I. — Tombes de la Polledrara
Nous avons trouvé à la Polledrara, autour du grand tombeau rond marqué F sur la carte, quelques tombes à chambre d'une époque postérieure à celles que nous venons d'étudier (XXII I-XX VIII ; XXX, XXXII, XXXIII ; XXXV). Elles sont à couloir simple \ n'ont qu'une chambre (sauf la tombe XXXUI qui en a deux) et cette chambre est assez petite en général.
Pour les portes, on a fréquemment fait usage de fragments architecturaux appartenant, semble- 1- il, aux ruines d'un édifice voisin ^
Il y a presque toujours une ou plusieurs banquettes à l'intérieur. Malgré le mauvais état de conservation des chambres, nous avons pa constater que, tandis que dans les tombes d'une époqae antérieure les plafonds sont d'ordinaire en voûte ^, le tuf y avait été taillé horizontalement de manière h former un plafond plat ^. A Corneto, les tombes à chambre les plus anciennes présentent des plafonds à voûte ou à échine ^, les plus récentes des plafonds plats comme les nôtres ^
* Le cassone a dispara : voir plus haut, p. 433-434.
* Voir plus haut, p. 437.
^ Voir plus haut, p. 438.
^ Les tombes XXIII, XXX et XXXIII font exception: le plafond y a été taillé en forme de voûte; du reste la partie supérieure de la tombe XXX est détruite.
^ Voir plus haut, p. 438.
« Helbig, Bull. delVInsL, 1881, p. 43, 93; 1884, p. 120; 1886, p. 81; NoL à. Seavi, 1888, p. 691, 692, 695; 1889, p. 101, 336; 1890, p. 76, 148.
Les fosses XXIX et XXXI, voisines de ces tombes, sont de la même époqae à peu près.
Toutes ces sépultures, sauf peut-être la tombe XXXV, contenaient des morts inhumés.
Le matériel funéraire est très pauvre et ne présente que peu d'intérêt: nous l'étudierons très rapidement.
Les poteries sont en général de terre jaune ou rouge, plus rarement grise ou brunâtre: la surface est quelquefois couverte d'un vernis noir plus ou moins brillant. Elles ont été toutes faites au tour. — Le bucchero a presque entièrement disparu : la tombe XXXV contenait peut-être quelques fragments de vases de cette espèce; dans la tombe XXXI, n** 3-4, il y avait deux pots de bucchero insignifiants ^
Quant aux vases peints, ils sont tous de fabrication locale, sauf quelques fragments d'une coupe attique h. figures rouges (XXVIII. 8). L'amphore de terre bistre à figures noires XXXV, 5 a reçu une couverte jaune sur laquelle ont été peints les personnages et les ornements. Pour les vases à figures rouges on constate divers procédés: 1* Les personnages sont comme dans les vases attiques de la couleur rouge de la terre (XXVIII, 3) ; 2° la terre est jaune et elle a reçu une couverte rouge, les figures et les ornements sont de la couleur de cette couverte et le reste du vase a été peint en noir (XXVIII, 1, 2, 4): j'ai déjà parlé plus haut d'un procédé analogue *; B** les figures et les ornements rouges ont été peints par-dessus une couverte noire (XXV, 2; XXVIII, 3) ^ — La technique est négligée; les vases sont mal cuits, les couleurs, en particulier le noir, d'un ton sale. Le dessin est mauvais ; quant aux sujets ils sont copiés comme les formes des vases sur des exemplaires importés.
Les vases de bronze trouvés dans ces tombes sont de formes com-
* Cf. XXVin, 18-16 (trois fasaïoles).
* Voir p. 514.
