‹ Fouilles dans la nécropole de VulciChapitre 1 sur 149 · LE PRINGE DON GIULIO TORLONIA · texte numérisé non relu

LE PRINGE DON GIULIO TORLONIA

Prince,

Ce volume doit vous être dédié.

C'est vous qui, au nom d'une puissante et généreuse famille, continuant les œuvres de votre illustre et regretté beau-père, Don Alessandro Torlonia, avez voulu reprendre, à son exemple, des fouilles intéressant au plus haut degré Varchéologie. C'est vous quiy rendant témoignage à la bonne direction du travail accompli sous vos auspices, avez voulu que la Relation critique rédigée à ce propos par M. Stéphane Gsell fût publiée avec tout le développement quelle mérite.

Fils d^ une La Rochefoucauld, petit-fils d* une La Rochefoucauld, vous avez volontiers offert à V Ecole française de Rome, avec Vassentiment bienveillant de V administration italienne, une occasion de rendre service à la science, et vous estimez que votre espoir na pas été trompé.

Grâce à la disposition vraiment scientifique que M. Gsell y a introduite, le petit musée étrusque que forme désormais dans le palais Torlonia de la Lungara la collection des objets par lui trouvés à Vulci peut servir de noyau à un futur musée, que des fouilles

ultérieures, bien conduites^ augmenteraient utilement et rendraient précieux pour l'étude. On en peut juger déjà par le sérieux intérêt qu offre aux archéologues le contenu de plusieurs de ces tombes, dont vous avez fait présent au Musée préhistorique de Rome, selon le vœu que vous en avait exprimé M. le professeur Pigorini, directeur de ce musée.

Pour la première fois, la nécropole de Vulci, exploitée naguère en vue d'une principale recherche des objets d^art et de luxe^ aura été fouillée dans une de ses parties avec un scrupuleux souci des intérêts élevés de l'archéologie et de l'histoire.

Le monde savant vous en aura une vive gratitude, et nous vous sommes, quant à nous, très reconnaissants de votre libéralité éclairée.

Je prie Votre Excellence d'agréer V expression de mes sentiments respectueux.

Rome, Palais Farnèse, 28 février 1891.

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