‹ Fouilles dans la nécropole de Vulci (volume 2)Chapitre 293 sur 343 · Deuxième partie · texte numérisé non relu

Deuxième partie

entre les disques^ sur le col, de chaque côté de l'attache inférieure de l'anse, quelquefois aussi à l'épaule au-dessus du registre. A l'épaule, un registre trapézoïdal fermé par des filets jaunes, à l'intérieur duquel on voit plusieurs rangées d'imbrications (au moins quatre) h doubles contours incisés, peintes en lilas de deux en deux. Le milieu de la panse est orné de cercles blancs et lilas. Technique généralement soignée. Tombes X, n" 4; LXVIII, n° 4 ; nombreux exemplaires au musée de Corneto. L'exemplaire n° 3 de la tombe XIV, reproduit planche II, fig. 3, appartient à cette série, tout en présentant de légères variantes: points jaunes sur le ressaut qui sépare le col de l'épaule ; ornement en forme d'S de chaque côté de l'attache inférieure de l'anse, au lieu de la rosette en pointillé ; une partie des imbrications est peinte en jaune. Ce qui la caractérise surtout, c'est que la couverte noire s'interrompt au-dessous du milieu de la panse : il y a à cet endroit une zone de la couleur du vase, sur laquelle sont peints des quadrupèdes courant (comme on en trouve sur les petits vases décrits plus haut) et des rosettes en pointillé noir. — h) Forme 68. Il existe quelques vases de cette forme avec une décoration semblable: musée Torlonia, provenant de Vulci ; l'anse plate présente de légères rayures longitudinales ; au lieu de disques il y a deux petites pointes ; à l'épaule, rangées d'imbrications (comme plus haut), et au-dessous, cercles lilas sur fond noir; au bas, arêtes rayonnantes noires sur le fond naturel du vase. ^

2" ~ Forme 62. a) Sur d'autres exemplaires, les rangées d'imbrications sont remplacées par une série de longs pétales à contours incisés, peints de deux en deux en blanc et en lilas. Au bas, il y a quelquefois des séries de pétales au lieu d'arêtes rayonnantes. Tombe XIV, n° 4 ; musée de Corneto. — h) Quelques œnochoés présentent en outre sur la panse des rangées d'imbrications, à doubles contours incisés, lilas de deux en deux (quelquefois il y a aussi des retouches blanches). Tombe XII, A, n° 6 ; musée Torlonia (exemplaire très finement travaillé) ; Corneto. — c) Sur d'autres, les imbrications sont remplacées

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par deux séries de demi-cercles s'entrecoupant, à doubles contours incisés; la série supérieure a les courbes tournées en bas, Tinférieure en sens contraire ; les espaces compris entre les segments de cercles sont ornés de retouches blanches et lilas. Tombe LTI, n°' 6 et 7 ; musée de Florence \ — d) La série supérieure de demi -cercles est remplacée par une zone de palmettes à volutes du type dit phénicien ; et l'on a ainsi rœnochoé reproduite par Lau, Ble griechisclien Vasen, pl. V, fig. 3 ^. Nous en avons trouvé plusieurs exemplaires : tombes VT, n"' 9 et 1 0 ; LIV, V 1 et 2 ; LIX, B, n"' 6 et 7 . Les n°' 4 et 5 de la tombe CV sont à peine différents, seulement au lieu de la série de langues peintes sur la couverte brune à l'épaule du vase, il y a un registre de la couleur de la terre (comme dans la catégorie A), registre qui est décoré d'une suite de pétales brans. Je connais des œnochoés semblables provenant de Pescia Romana (territoire de Vulci) ^, de Corneto^ d'Orvieto Les n"" VI, 9 et 10; LIX, B, 6 et 7 ont été trouvés avec des vases corinthiens récents, ornés de figures d'animaux de style oriental. A la même fabrique appartiennent probablement des coupes de la forme 160, sur lesquelles on voit les mêmes palmettes à volutes: Tombes XLIX, 58, 59; LIV, 3 et 4 ; LIX, B, 8, 9 ; Pescia Romana''; Orvieto — e) On trouve enfin des œnochoés de cette série où les ornements incisés du milieu de la panse sont remplacés par des figures incisées. Je citerai deux exemplaires du musée de Florence provenant de Pescia Romana; elles présentent deux zones d'animaux. Sur l'un de ces vases, quadrupède ailé à tête d'homme barbu, panthère ailée,

' N° 1695 et antres exemplaires de la même vitrine.

^ L'exemplaire semblable publié par Genick, Griechische Keramih, pl. XXXlV, fig. 2, a line anse à profonde rayure longitudinale. ^ Musée de Tlorenee.

^ Furtwàngler, Beschreibung der Vasensammlung, n" 1252, 1253, 1254. Musée Faina.

Musée de Florence.

