‹ Fouilles à la colonne ThéodosienneChapitre 17 sur 29 · Anciens monuments que Norden, en l’an 1737, vit employés · texte numérisé non relu

Anciens monuments que Norden, en l’an 1737, vit employés

DANS LA FONDATION DE LA COLONNE ; Ce Sont :

a) Une pièce de marbre blanc oriental, tout rempli de hiéroglyphes si bien conservés qu'il lui fut aisé de les dessiner exactement. (*) Le bloc était situé sur la face ouest de la fondation. Dans sa pl. XIrae, fig. 2, il considère ce monument comme un reste d’un obélisque très ancien. D’après le dessin de Norden, le bloc faisait partie d’un obélisque érigé par le pharaon Séti 1 aux divins esprits d} Héliopolis. Saint-Génis, qui l’a vu en 1798, le décrit dans ces termes : « Un des « blocs angulaires est un beau morceau d’albâtre (ou mieux spath « calcaire) dont les hiéroglyphes sont extrêmement nets et se trouvent « placés sens dessus dessous. Ce fragment ainsi sculpté est d’une « espèce rare en Egypte, et surtout dans les ruines d’Alexandrie. »(1 2>

(1) Norden : Voyage d’Egypte et de Nubie, Paris, Didot, 1795, P- *6-

(2) Description de l’Egypte, V., 514.

b) Une autre grande pièce , qui est toujours à sa place et qui demeure cependant à découvert , est d'un marbre de Sicile jaunâtre et tacheté de rouge; il a également ses hiéroglyphes, mais tellement endommagés que je n’en ai rien pu tirer. b) Elle est dessinée par Norden à la pl. XI, fig. i ; elle est encore visible du côté ouest. Saint-Génis la regarde comme faisant partie d’un obélisque très précieux. 11 dit : « on voit dans l’enfoncement de la même maçonnerie « un bloc aussi remarquable par sa position que par sa nature. « C’est un tronçon d’obélisque renversé, d’une espèce de poudingue, « ou plutôt une brèche siliceuse, grisâtre, dont les cailloux ou « morceaux anguleux logés dans la pâte sont de différentes cou leurs. C’est le seul obélisque de cette espèce, que nous ayons vu en Egypte ». On peut la voir par l’ouverture de la fondation sur le côté ouest. L’obélisque était au nom de Séti Ier.

c) Norden (à sa pl. XII, qui est prise sur la face ouest) place sur le sol, et à petite distance de la Colonne, un sphinx, une statue tronquée, un tronçon d’obélisque couvert de hiéroglyphes et un tronçon de petite colonne.

De ce qui précède il me paraît hors de discussion que les fragments de deux obélisques, ou que les bases de deux obélisques formés d’une pierre de choix ont été employés dans la fondation de la Colonne. Pourquoi a-t-on choisi des fragments d’obélisques? Parce qu’on les avait sous la main, et aussi parce qu’on avait déjà arraché leur base et brisé les obélisques de l’Acropole. Comment pourrais-je, en effet, ne pas me ressouvenir des passages qui ont trait aux seuls obélisques que les anciens placent à Rhacotis ?

Aphthonius dit: Suo 8è ôêeXol àveai^xaai Àtôtvoi; le Pseudo- Callisthène : èv (p xal toi>ç ô6sXl axouç èGsàaaio, T où; pixPL v^v (IVme siècle ap. J.-C.) xeipivouç èv T(p Ssparcsup. Ces obélisques en pierre de choix ont été enlevés, (brisés peut-être), avant l’érection de la Colonne actuelle.

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