* Cf. Fartw&ngler, Btêchrtihung der Vasennammlung im Antiquarxum^ n®* 2980- 2986. Loschcke, Annali delVInst.^ 1878, p. 305.
munes^; 94*, 93 ^ 88^; la forme 91 est un peu moins répandue l La forme 111 se retrouve en argile (XXX, 3). — Les passoires semblables aux n" XXV, 5 et XXX, 7 sont fréquentes aussi ^
Le casque de la tombe XXY, n*" 15, est d^une forme assez répandue en Etrurie: on en voit de semblables dans presque tous les musées^ L'un d'eux, trouvé à Olympie et conservé à Londres, est célèbre: c'est celui qui porte l'inscription commémorative de la victoire remportée en 474 par les Syracusains sur les Etrusques devant Cumes: ^ Hiéron, fils de Dinomëne, et les Syracusains à Zens ; pris aux Tyrrhéniens à Cumes „ ®. Le nôtre est d'une époque plus récente.
^ Voîr pour les formes qui suivent Pindex I.
^ Cf. Museo etrusco gregoriano, T. I, pi. LIV, fig. 1 (au milieu à droite); BtiIL archeol, napolitano^ Nouvelle série, T. V, 1857, pi. III, deuxième rangée; Zaïmoni, Gli Scavi délia Certosa, pi. XIX, fig. 6; L,fig. 12;LIV, fig. 11 ;LXIII, fig.4; LXIV, fig. S; etc.
^ Mus. greg., T. I, pi. LVI, fig. 1 (au milieu à droite); ZaDuoni, /. c, pi. XXXXIV, fig. 3 ; Gozzadini, Di ulteriori scoperte a Marzabotto, pi. XIV| fig. 1 ; Die groêshenoglich'badische Aller thiimersammlungj Antike Bronzen, pi. XII.
^ Mus. greg.j pi. LIV, fig. 4; LVII, fig. 1 (au bas à droite); BulL arcJu lu^oL, 1. c, au milieu à gauche; Conestabile, Dei monumenti di Perugia etr^sea e romana^ pi. XIV, fig. 6 (tombe des Volumnii); Zannoni, L c, pi. L, fig. 16; Die gronkeno^ bad. Alterthiimersammlung^ 1. c. — Des vases des trois formes 94, 93, 88 se trouTent dans presque tous les musées.
^ Brizio, Aiti e Memorie délia Deputazione di stoiria patria per la Romagna^ Série m, T. V, 1887, p. 466, pi. V, fig. 39. Plusieurs au musée de Bologne.
^ Cf. par exemple Mus, greg. pi. LII; BulL napoL, 1. c, en haut; Zannoni,/. c, pi. L, fig. 23; LIV, fig. 13; LXIII, fig.* 5; CXL, fig. 11.
^ Musée Grégorien {Museo etrusco gregoriano, T. I, pi. LXXXIV, fig. 1) ; musées Kircher, Faina à Orvieto, de Pérouse, de Florence; musée de Berlin (Friederido, Kleinere Kunst und Industrie^ n** 1018). — Cf. Micali, Monumenti inediti, pL Î^TTT^ fig. 2, trouvé en Styrie, mais selon M. Pauli {Die Inschriften nordetruskiMchen Âlphâbeb, p. 44-46) l'inscription de ce casque serait proprement étrusque. Hoehstetteri Die sien Gràberfunde von Watsck und St. Margarethen, Denksckriften der nuUh.-t schaftlichen Classe der k. Akad. der Wissenschaften (Vienne), T. XLVII, p. 180^ fig. 12 (les bords sont plats). Die grossherzoglich-badische Alterthiimersammlungn Antike Btoê' zen, pi. XXI, trouvé d'après cet ouvrage à Paestum. Ancona, Le armi, le filmU deUa stta collezione archeologica, pi. I, n"* 4, trouvé dans les Marches ; Supplemento, plindte, fig. 14 et 15, trouvés près de Sulmona dans l'Abruzze.
