DEUXIÈME PARTIE
Pour les lances et les ralla je renvoie à ce que j'ai dit au chapitre III, § 5 \ Autant que je l'ai pu constater, les couteaux étaient légèrement ondulés (cf. fig. 46). — Je ne sais h quoi ont servi les tiges de fer aplaties, avec des traces de bois, trouvées dans les tombes LU K 28), LUI, A (n° 31), LXV, B (n° 20), LXXIX, A (n° 28) l
Dans la tombe LXXIX , chambre A (n" 22) , nous avons trouvé plusieurs bossettes avec des traces de fer par derrière. Peut-être étaientelles appliquées à l'intersection des pieds croisés d'une table ou d'un siège ^.
Les alabastra d'albâtre comme ceux de la tombe LXXIX, chambre A, n"" 12-16; chambre B, n" 7 (fin sixième-début cinquième siècle) sont très fréquents dans les tombes de cette époque
Quelques cailloux de pierre colorée ont été trouvés dans les tombes XLIX, n° 50 et LXXIX, A, n° 19^. Dans une tombe à cassone de Vulci fouillée en 1883, on en a trouvé un assez grand nombre se décomposant en quatre séries de différentes couleurs — Ces cailloux servaient h quelque jeu, car ils sont quelquefois accompagnés de dés; comme ceux dont nous venons de parler, ils se partagent d'ordinaire en diverses séries : dans plusieurs tombes, ils étaient au nombre de
2 Cf. dans la fosse LSXII, n" 8.
^ Voir Gozzadini, Di un antica necropoli a Marzabotto, p. 59 et pl. XVIII, fig. 8 (cf. Not. d. Seavi, 1882, p. 134); Zannoni, Gli Scavi délia Certosa, p. 77 et pl. XIX, fig. 22, 23, 42; Kôrte, Annali deU'Inst., 1877, p. 161; Cozza et Pasqui, Not. d. Scavi, 1887, p. 266; p. 359, n" o. — Cependant il n'est pas impossible que nos bossettes aient été appliquées sur la face d'un meuble en bois. Comme l'a déjà fait remarquer Gozzadini, plusieurs urnes rectangulaires en travertin de la tombe des Volumnii, à Pérouse, présentent aux quatre angles de leur face des bossettes de cette forme (Conestabile, Dei monumenti di Perugîa etrusca e romana, pl. V-VIII, X).
"* Voir Helbig, Das liomerische Epos, p. 32.
■' Quatre dans la première qui a été mal fouillée; un dans l'autre, qui était remplie de terre: il serait possible que d'autres aient échappé à notre attention; je ne le crois pas cependant.
«Helbig, Bîdl. deU'Inst., 1883, p. 167.
dix-huit ou cle vingt-quatre \ Parfois on trouve avec des dés des segments de verre de couleur qui devaient servir au même usage ~.
^ Voir Zannoni, Glî scavi délia Certosa, p. 35; p. 52, pl. VII, fig. 12 sq.; p. 62, pl. XIII, fig. 19 sq.; p. 201, pl. LI, fig. 7 sq.; p. 227, pl. LXIII, fig. 13 sq.; p. 426. Gozzadini, Di uUerîori scoperfe a Marzabotto, p. 41 ; Not. d. Scavi, 1884, p. 299 ; Scavi governativi in un lemho delta necropoli Felsinea, 1885-6, p. 18. Brizio, Pitture e sepolcri scoperti sulV Esquilino, p. 35. Milani, Museo italiano di antichità classîca, T. III, ' p. 213, n» b. Kôrte, Annali deWinst. 1877, p. 170. Mancini, Not. d. Scavi, 1884, p. 387; 1885, p. 64-65, 502, 503. Not. d. Scavi, 1887, p. 396 (avec seize tessères d'os, ayant servi certainement à un jeu). Il existe un assez grand nombre de ces cailloux aux musées de Corneto, d'Orvieto et de Florence (avec des dés, dans la collection Touques de Vagnonville).
2 Zannoni, l. c, p. 100, pl. XXXIV, fig. 7, 11, 12; p. 197, pl. L, fig. 7 et 26 sq. ; p. 361, pl. CVI, fig. 2 sq. et 5 sq.; p. 426. Gozzadini, Not. d. Scavi, 1877, p. 181; 1884, p. 299. Brizio, Atti delta Dep. di stor. pair, per la Romagna, Série III, T. V, 1887, p. 475. Crespellani, Not. d. Scavi, 1879, p. 200. Helbig, Mitth. des arch. Instituts, Rom. Abth., T. I, 1886, p. 226.