DEUXIÈME PARTIE
B, C, D ; LXIV, B); quelquefois aussi, mais plus rarement, il y en a sur le côté long du cassone par lequel débouche le couloir (LI^ A, B ; LIX, E, F, G, H). Le couloir même en présente parfois aussi (IX, E, F; XVII, B). Enfin il y a assez fréquemment des chambres intérieures, sans communication directe avec le cassone (XLIX, B, C, D ; LIX, B, F, G ; LXV, B ; LXVI, E) \
Les tombes à cassone ne se trouvent, à ma connaissance, qu'à Vulci et dans le territoire qui dépendait de cette ville étrusque ~.
Quoique nos fouilles ne nous aient pas donné d'éléments suffisants pour résoudre la question avec certitude, il y a quelque raison de croire que le type le plus ancien est celui des tombes à couloir simple. Parmi ces tombes, plusieurs ne contenaient aucun objet en bucchero : XII, A (mais cette chambre n'a pas été entièrement fouillée) ; XII, B ; XIIT ; XIV. Les poteries locales qu'on y a recueillies ressemblent exactement a celles des tombes à fosse que nous avons étudiées au chapitre III. La chambre C de la tombe XII, où il y a peut-être eu du reste deux dépositions ^ contenait quelques buccheri, mais les poteries d'impasto italico y étaient plus nombreuses : le n° 1 5 est une des formes caractéristiques du matériel des fosses ^. Quant aux poteries grecques elles sont représentées par des vases h décoration géométrique semblables à ceux de nos fosses: XII, B, 6 ; XIII, 2, 3, 4, 9, 10; on trouve aussi, il est vrai, quelques vases de la classe dite corinthienne, mais seulement du type le plus ancien (avec des quadrupèdes courant ou de simples ornements) : XTI, A, 6, 7 ; XII, C, 17 ; XIII, 1 1 ; XIV, 3 et 4. Des fibules semblables aux n" 10 de la tombe XII, A;
* Voir, outre les figures de la première partie de ce livre, des plans de tombes à cassone de "Vulci dans les Monumentî deU'Inst., T. I, pl. XL, fig. a; a, 11, 12-14, et pl. XLI, fig. 4; dans le BuUettino, 1884, p. 165.
2 A Pescia Romana, près de Montalto: Noi. d. Scavi, 1880, p. 249. A Toscanella: Momimentî deU'Inst, T. I, pl. XL, fig. d, 1. — Cf. Martha, L'Art étrusque, p. 188-189.
2 Voir plus haut, p. 47 au bas, et p. 49, n" 18.
^ La chambre XII, F, où l'on n'a trouvé que des buccheri, semble plus récente comme l'indique d'ailleurs sa position dans le couloir.
ÉTUDE DES FOUILLES
20 et 21 de la tombe XII, C, se trouvent dans les fosses. — Dans la tombe LXXllI, A, située à la Polledrara, il y avait, il est vrai, plusieurs buccheri, mais le reste du matériel indique une époque ancienne: jarre de la forme 10 (n° 2), si fréquente dans les fosses^ (c'est le seul exemplaire que nous ayons trouvé dans les chambres) ; bassin de terre brune de la forme 138 (n" 4)~; scyphos à ornementation géométrique (n° 9) ; urne en forme d'ossuaire, d'un type voisin de celui de Villanova, avec une ornementation semblable (n° 3) ^. — Dans les tombes IV, X, LV, LXX, CXVI qui sont cependant d'une époque un peu plus récente, il y avait encore des poteries d'impasto italico ressemblant à celles des fosses (IV, 2, 6-8; X, 3; LV, 1 et 8 ; LXX, B, 2; CXVI, 4 et 8) ; la fibule IV, 15 est d'une forme ancienne.
Le type de la tombe à cassone ne semble pas très postérieur h l'autre. Il existait déjà, avant l'époque de l'importation des vases corinthiens h figures d'animaux de style Oriental, c'est-à-dire avant la fin du septième siècle à, peu près (tombes III, V, XI, LXIV). Je suis du reste loin de prétendre que la tombe à simple couloir ait disparu après l'introduction de la tombe à cassone. La tombe IV à couloir est certainement postérieure à la tombe III à cassone. La tombe X contenait des vases appartenant à une époque assez avancée de la fabrique corinthienne primitive. Les tombes XLVI, XLVIT, LXXX, XCV sont de l'époque de l'importation des vases corinthiens de style développé. La tombe XLV, qui contenait une amphore attique à figures noires du style d' Exékias, est h simple couloir. Il en est de même de la tombe XXXIV, qui paraît dater de la première moitié du cinquième siècle à peu près. Ainsi ce type s'est maintenu pendant tout le cours du sixième siècle. — Aa cinquième, le cassone disparut. Il nous est impossible de déterminer la date exacte de cette disparition, car pour le cinquième siècle nos fouilles présentent une lacune importante.
1 Cf. plus haut, p. 365.
2 Cf. p. 368-369.
3 Cf. p. 399.