‹ Fouilles dans la vallée du Formans (Ain) en 1862: documents pour servir à lChapitre 15 sur 39 · H' 18 LETTRE DE M. VALENT [N-SMITH A M. ROUHER · texte numérisé non relu

H' 18 LETTRE DE M. VALENT [N-SMITH A M. ROUHER

Lyon, ; février 1862.

Mon cher Monsieur Rouher, Je vous envoie une Note sur l'invasion des Helvètes par M. Cadot, ingénieur des Ponts-ei- Chaussées. Cette Note a été inspirée par les travaux que vous avez récemment prescrits.

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M. Cadot a voulu parcourir lui-mtme tous les lieux qu'il décrit. Son travail, plein de détails topographiqucs, présente des aperçus nouveaux fort propres à aider i la soluiioa des diven points débattus. Vous le jugerez sûrement digne d'intérêt. Votre témoignage serait, pour son zèle éclairé, un précieux encouragement.

Le Comité historique de l'Acadéinie de Lyon a été, selon le désir de M. le Préfet du RliAne, saisi par M. le Conservateur des Musées du département du Rhône, de la marche des Helvètes et de celle de César, dans la première guerre que ce général fit dans les Gaules. Je me suis remis â ces études que j'avais commencées i Riom, excité par la con* fiance que, d'après vos indications, m'ont manifestée les ingénieurs de la Sadne chargés de ces recherches. Je vous envoie un exemplaire du procès-verbal où est consignée mon opinion.

La première difficulté est de déterminer la position des peuples qui occupaient nos pays et particulièrement le département de l'Ain. Cette position une fois établie, on arrive plus sûrement â suivre la marche des Helvètes, celle de César, et le lieu où s'est livrée la bataille définitive contre les Tigurios.

. La Commission de la Carte des Gaules, dans sa cinquième réunion, a adopté et accueilli avec une grande bienveillance pour trois peuples, — les Ambarri, les Segusiavi trans-Bhodanum et les AUobroges trans-Rhodanum, ■— les observations que je lui ai soumises sur la position respective de ces peuples, — M. Stofiel, capiuine d'ariitlerie, qui suit ces questions, et qui est venu, ces jours-ci, m'en entretenir avec détail, s'est rangé à mon sentiment.

La question des Helvètes met depuis quelque temps en éveil les personnes qui sembleraient le moins devoir s'en occuper. M, le maréchal de Casteibne m'a manifesté, par une lettre fort gracieuse, le désir de recevoir les travaux de notre Comité, pour les transmettre i l'Empereur. Demain ou après^emain, je lui porterai le procès-verbal que je vous envoie.

Nous avons désormais cinq audiences par semaine, ce qui me laisse fort peu de temps.

Mon examen sur la question du passage des Helvètes sur la Saâne terminé, je ferai en sorte de reprendre mon élude sur la loi Combette, qui constitue l'un des premiers éléments de notre nationalité française ■ et qui est, comme vous le savez, mou travail de prédileaion.

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PIÈCES jusTincATiyES 73

Mes hommages empressés et respectueux i Madame Rouher, avec mes meilleurs souvenirs i vos charmantes filles, et de cœur Tout i vous.

Valestin-Smith.

p. s. — M. Cadot m'a remis deux cartes pour vous. Je vous en envoie une seule, parce qu'A mon premier voyage à Paris, je vous porterai, l'autre.

Soyez assez bon, dans l'une de vos soirées du dimanche, pour expiimer, en mon nom, i M. Am. Thierry, combien je lui garde reconnaissance pour le si bon accueil que j'ai reçu de lui. Je me propose de lui envoyer notre travail du Comité et celui de M. Cadot.

UTTRE DE M. VALENTIN-SMITH A M. DE FRANQ.UEV1LLE Directeur gë^iëral des Ponts- et- Chaussées

Lyon, ; février 1861.

Monsieur,

Sur la lettre que vous avez envoyée i M. ThiolliÈre, M. Cadot a étudié avec grand soin la marche des Helvètes et de César, dans la première guerre que ce général fit dans les Gaules, et il a confié à la Note que j'ai l'honneur de vous transmettre, les résultats de son

Vous apprécierez sûrement ce travail qui, par les aperçus nouveaux qu'il renferme, jette de précieuses lumières fort propres i fadliter la solution des divers points débattus.

Je suis fon porté à croire, comme je l'ai écrit â M. Thiollière, que le draguage de \\ Saône n'amènera aucun résultat.

Je dais vous remercier de m' avoir procuré l'occasion d'entrer en rapport avec M. ThioUière, avec la famille duquel j'avais d'anciennes relationsd'amitiéetdes liens de parenté par alliance, et de faire la connais-

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sance de M. Cadot, dont le zèle éclaira peut laisser espérer un heureux avenir sous vos auspices.

Permettez -moi de joindre 1 l'envoi du travail de M. Cadot, le procèsverbal d'une séance du Comité d'histoire de l'Académie de Lyon où la ménie question est examinée.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression des sentiments de la haute considération avec laquelle je suis Votre dévoué serviteur.

Valehtin -Smith.

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