‹ Fouilles dans la nécropole de Vulci (volume 2)Chapitre 184 sur 343 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

une ocre fixée probablement au moyen d'huile ou de cire ^ — Il convient de distinguer le procédé dont il s'agit, d'un autre qui consiste k appliquer la couleur blanche dans les sillons que forment sur la surface de l'argile des ornements incisés : c'est une sorte de niellure. On l'observe en particulier sur des poteries de Bismantova ~, de la première période du groupe de Golasecca ^, de la première et de la deuxième période d'Esté"*; en Etrurie sur des vases de Quercianella près de Livourne°, et de Cervetri'^'; j'ai cru le remarquer aussi sur des vases des puits de Corneto, conservés au musée de cette ville; dans le Latium, sur une urne d'Albano ^. Ce second procédé est difficile à constater, car les incrustations blanches que l'on voit souvent dans les sillons et les trous qui forment la décoration des poteries des puits, peuvent être soit véritablement des restes de peintures , soit des dépôts calcaires formés dans le cours des siècles ^ Je ne puis donc dire si la peinture blanche k niellure a été en usage pendant la période des puits, à Vulci.

Le couvercle de l'urne LXXXIII, 1, est orné, au centre de sa partie extérieure, d'une petite bossette en bronze. Ce genre de décoration remonte à une époque très reculée ^. Dans le cimetière de Casinalbo (province de Modène), qui se rapporte au peuple des terramares on

Gozzadini, Not. d. Scavi, 1887, p. 6.

2 Chierici, Bull, di palet, ital., T, I, 1875, p. 45; T. II, 1876, p. 249.

3 Chierici, l. c, p. 46. Castelfranco, ihîd., T. II, 1876, p. 92. Undset, Westdeutsche Zeitschrift, T. VI, 1887, p. 108. Cf. Barelli, Not. d. Scavi, 1876, p. 202. Garovaglio, Rivista archeol. délia provinda di Como, fasc. X, 1876, p. 18. Longhi, îbid., fasc. XVII, 1880, p. 38.

4 Ghirardini, Not. d. Scavi, 1882, p. 172, Cordenons, Annali delVInst. 1882, p. 111, tav. d'agg. P, fig. 3. Prosdocimi, Not. d. Scavi, 1882, p. 17. Soranzo, Scavi e scoperte nei poderi Nazari di Este, 1885, p. 28, pl. V, fig. 14; p. 29, pl. V, fig. 8; p. 51.

=^ Mantovani, Bidl. di palet, ital., T. X, 1884, p. 87-88, pl. IV, fig. 3 et 5. « Chierici, ihid., T. I, 1875, p. 46.

^ Uadset, iUd., T. IX, 1883, p. 136.

8 Cf. Perrot, Histoire de V Art, T. III, p. 685.

^ Voir en général Helbig, Das homerische Epos, deuxième édition, p. 377, auquel je renvoie lorsque je n'indique pas les références.

'0 Voir Pigorini, Bull, di palet, ital, T. XVI, 1890, p. 21 sq.

ÉTUDE DES FOUILLES

a trouvé un couvercle d'ossuaire, sur les bords duquel avaient été appliquées des bossettes de ce genre \ A Corneto à Vetulonia ^, à Civita-Castellana ^, quelques poteries primitives présentent la même décoration. Peut-être en est-il de même d'un plat de l'ancienne nécropole de l'Esquilin à Rome ^. A Bologne, des bossettes de bronze ornent des pendeloques en argile des fouilles De Lucca, des vases des fouilles Arnoaldi ^' ; k Savignano sur le Panaro, une tasse en forme de couvercle d'urne cinéraire. Une pendeloque décorée de même a été découverte près d'Imola. En Vénétie, les vases ornés de bossettes sont très fréquents : à Este, on les trouve en grand nombre dans la seconde période, plus récente que nos puits, assez rarement dans la troisième, qui commence vers la fin du sixième siècle ^. Un exemplaire recueilli dans le cimetière de la Certosa a Bologne, se rattache, semble-t-il, à la fabrique d'Esté ^. D'Esté, ce mode de décoration s'est répandu au-delà

^ Crespellani, Atti e Mem. délie Dejmtaeioni di storia patrîa per le provîncie del- VEmilia, Nouv. Série, T. VII, partie II, 1882, p. 225, pl. II, fig. 11 ; l'auteur cite aussi an exemplaire de Redù dans la province de Modène (nécropole un peu plus récente). Pigorini, Bull, di palet, ital, T. VI, 1880, p. 189; T. X, 1884, p. 47.

^ La tasse du musée de Florence citée par Pigorini, Not. d. Scavi, 1878, p. 80, est de la forme 59.

3 Falclii, Not. d. Scavi, 1885, p. 106. Pasqui, ihid., p. 137, t. 127; p. 147, t. 39; p. 148, t. 45.

* Tasse d'une forme voisine de 59 avec une panse plus conique et des bords plus relevés. Cf. Dennis, The neio etruscan Muséum at the villa papa Giulio, p. 10.

Furtwangler, Jahrhuch des arclidol. Instituts, T. III, 1888, p. 245, acquisition du musée de Berlin : « eine noch ohne DrehscJieibe gearbeitete Schiissel, deren Rand mit Knopfen und Ringen von Bronze verziert îst ».

Zannoni, Gli Scavi délia Certosa, p. 396. — J'ajoute que dans les parties les plus anciennes de la nécropole de Bologne, on trouve des poteries ornées non de bossettes, mais de petites plaques de métal dessinant des ornements géométriques. Brizio, fouilles dans la propriété Benacci-Caprara, Not. d. Scavi, 1889, p. 300, n.° 1 ; p. 312, tombe 34, n" 1 ; etc.

' Prosdocimi, Not. d. Scavi, 1882, p. 20. Soranzo, Scavi e scoperte nei poderi Nazari di Este, p. 5. Pigorini, Not. d. Scavi, 1878, p. 80. Ghirardini, ibid., 1882, p. 176, n" 6; 1883, p. 40.

* Zannoni, Gli Scavi délia Certosa, p. 395, pl. CXXXV, fig. 3. Pour l'importation de vases d'Esté à Bologne, voir Gbirardini, Not. d. Scavi, 1888, p. 325, n. 4.

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