la singulière aventure Toujours glisser...

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