** Corpus inscr. graecarum, n^ 16. Ce casque est reproduit dans Dnrnj, Histoirt des GrecSj T. II, p. 619.
Dans la mêrae tombe (XXV, ll-H, 16), nous avons trouvé une tige et des disques de fer qui semblent appartenir h Tarmature d'un bouclier.
Parmi les autres objets recueillis dans ces tombes, je signalerai un miroir lisse (XXVIII, 9); un strigile (XXVIIT, 10); une épingle à cheveux* avec une figurine de femme (XXX, 10; planche XVII, fig. 5) qui est probablement une imitation^ d'un produit de Cumes^.
J^attribuerai ces tombes h. la seconde moitié du cinquième siëcle et au commencement du quatrième *. Les vases à figures noires de style très relâché et de fabrication locale que contenait la tombe XXXV (n- 5 et 6) ne semblent guère antérieurs au second tiers ni postérieurs à la fin du cinquième siècle. La coupe attique dont nous avons retrouvé des fragments dans la tombe XXVIII (n" 8) et la coupe d'imitation XXV, 2 ne paraissent pas pouvoir être datées d'une époque postérieure au début du quatrième. L'épingle à cheveux XXX, 10 n'est guère plus récente que le cinquième. La fibule XXXI, 15 (cf. XXXV, 1 1) est d'un type qui appartient à ce siècle. D'une manière générale, le mobilier funéraire présente d'assez grandes ressemblances avec celui des sépultures de Tépoque dite de la Certosa à Bologne^.
* Ce n'est pas, à mon avis, un style à écrire (voir dans VArchàologische Zeitung, T. XXXV, 1877, pi. XP, fig. 4 et p. 118 un objet qui à première vue peut paraître analogue au nôtre, mais dans lequel M. Kôrte recounaît un style): le bout, complètement conservé, n'est pas assez pointu pour avoir servi à tracer des lettres.
* Le style est trop médiocre pour que cet objet soit de fabrique grecque.
' Cf. Helbig, Annali delVInst, 1880, p. 232 sq., tav. d'agg. V, fig. 3. Voir aussi Zannoni, Gli Scavi délia Certosa^ pi. CXL, fig. 5.
^ La tombe XXXIII me semble, d'après la fermeture des portes et les formes des poteries qu'on y a trouvées, être d'une époque plus récente. La fosse insignifiante en au nord de la Cuccumella est à peu près contemporaine de cette tombe. — Je crois aussi la fosse XXIX un peu moins ancieone que les autres.
^ Voir p. 530, n. 2, 3, 4, 6. Cf. en outre XXVIII, 4 et Zannoni, Gli Scavi délia Certosa, pi. L, fig. 24, LXXIX, fig. 4 et 6; — XXXI, 6 et Zannoni, l. c, pi. LXVI, fig. 9; — XXXI, 15; XXXV, 11 et les fibules du type dit de la Certosa; — XXV, 4 et les exemplaires de la Certosa, cités p. 517, n. 2.
582 DEUXIÈBIE PARTIE.
IL — Tombes de Ponte-Rotto.
J'ai peu à dire sur les tombes CXXXIV-CXXXVI, qui ont été déjà fouillées avant nous^ mais qui m'ont semblé intéressantes par leurs grandes dimensions et la disposition des chambres \
Il n'est pas trës facile de déterminer à quelle époque elles appartiennent : du reste elles ont dû servir pendant de longues années. Elles s& trouvaient sur la même ligne que la tombe François qui, d'après les observations qu'on peut faire sur le terrain, semble être la plus récente de toute la file* et qui date du troisième siècle^. Les débris de poteries trouvés dans la tombe CXXXV, chambre V (p. 239) paraissent appartenir h la même époque. — Dans cette tombe (chambre VI, lettre F) il y avait une inscription latine sur un sarcophage qui d'àprès sa position paraît être un des plus récents. Or Yulci perdit son indépendance en l'an 474 de Rome ^ (280 avant Jésus-Christ). On
^ Cf. à cet égard la tombe François: Des Vergers, UEtrurie et les Etrusqiie$j atlas, pi. XXX (= Martha, VArt étrusque, p. 188, fig. 147). La tombe dont le plan est donné Monumenii delVInst, T. I, pi. XLI, fig. 4 (= Martha, L c, p. 154, fig. 122) est à cassone et plus ancienne : elle me semble à peu près contemporaine de la Cuocumelletta qui est du sixième siècle (voir Helbig, Bull, deWInst, 1883, p. 60-51).
