DEUXIÈME PARTIE
ticularités de la céramique des terramares. Nous les retrouverons plus loin dans des tombes à chambre primitives avec la forme 25 ^
Tasses des formes 124 et 125 (voir l'index des formes). C'est la mêms forme à laquelle on a supprimé l'anse.
Fot à anse relevée de la forme 80: XXXVI, 9. Cf. aux puits p. 273.
Fot à deux anses de la forme 36 : XXXVI, 8 '\ dérivé de la forme 153 que nous avons trouvée à l'époque des puits (cf p. 273), Les sillons verticaux qu'on remarque sur la panse de ce pot, et les saillies demicirculaires qui cernent les anses sont des souvenirs de la céramique des terramares ^.
Fot à deux anses de la forme 154: C, 3, avec des pointes coniques sur la pans°.
Fois avec deux anses imitant une corde nouée, de la forme 59 : LXXV, 8 et 9. La forme générale du vase me semble imitée de céramiques importées \ La panse présente de chaque côté un piton surmonté d'un demi-cercle en relief et flanqué à droite et à gauche de deux petites baguettes. Des exemplaires absolument semblables (peut-être de la même fabrique ?) ont été trouvés à Corneto : l'un d'eux provient d'un puits de type récent (à ziro)'''', un autre d'une fosse à cercueil"; un
' Voir chapitre IV, § 3. — Cf. des pots de terre brune à anse relevée de la forme 83 ou d'une forme voisine, des tasses d'une forme voisine de 55, des tasses et calices des formes 124, 125, 126 et 128, de Corneto, Orvieto, Chiusi, Vetulonia, Bologne, Civita-Castellana, Nepi (musées de Corneto, de Tlorence, de Bologne, préhistorique romain, de la villa du pape Jules). Voir aussi les n" 7 et 8 de la tombe à chambre CXVI.
^ Cette forme est assez fréquente à Corneto.
^ Pour les sillons, voir plus haut, p. 268-269 — Pour les saillies, cf. en particulier des ossuaires de Copezzato (province de Parme), Bull, di palet, ital., T. XVI, 1890, pl. II, fig. 1, 7 et 7a. Voir aussi un ossuaire de Monte Lonato (prov. de Mantoue), Not. d. Scavî, 1878, pl. III, fig. 2.
* Voir plus loin, chapitre III, § 3.
^ Musée municipal.
^ Dasti, Bull. dell'Inst., 1884, p. 15, n" 6.
' Helbig, Bull. dell'Inst., 1884, p. 119, n» 7; Annali, 1884, p. 176, Monnmenti, T. XII, pl. III, fig. 13 (= Martha, L'Art étrusque, p. 49, fig. 10).
ÉTUDE DES FOUILLES
autre d'une tombe à chambre ancienne \ Le motif de l'anse imitant une corde est fréquent dans les poteries italiques primitives. Je rappellerai ici les renflements obliques qu'on observe sur des anses d'urnes cinéraires et de couvercles ^. De petits vases sont munis d'une ou deux anses minces dont les deux extrémités s'attachent au sommet de la panse ou de la cuvette et qui forment une courbe très prononcée audessus du bord, auquel elles sont rattachées par un petit tenon ^. Dans d'autres exemplaires, comme dans nos deux pots, les anses sont tordues de manière à imiter un nœud Cette dernière forme d'anse s'est maintenue assez longtemps ; nous la retrouverons,, un peu différente, dans des tasses de fosses plus récentes ^ ; à Corneto elle s'observe sur des pots à panse ovoïde dont les uns sont en terre marron, les autres en bucchero tout-k-fait développé ^.
Tasse avec deux petites anses à oreillettes, de la forme 156: XXXVI, 20. La forme des anses qui se prolongent sur la panse et les lèvres par deux petites baguettes aplaties est l'indice de l'imitation d'un modèle
1 Helbig, Bull. delVInst., 1885, p. 123, t. VII, n" 4. — Cf. Pasqui, Not. d. Scavi, 1886, p. 301, t. 18 (tombe à puits de Bisenzio); p. 149, n° e, p. 296, t. 8 (mais avec des anses différentes). Forme voisine à Civita-Castellana (musée de la villa du pape Jules).
^ Voir plus haut, p. 264.
3 A Bologne, fouilles Caprara (Brizio, Not. d. Scavi, 1889, p. 320, t. 39, n° 115, pl. I, fig. 5). A Villanova (Gozzadini, Di un Sepolcreto etrusco scoperto pressa Bologna, pl. IV, fig. 23). A Corneto, tasse et petit pot de la forme d' un ossuaire, provenant l'une et l'autre de puits (au musée; pour la tasse, voir Ghirardini, Not. d. Scavi, 1882, p. 187, pl. XIII"% fig. 8). Tasse à deux anses d'Orvieto (musée).
* A Chiusi : deux tasses à pied conique élevé et à deux anses (tombe à ziro des Capanne près de Chiusi, au musée de Florence); pot à une anse relevée (musée préhistorique romain). A Orvieto, pots de bucchero primitif à une anse, dont deux proviennent d' une tombe de la première moitié du sixième siècle (musée de Florence ; cf. Mancini, Not. d. Scavi, 1885, p. 504). A Civita-Castellana, pots à deux anses en terre marron, œnochoés à bec relevé (musée de la villa du pape Jules). A Vetulonia, pot à deux anses de la forme 59, mais à panse godronuée, provenant d'une tombe contemporaine de la tomba del Duce (musée de Florence, fouilles de 1887 : seconda tomba a cerchio délie Pellicce).
s Voir à la forme 53, chapitre III, § 2, p. 371.
^ Au musée de cette ville.
