DEUXIÈME PARTIE
Cette catégorie de vases comprend aussi quelques œnoclioés ^ et des tasses à anse relevée de la forme 100^, qui existe aussi en buccliero ^. *
La terre est jaune, tirant souvent sur le brun, quelquefois sur le bistre. Le dessin est très mauvais. Les incisions sont nombreuses; il y a souvent des retouches blanches ; je n'ai observé de retouches roses que sur un exemplaire de la collection Faina (E). Notre amphore appartient à une tombe de la première moitié du cinquième siècle à peu près. Parmi les autres vases de cette espèce qui proviennent de Vulci je citerais ceux qui portent les n°^ 1, 2, 4, 7, 8, 9 du catalogue de M. Dûmmler ^. . ■
Une hydrie à figures noires trouvée dans la même tombe que l'amphore dont je viens de parler (XXXIV, 1) est certainement aussi de fabrication locale. Il faut remarquer que la terre n'est pas rouge, mais jaune: la couleur rouge du registre qui enferme les personnages a été obtenue à l'aide du pinceau et par-dessus les figures ont été peintes en noir. Ce procédé est fréquent à Vulci, soit avec les vases à figures noires, soit avec ceux h figures rouges (dans ce dernier cas naturellement, ce sont les espaces intermédiaires entre les personnages qui ont été peints en noir par-dessus la couverte rouge dans laquelle sont ménagés ces personnages) ^. Nous le retrouverons dans des tombes
' Dûmmler, /. c, n° 3; cf. n° 13 (bis).
2 Dûmmler, l. c, n° 14, fig. 9 et 10. La tige à rameaux symétriques qui décore l'intérieur de l'anse se retrouve aussi sur, des exemplaires en bucchero (voir plus haut, p. 459). Cf. encore Lau, Die griechischen Vasen, pl. VII, fig. 4, qui me semble appartenir à cette série. , ...
' Voir note précédente.
^Peut-être aussi 13, 13'"» 14: cf. Arcli.-epigr. Mîtth. aus Oesterreîch, T. II, 1878, p. 18, n. 1, et ici même, p. 460, n. 1.
■''Voir à ce sujet Jahn, Beschreibtmg der Vasensammlung zu Mûndien, Einleitung, p. CCXXXIII-CCXXXIV. Blûmner, Technologie und Terminologie der Gewerhe und Kunste, T. II, p. 89.
ÉTUDE DES FOUILLES
plus récentes. 11 s'agit évidemment d'une imitation des vases attiques ; les potiers étrusques ne pouvant produire l'argile au ton rouge brillant des céramistes d'Athènes, l'ont remplacée par une couverte \ Le dessin de l'hydrie est aussi mauvais que celui de l'amphore.
' J'ai déjà signalé plus haut, p. 399, un procédé analogue.