‹ Fouilles dans la nécropole de Vulci (volume 2)Chapitre 244 sur 343 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

ligne en zigzag. Le méandre est très simple : n ri r ; on trouve en outre les formes rudimentaires et |"zJ Il y a aussi des sui-

tes d'S, des zones de godrons disposés comme les cases d'un échiquier, des zones de zigzags verticaux, des suites de losanges qui sont pleins ou remplis par des diagonales se croisant (plus rarement à simple contour avec un point au centre, ou bien enfermant d'autres losanges). Les suites de triangles (pleins ou à intérieur quadrillé avec le sommet tourné en haut ~ ou en bas ^, se voient sur les plus anciens exemplaires. Mais la disposition, si fréquente dans les œnochés de deux zones de ces triangles limitant la panse du vase, ceux du haut avec la pointe en bas, ceux du bas avec la pointe en haut '\ ne se trouve pas dans les poteries qui ont été recueillies dans les tombes les plus anciennes ^. On observe des suites de cercles concentriques (avec ou sans point au centre) sur les plus anciens exemplaires ^, rarement sur les récents ; ils ne sont jamais réunis par des tangentes. L'abandon de cet ornement s'explique peut-être par l'effet inorganique qu'il produit dans un système de décoration dont le principe est l'union de cercles horizontaux et de séries de lignes, triangles ou losanges qui s'élèvent perpendiculairement à ces cercles. — La disposition dite " en métopes „ est très fréquente. Quelquefois il y a seulement plusieurs suites de filets verticaux ou de zigzags, séparés les uns des autres par un espace vide, mais le plus souvent le champ fermé à droite et à gauche par deux séries de filets verticaux est rempli par un motif d'ornementation : petits zigzags horizon-

^ Les diagonales simples sont rares et ne se trouvent que sur des exemplaires anciens (ceux qui sont cités n. 2).

2 Monumenti delVlnst. T. X, pl. X% fig. 6 et 7 ; X'S fig. 23-^ et 23".

^ Voir le vase d'imitation locale publié dans les Annali deU'Inst., 1883, tav. d'agg. E, fig. 5.

Voir par exemple planche I, fig. 7, et dans le texte fig. 89, 94, 96. ^ 3Iomimenti deU'Inst., T. X, pl. X^ fig. 5 ; T. XII, pl. III, fig. 3 et 4. — Cf. les observations de Bôhlau, Jahrhuch des areh. Instituts, T. II, 1887, p. 40-41 et de Von Eohden, dans Baumeister, Denkmaler des klassischen Altertums, T. III, p. 1953.

Monumenti deU'Inst., T. X, pl. X', fig. 12. Cf. les vases d'imitation locale reproduits planche I, fig. 2 et 3.

ÉTUDE DES FOUILLES

taux superposés, suite de zigzags verticaux, ornement en forme d'S, deux diagonales croisées, deux triangles isocèles pleins dont les bases sont dressées verticalement et dont les deux sommets se touchent, losange h intérieur quadrillé. — Les représentations d'animaux consistent en oiseaux aquatiques et en poissons; nous avons signalé aussi (p. 386 et fîg. 96) un aigle (dans la pose qui est ordinaire sur les œuvres grecques le plus anciennes ') et des chevaux ^. — Les ornements de remplissage, entre des figures ou des suites de triangles sont : des croix simples et gammées, des étoiles à huit rayons (rares), de petits cercles avec un point au centre, des S, des losanges à intérieur quadrillé avec des points dans les intervalles. — Quelques motifs, par exemple la palmette montée sur une tige h volutes, la tresse, les suites de pétales, les étoiles en pointillé n'appartiennent pas en propre à cette classe de poteries à décoration géométrique : du reste, ils sont rares.

Je me contenterai de ces indications sommaires, et n'ayant pas en Italie les éléments nécessaires à une étude comparative, je m'abstiendrai de rechercher quelle est la place qu'occupe ce système géométrique parmi les autres: ceux du Dipyle, (certainement moins primitif que le nôtre ^), de la Béotie, de Chypre ^. Je ne me suis pas servi ici du terme protocorinthien, appliqué par quelques savants ^ à des vases

^ Voir Furtwàngler, Der Goldfund von Vettersfelde, 43'^" Programm zum Winckelmannsfeste zu Berlin, 1883, p. 24. Bôhlaii, Jahrbuch des arch. Instihits, T. III, 1888, p. 329.

^ Cf. les chevaux de l'amphore de Curium: Palma di Oesnola, Cyj^rus, pl. XXIX (= Perrot et Chipiez, Histoire de VArt, T. III, p. 703, fig. 514). Voir aussi Conze, Zur Geschichte der Anfdnge griechischer Kunst, premier mémoire, pl. VII, iîg. 2.

^ Je ne crois pas admissible l'opinion de M. Bôhlau {Jahrhuch des arch. Instituts, T. II, 1887, p. 44, n. 13), qui considère les deux œnochoés publiées dans les Monumenti delVlnst. T. XII, pl. III, fig. 3 et 4, comme des imitations de celles du type dit de Phalère. La forme n'est pas du reste celle qui est ordinaire dans cette dernière catégorie de vases.

Il serait intéressant aussi de comparer ce système géométrique avec celui des urnes de Villanova, qui à mon avis, est d'origine grecque ; mais il faudrait auparavant qu'on eût dressé un tableau complet des ornements de ces urnes.

^ Par exemple, Bôhlau, Jahrb^ich, T. III, 1888, p. 345, 353. Ce mot protocorinthien a été proposé par M. Furtwàngler : il est vrai qu'en général ce savant ne semble pas

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