' Immédiate^lent à l'ouest de cette tombe se trouve une dépression avec un sol rocheux qui n'est pas propre au creusement des sépultures; par là passait la route qui, venant des environs de la Cnccumella, traversait le Ponte-Eotto et aboutissait de l'autre côté de la Fiora à une des portes de Vulci. Il y aurait d'autres remarques à faire à cet égard, mais elles ne peuvent être comprises que sur place.
^ Voir Martha, Ij Art étrusque p. 442-446. Noël des Vergers, IJEtrurxe et les Etrusques, atlas, pi. XXXI, fig. 1, 3-7 et p. 27. — Cf. Helbig, BuU, deWInst, 1880, p. 144- 146: il s'agit d'une tombe du troisième siècle environ qui appartenait à la même file: elle est située à 75 mètres environ au nord-est de la tombe CXXXVI. — D'autre part les deux sarcophages du quatrième siècle publiés dans les Monumenti delVInst, T. VIII, pi. XVIII-XX (= Martha, L'Art étrusque, p. 347, fig. 239; p. 356, fig. 245; p. 357, fig. 246) ont été trouvés, d'après ce que l'on m'a dit, dans une tombe située à quelques mètres à l'ouest de la tombe CXXXIV. Comme la découverte date de 1846 (Brunn, Annali, 1865, p. 244), je donne le renseignement sous toutes réserves.
* Corpus inscrîpt. latin., T. I, p. 457.
t donc fixer approximativement l'époque de ces tombes au troi-
siècle.
Les plafonds des chambres présentent des moulures qui imitent des
cbsi^Tpentes.
V Plafond cintré ou à échine, avec une large bande plate en
i.ef au milieu, disposée dans le sens de la longueur de la chambre:
EQbes CXXXIV, chambre V; CXXXV, ch. IV; CXXXVI, ch. III,
ofc TI. Cette disposition est des plus fréquentes ^
2' Sur chacun des versants du plafond sont figurées en relief
dos bandes parallèles ou chevrons, qui partant du sommet des murs
Istl^^raux viennent rejoindre la bande du milieu : CXXXIV, chambre 1
et fig- 80, ch. III; CXXXV, ch. III et VII. Ce type de plafond n'est
papS rare non plus ^
3* Plafond h caisson, formé par plusieurs séries superposées de
deux bandes parallèles ; la seconde série est perpendiculaire h la première, la troisième k la seconde, etc. : ces séries sont en retrait les unes sur les autres ^ CXXXIV, chambre II et fig. 81 ; CXXXV, ch. VI; CXXXVI, ch. V et fig. 86. Dans la chambre V de la tombe CXXXVI la partie rectangulaire et plate du plafond, limitée par les deux séries
' Par exemple à Cometo: Helbig, Not d. Scavi, 1890, p. 148, depuis le cinquième Mècle. A Bieda, Sotri, Civita-Castellana, etc. A Vulci : plusieurs chambres de la grande *ombe reproduite dans les Monumenti delPInêt,, T. I, pi. XLI, fig. 4 (= Martha, VArt ^^^^squej p. 154, fig. 122); de la tombe François.