' Musée Faina, — Cf. encore Furtwàngler, n°* 1158 (autre forme du vase: Vulci), 1172-1174 (coupes, forme 159: Vulci).

cheval, panthère ailée, bouquetin (zone supérieure) ; bouquetin paissant, panthère ailée, bouquetin paissant, panthère ou lion, cheval ailé (zone inférieure) ; toutes ces figures sont tournées à droite. Sur l'autre, bouquetin paissant, griffon (?), rosace à pétales incisés, bouquetin paissant, quadrupède ailé à tête humaine barbue, rosace (zone supérieure) ; griffon (?), quadrupède ailé à tête humaine barbue, cheval ailé, bouquetin paissant; hibou vu de face et perché sur une tige qui se termine par un long bouton, panthère ailée (zone inférieure) ; ces figures, sauf le hibou, sont tournées à droite. Détails intérieurs rendus à l'aide d'incisions ou de traits blancs ; certaines parties (les croupes, les cuisses, les jambes) ont des retouches lilas ou blanches \

3° — Forme 68 (mais sans disques). Le n" 5 de la tombe X, qui est reproduit planche II, fig. 1, se rattache par sa décoration (avec une suite de longs pétales à contours incisés, à retouches blanches et lilas sur l'épaule) à la série indiquée plus haut par le chiffre et la lettre 2°, a. Mais vers le milieu de la panse il y a une zone de la couleur du vase avec des quadrupèdes et des rosettes en pointillé ; il faut encore noter dans ce vase les cigognes et la tresse incisées sur la couleur brune avec des retouches blanches et lilas ; la tresse est un motif d'ornementation rare dans cette classe.

Par leur technique, ces vases présentent une assez grande ressemblance avec des fragments architecturaux en terre cuite trouvés en Grèce, et en particulier à l'Héraion d'Olympie ~. Ces pièces ont reçu une couverte brun-foncé, quelquefois brun-rouge, sur toutes les parties visibles ; par-dessus ont été peints des ornements en blanc, en jauneorange, en rouge et en violet-rouge, appliqués probablement après la cuisson, et les contours des ornements ont été indiqués par des in-

^ Cf. Furfcwângler, Beschreibiing der Vasensammlung, n° 1255 (Cornôto). ^ Ausgrabungen zu Olympia, T. V, pl. XXXIV. Laloux et Monceaux, Restauration d'Olympie, p. 104.

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cisions \ Cependant nos vases ne sauraient être reportés à une époque antérieure h la fin du septième siècle, tandis que les terres cuites en question sont bien plus anciennes

Catégorie C.

Je classe ici des œnochoés et des amphores qui me semblent être des imitations grossièrement faites.

r — a) Forme 62. La terre est souvent d'un jaune cru, mal épurée, mal tournassée, les couleurs ont été appliqués d'une main peu sûre et mal cuites. Il n'y a pas d'incisions ni de couleur lilas ; la couleur blanc-jaune est assez rare. Hauteur 0"\ 25 à 0'". 30. L'anse, les lèvres, le col sont peints en brun-noir. A l'épaule, un registre de la couleur du vase sur lequel sont peints en brun des ornements : soit des rangées d'imbrications avec un point au centre, soit des suites de pétales, au-dessous desquels on voit quelquefois une ligne ondulée, ou une ligne de points, ou une ligne d'S penchés. Au-dessous, plusieurs larges bandes brunes (trois d'ordinaire), très rapprochées les unes des autres. Sur quelques exemplaires, la première bande est décorée de rosettes jaunes en pointillé. Au bas, arêtes rayonnantes. Le col est court, les disques sont très petits, l'anse présente une profonde fente longitudinale. Tombes IV, n° 5; IX, E, n° 2 (planche II, fig. 4); LV, n°^ 4 et 5 ; LXVIII, n° 3 ; assez nombreux exemplaires à Corneto ^. — &) Forme 45. A cette série d'œnochoés se rattachent des amphores (haut, moyenne 0'".30) avec des bords tantôt plats, tantôt rabattus. Les anses sont plates et peintes en brun, rarement de la couleur de la terre avec une série de filets horizontaux bruns. Les bords sont soit peints de la même couleur, soit laissés de la couleur du vase avec une ligne on-

^ Voir Borrmann, 41^"^ Programm zum Wînckebnannsfeste za Berlin, 1881, p. 27. Cf. Rayet et Collignon, Histoire de la céramique grecque, p. 381.

^ Cf. la même technique dans la céramiq^^e rhodienne, Salzmann, Nécropole de Camiros, pl. XXXIII. Furtwângler, Jahrbuch des arch. Instituts, T. I, 1886, p. 143. Voir encore à ce sujet, Bôhlau, ihid., T. III, 1888, p. 328.

^ Cf. Museo etrusco gregoriano, T. II, pl. II, première rangée à droite.

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