DEUXlÉilK PARTIE.
métallique. On a du reste trouvé à Cervetri une tasse de ce type en argent \ . . ' ■•
La décoration de ces poteries de terre brune est des plus simples. Elle consiste seulement en des séries de rayures parallèles (XXXYI, 8, 15, 17; LXXV, 6, 7, 8, 9), ou de points (XXXVI, 12), en quelques creux estampillés (XXXVI, 5) et en des lignes de hachures obliques obtenues h l'aide d'une roulette dentée (XXXVI, 5, 6, 7 ; C, 4) Le pot XXXVI; 8 présente des traces de décoration blanche.
Poteries de terre rougeÂtre. — Elles sont représentées dans ces tombes par les urnes C, 1 et Cl, 1. La première est de la forme 23, la seconde de la forme 12, qui en semble dérivée. Je ne crois pas que la couleur rouge soit obtenue à l'aide de la peinture; elle résulte de la cuisson: les cassures sont noirâtres. Des poteries de ce type en terre brune ou rouge se trouvent a Civita-Castellana, à Nepi ^ h Chiusi à Orvieto ^. Il me paraît difficile de présenter quelque hypothèse sur l'origine de cette forme, d'ailleurs très simple, qu'on trouve en Italie chez des peuples de civilisation diverse
^ Museo gregoriano etrusco, T. I, pl. XIX, fig. 1 (les anses s'attachent d'une manière différente et en outre il y a un pied; cf. notre forme 157). Cette forme existe aussi en terre jaune (céramiques faites au tour), mais je crois à l'imitation commune de modèles métalliques, plutôt qu' à la copie des exemplaires en terre jaune par les potiers qui fabriquaient des vases en impasto italico,
^ Voir plus haut, p. 260.
^ Musées préhistorique romain et de la villa du pape Jules. Musée préhistorique. Milani, Museo italiano di anticMta classîca, T. I, p. 305, pl. IX a, fig. 4 (tombe à zîro).
•' Musée municipal, - Cf. dans le Bolonais, Gozzadini, Di un Sepolcreto etrtisco sco- 2}erto pressa Bologna, j^l. IV, fig. 22.
" Je citerai par exemple des pots de Sgurgola {Bull, di palet, ital. T. X, 1884, pl. VIII, fig. 1); d'Albano {Archaeologia, T. XXXVIII, partie I, pl. VII); de Golasecca (Pigorini, Atti delV Accademia deî Lincei, Memorie délia classe di scienze morali, Série III, Tome XIII, 1884, planche à l'article des pages 312 sq., fig. 6); d'Esté (Annali dell'Inst., 1882, tav. d'agg. P, fig. 1. Not. d. Scavi, 1882, pl. IV, fig. 10); des
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Vases de terke jaune à ornements géométriques. — La tombe LXXV (n" 1 et 10) contenant deux vases de terre jaune, ornés de dessins géométriques peints en rouge, qui sont reproduits planche I, fig. 2 et 3. La couleur de la terre et des ornements, les motifs de décoration \ la forme d'un des vases (n° 10) rappellent une classe de vases importés dont je parlerai au chapitre III, § 3. Il n'y a pas lieu cependant d'attribuer ces deux vases à une fabrique étrangère. L'urne (n° 1) a presque la forme proprement italique dite de Villanova ; l'un et l'autre ont été faits, il est vrai, avec un tour, mais ce tour était tout-à-fait primitif. Ce sont donc, à mon avis, des imitations locales de poteries importées ^. — Quant h ces poteries importées, nous en connaissons des exemplaires, trop rares, qui appartiennent à une époque ancienne. C'est un fragment de pot trouvé dans une tombe à 0iro de Corneto ^, et plusieurs vases de différentes formes provenant d'une tombe de la même nécropole, tombe d'un type plus récent (fosse à cercueil dite du Guerrier) ^.
nécropoles illyriennes {AUî e Memorîe délia Societa di archeologîa e storia i^atria, T. I, 1884, pl. II et III; T. V, 1889, pl. IV. Blarchesetti, La necropoli di Santa Lucia pressa Tolmino, pl. II).
^ Cf. par exemple pour les zigzags du col du n° 1 l'œnoclioé publiée planche I, fig. 8 ; la disposition des ornements en « métopes » que nous trouvons au-dessous de l'anse est des plus fréquentes dans cette classe ; on y rencontre souvent aussi entre les deux anses (l'urne en avait deux à l'origine) une série d'ornements ou de figures parfaitement identiques, série qui est flanquée à droite et à gauche de filets verticaux. Les cercles concentriques sont, il est vrai, assez rares dans cette classe dont nous ne connaissons guère que des exemplaires récents, mais je suis porté à croire qu'à une époque plus ancienne ils étaient plus fréquents. Voir à ce sujet le chapitre III, § 8.
^ De ces deuK vases, il convient peut-être de rapprocher certaines poteries de terre jaunâtre ou blanchâtre avec des ornements géométriques rouges, poteries d'une technique assez imparfaite et de formes qui semblent appartenir à la céramique italienne: Bisenzio, petit vase de la forme de l'ossuaire de Villanova (Pasqui, Not. d. Scavi, 1886, p. 296, t. 9) ; urne présentant aussi des cercles concentriques, mais peints en blanc (p. 298, t. 13) ; tasse pansue à deux anses (p. 303, n" h). Rome, pot à deux arises (De Rossi, Annali delVInst., 1886, p. 299, n° 11, tav. d'agg. K, fig. 12). Je n'ai pas vu les originaux.
3 Monumenti delVInsL, T. XI, pl. LIX, fig. 28.
* IMd., T. X, pl. X", fig. 1-10, 12 et X'', fig. 21-23. Voir plus loin, chapitre III, § 3.