* Voir Martha, L'Art étrusque, p. 155-166. On Tobserve déjà dans la chambre prin- <^|Pale de la Gnccumelletta, qui est du sixième siècle. Le plafond de la chambre prin- I^Pale de la tombe François présente la même disposition. Dans les tombes à peintures, il arrive fréquemment que les chevrons des versants, au lieu d'être en relief, sont ^^plement indiqués par des bandes peintes : Des Vergers, UEtrurie et les Etrusques, artas, pi. I; Helbig, Bull. delVInst., 1878, p. 183, 186; 1881, p. 47; etc.
* Voir Martha, VArt étrusque, p. 155. Tombe François à Vulci. Tomba délia "^i'tnia à Chiusi: Monumenti deWInst., T. V, pi. XIV, chambre D. Tombe Casuccini: ^'^umentij ibid,, pi. XXXII (= Martha, /. c, fig. 123). — Parfois, au lieu d'un caisson '"^^tie occupant toute la superficie du plafond, il y en a soit deux, un sur chaque P^'^chant d'un toit à échine (Martha, l. c, p. 195, fig. 152), soit plusieurs séries enfer- °*^8 entre les chevrons d'un toit à échine (par exemple Martha, L c, fig. 123 ; Monu- ^^ti^ T. V, pL XIV, fig. 1), ou entre les solives croisées d'un toit plat (p. ex. Ca- ^*^, VAntica Etruria marittima, T. II, pi. LXXXIV - Mai-tha, L c, p. 187, fig. 146).
supérieures de solives, présente un cartouche en relief de forme ovale : on avait peut-être l'intention d y sculpter une tête, comme on Ta fait dans deux chambres de la tombe des Yolumnii à Pérouse ^
i"" Même système, mais au milieu de la chambre et au-dessus de ces séries de solives croisées s'élëve une sorte de lanterne, en forme de pyramide tronquée: CXXXVI, ch. II et fig. 85 ^
Les moulures qui encadrent les portes se retrouvent partout en Etrurie et il est inutile d'entrer dans des détails à ce sujet ^. Celle qui surmonte la porte conduisant de la chambre I à la chambre II I dd la tombe OXXXIV (fig. 80) peut être comparée h un motif de plusieurs tombes peintes de Corneto et de Chiusi, motif de forme assez différente, il est vrai, mais représentant aussi un socle sur lequel repose la travée principale du plafond *. — Dans la chambre VII de la tombe
^ Conestabile, Dei Monumenii di Perugia etrusca e romana, pi. IV, fig. 1 et 3; texte, p. 47 et 65.
' Cette lanterne est rare. Je ne trouve à citer, comme exemples non semblables mais analogues, qu'une tombe de Corneto, dont le plafond est non en forme de caisson mais de pyramide tronquée (Canina, L c, T. II, pi. LXXXII = Martha, L c, p. 157, .fig. 125), et une urne de Chiusi (Martha, L c, p. 289-290 et fig. 198). Les ouvertures quadrangulaîres, que présentent quelques plafonds dans des vestibules de tombes de la région de Civita-Castellana (Dennis, The citiei and cemeteries of Etrurie^ p. 93 et 98) et dans la chambre principale de la tombe des Tarquins (Dennis, î. c, p. 242; Canina, l, c, T. I, pi. LXII; Martha, l. c, p. 191, fig. 149), sont beaucoup plus petites et n'ont probablement pas été taillées pour la même raison: c'étaient peut-être des sortes de puits pour descendre dans les tombes.
^ Four les moulures à lignes droites (fig. 80), voir plus haut p. 438, n. 2. — Pour les moulures d'un type plus récent qui, des deux côtés du linteau de la porte, affectent la forme de crocs (fig. 81), voir Martha, L c, p. 168-169; Des Vergers, V Etrurie ei les Etrusques^ atlas, pi. XXII sq. (tombe François) ; Canina, UAntica Etruria marittima, T. II, pi. CIX, fig. 3 et 7; Martha, L c, p. 211, fig. 161 (ci ppes funéraires de Vulci). Cf. à Cervetri (Canina, L c, T. I, pi. LXV, ^g. 7), à Castel d'Asso {Monumenii deWInsL, T. I, pi. XLIII en bas; pi. LX), à Norchia (Canina, L c, T. II, pi. XCI), à Sovana {Monumenti^ T. III, pi. LVII, fig. 7), etc.
