DEUXIÈME PARTIE
existe un au musée Torlonia, provenant de Vulci, probablement d'un puits ou d'une tombe k fosse très primitive \
Colliers. — Plusieurs puits nous ont donné un nombre plus ou moins grand de petits anneaux de bronze, insérés les uns dans les autres: LXXXIII, 14 et 24; LXXXIV, 4; XCVII, 16; XCIX, 11; CXV, 3; CXXVII, 5. Ce sont probablement des fragments de colliers ~. On trouve de ces chaînes dans toutes les nécropoles du premier âge de fer en Italie, et il est superflu d'entrer dans des détails à cet égard. .
Les tubes de bronze renflés au milieu, qui sont de deux types, lisses (XCIII, 3) ou formés d'un fil de bronze tordu en spirale (XC, 6 ; XCVII, 8 et 9 ; CXIV, 16)^, appartenaient aussi très probablement à des colliers Ces objets se rencontrent aussi dans presque toutes les nécropoles appartenant au premier âge de fer ^.
^ C'est peut-être celui qui est mentionné par M. Helbig, B^dl. deU'Inst., 1881, p. 243 (tombe à fosse primitive).
~ Cela me paraît certain pour LXXXIII, 14 et 24 (cf. n- 6-8) ; XCVII, IG (cf. n°» 15 et 31) ; CXV, 3 (cf. n°^ 4-6); CXXVII, 5 (cf. n" 2 et probablement aussi n" 4). — Pour les petites bossettes trouvées avec ces anneaux dans la tombe LXXXIII (no^ 15 et 25), voir plus haut, p. 280.
^ Cf. Not. d. 8cavi, 1882, pl. XII, fig. 10 et 9. Mommentî deU'Inst. T. XI, pl. LIX, fig. 22 et 21.
■* Cf. par exemple Museo eirusco gregoriano, T. I, pl. XXXI. Monumentî delVInst., T. X, pl. XXIV, fig. 6. Ghirardini, Not. d. Scavi, 1882, p. 160, 185, 196, n° 3. Pasqui, ihid., 1885, p. 120, t. 19; 1886, p. 187, n" m; p. 297, t. 24. Brizio, ibid., 1889, p. 314. Etc. Les tubes à spirale ont quelquefois servi à d'autres usages. A Sybaris on a trouvé un objet formé de tubes de cette sorte, disposés en séries parallèles et enfermés entre deux montants: il a été recueilli sur le ventre du mort (Pasqui, Not. d. Scavi, 1888, p. 663, t. 206, n" 10, pl. XIX, fig. 15).
^ Voir Chierici, Btill di palet. îtal, T. VIII, 1882, p. 128 sq. Marcliesetti, La necropoU di Santa Lucia pressa Tohnino, p. 58. — Ces objets ne se trouvent pas dans les terramares, mais on les rencontre dans la station lacustre de Peschiera, en partie plus récente que les terramares (Pigorini, Atti deU'Accademia dei Linceî, Série III, Memorie délia classe di scienze morali, T. I, 1877, p. 305), et dans la nécropole intermédiaire de Bismantova (Chierici, l. c.) En Etrurie, on les trouve encore dans des tombes à fosse (à Corneto: Helbig, Annali deU'Inst., 1884, p. 121, n. 1; Mitth. des arcJi. Instituts, Rom. Ahth., T. II, 1887, p. 155-156, n"- 10-12 ; à Orvieto : Helbig, Bidl. delVInst., 1878, p. 227, n"» 4-6; à Bisenzio : Pasqui, Not. d. Scavi, 1886, p. 188, t. 34;
ÉTUBE DES FOUILLES.
Comme ornements de colliers, il faut encore citer les deux pendeloques de bronze que nous a données la tombe CXXVII (n° 2). Des objets semblables, ajourés comme les nôtres, ou pleins, se sont aussi trouvés très fréquemment dans d'autres nécropoles \
A des colliers appartenaient enfin des ornements de bronze en forme de bulle, recueillis dans plusieurs puits: LXXXtlI, 6-8; XCVII, 15 ; CXV, 4, 6 (cf. XCIX, 10). Ils sont composés de deux feuilles réunies par leurs bords, Tune conique, l'autre ronde et légèrement bombée. Quelques-uns ont une décoration au repoussé. Les deux feuilles sont percées au centre d'un trou, qui, autant qu'on en peut juger, est carré du côté du disque, rond du côté du cône ~. La bulle LXXXIII, 7 présente sur la partie conique un œillet (il y en avait sans doute d'autres, mais l'objet est en fragments et très oxydé), dans lequel sont insérés des anneaux. Des bulles semblables ont été trouvées dans des puits de Corneto ^ ; un petit exemplaire est traversé par une tige qui se termine au sommet de la partie conique par un œillet. Les œillets et les anneaux prouvent que ces objets ont été suspendus, et qu'ils fai-
à Vulci: voir plus loin, chapitre II, § 3 et chapitre III, § 5). Nous n'en avons pas recueilli dans nos tombes à chambre. Dans la tombe Regulini-Galassi, à Cervetri, il y en avait un certain nombre en or et lisses, forme qui semble avoir duré plus longtemps que celle du tube à fil tordu en spirale {Musco etrusco greg., l. c). A Bologne, ils deviennent rares dès la période Benacci II (Zannoni, La. Fonderia di Bologna, p. 94).
^ Par exemple, pour me borner à l'Etrurie et à l'Emilie: A Corneto (Grhirardini, Not. d. Scavî, 1882, p. 146-147, IGO, n° IX, pl. XII, fig. 13: tombes à puits). A Bisenzio (Pasqui, ihid, 1886, p. 189, t. 39; p. 197, n° e: tombes à puits; p. 199, t. 69: tombe à cercueil). Plusieurs exemplaires aux musées d'Orvieto et de Pérouse. A Vetulonia (Pasqui, îbîd., 1885 p., 134, t. 107; p. 150, pl. IX, fig. 24; Falchi, îbid., 1887, p. 517, t. 8, n° a; p. 527; musée de Grrosseto: puits). A Bologne (Zannoni, La Fonderia di Bologna, pl. XLIV, n- 27 et 28 et p. 90; Brizio, Not. d. Scavi, 1889, p. 307, t. 19, n.°= 26-31; p. 314, t. 35, n"^ 9-14: dépôt de San-Prancesco et fouilles Benacci-Caprara ; cf. Gozzadini, Intorno agli scavi fatti dal Big. Arnoaldi-Velî jyresso Bologna, pl. X, fig. 6: forme plus récente). A Villanova (Gozzadini, Di un Sepolcreto etrusco scoperto pressa Bologna, pl. VII, fig. 2). A Savignano (Crespellani, Di un Sepolcreto a Savignano, pl. II, fig. 12).
Tels sont aussi ceux de Corneto.
3 Ghirardini, Not. d. Scavi, 1881, p. 359; 1882, p. 179. Cf. h Bisenzio, tombe à puits: Pasqui, ibid., 1886, p. 197, n° d.