^ Voir Martha, L c, p. 403. A Corneto: tomba del Barone QSAOi^W^ Monumenti per'^ servire alla staria, pi. LXVII), tomba del Vecckio (Mon. delVInst, T. IX, pi. XIV^ fig. 1), tomba del Morto {Monumentij T. II, pi. II en haut), tomba dei Vasi dipinti {Momimentij T. IX, pi. XIII = Martha, L c, p. 383, fig. 262), tomba délie Bighe (Mîcali, l c, pi. LXVIII), tomba del Citaredo {Monumenti, T. VI-VII, pi. LXXIX). A Chiusi, tomba Casuccini (Monumentij T. "V, pi. XXXII, fig. III).
CXXXV (fig. 83), cette travée est censée reposer sur un pilastre grossièrement tracé à la surface de la paroi du fond.
Les sculptures de la tombe CXXXVI sont trop endommagées pour qu^on en puisse reconnaître les sujets.
Dans les chambres II de la tombe CXXXIV et II de la tombe CXXXVI, on voit des restes de clous de fer enfoncés dans la muraille. Ils servaient à suspendre des vases ou autres objets \ L'existence de clous semblables, soit en bronze, soit en fer, a été fréquemment constatée dans des tombes étrusques ^
Quant aux inscriptions, elles n'offrent que des noms propres. Celles do la tombe des Tarnas me semblent être d'un intérêt particulier et font penser à la tombe célèbre de Tarchnas de Cervetri^
* Voir par exemple Noël des Vergers, VEtrurie et les Etrtisques, atlas, pi. I-III {= Martha. L'Art étr^isque^ pi. II et III).
* Raoul-Rochette, Mémoires de V Académie des Inscriptions ^ T. XIIT, 1838, p. 586, et 670, n. 1. Canina, VAntica Etrvria maritfima, T. I, p. 181, 183. Helbig, Bullettino dtirinêLj 1881, p. 50 et 163; Not. d. Scavi, 1890, p. 149. Gamurrini, Not. d. Scavi, 1880, p. 441. Etc.
* Dennîs, Cities and cemeteries ofEtruria^ T. I, p. 242 sq. Canîna, VAntica Etruria ^naritUmaj T. I, pi. LXII. Fabretti, Corpus inscr, ital, n • 2347 sq.
536 DEUXIÈME PABTIE.
Ce livre ne comporte pas de conclusion. Je me suis proposé seulement de classer chronologiquement les cent trente-six tombes que nous avons ouvertes et d'indiquer les ressemblances qu'elles présentent, soit par leur construction, soit par leur matériel, avec les tombes étrusques ou italiennes déjà connues. Le moment n'est pas encore venu d'entreprendre une étude complète de la nécropole de Vulci, qui contient des milliers de tombes et où des fouilles faites avec méthode peuvent avoir encore, je crois, d'importants résultats. Les nôtres présentent de graves lacunes. Pour la période des tombes à puits, il faudrait savoir s'il en existe de plus anciennes et s'assurer s'il y en a de plus récentes que celles que nous avons rencontrées. Nous ne connaissons encore qu'un très petit nombre de fosses primitives. Dans la série des fosses récentes, il nous manque celles qui contiennent des vases corinthiens: on en a signalé quelques-unes dans des fouilles an-> térieures. A partir du cinquième siècle, nos fouilles ne nous donnent plus que des renseignements tout- à-fait insuffisants. Je ne signale ici que les lacunes les plus importantes ; il y en a beaucoup d'autres. Il faut attendre qu'elles aient été comblées pour écrire une histoire de Vulci, de son industrie, de ses relations commerciales, d'après les tombes de sa nécropole.