‹ Fouilles de Delphes (volume 3)Chapitre 109 sur 148 · Cf. supra, p · texte numérisé non relu

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.">. Dans plusieurs villes, particulièrement en Asie Mineure, Athèna était la maitresse incontestée de la cité ; dans d'autres, spécialement lorsque son culte avait remplacé celui d'une déesse locale hellénisée, elle

LE SANCTUAIRE D'ATHENA l'HO.N A I A

considérer comme des survivances les cultes rendus à des divinités secondaires, qui ont fini par se confondre plus ou moins avec le culte principal. Ce serait au moins le cas pour Eileithvia, dont la personnalité peu consistante s'efface tantôt devant celle d'Artémis, tantôt devant celle d'Athèna, ou encore d'Hèra ou d'Aphrodite1. Athèna finit, d'ailleurs, par se substituer complètement à Eileithyia2. En liaison avec ce culte, et par une sorte de jeu de mots analogue à celui qu'on fit sur Pronaia-Pronoia :!, Zostèria, la déesse qui se ceint pour le combat, devint celle qui veille sur Latone dénouant sa ceinture dès le cap Zoster d'Attique ''. Enfin, en tant que Hygieia et Erganè, Athèna était invoquée comme protectrice de la santé et des travaux féminins : semblables cultes lui étaient rendus sur l'Acropole d'Athènes ■''.

La fouille profonde de la terrasse des autels, faite en 1022, a permis de recueillir une grande quantité de petits bronzes archaïques, analogues à ceux qui furent découverts à l'Ouest du temple 6. Notons en particulier :

Fig. 13, 3. — Petite bipenne votive, en bronze, décorée, tout le long des bords, d'un grènetis.

Long. 0 m 036 ; ép. env. 0 "' 001 7.

Fig. 59, /. — Petit bœuf votif.

Haut. 0m025; long. 0 "' 03. Tête

lenaitun rôle secondaire. Cf. R. Demangel et A. Laumonier, Fouilles de Notion, 1921, 2e partie, dans BCH, XLIX (1925;, p. 345- 6. Au Ptoïon, à Thèbes (II. Philippart, Pausanias à Thèbes et les fouilles d'An/. Kéramopoullos, dans Revue Unie. Brux., 2, p. 10 du tirage à part), à Notion, vraisemblablement, comme à Delphes, elle était, non loin d'un sanctuaire d'Apollon, adorée en tant que Pronaia, épilhète qui semble

moins consacrer une dépendance que préciser un détail topographiqué. Cf. R. Demangel, Fouilles île Delphes, II, 3, Le sanctuaire oT Athèna Pronaia, I, Introduction, p.i. Comparer, avec peut-être une idée de protection, les sanctuaires repô jtôXîto;. On a trouvé, à Marmaria, lors de la grande fouille, un fragment de base avec dédicace à Athèna Pronaia, qui a peut-être porté une statue de Képhisodotos. Cf. Th. Homolle, BCH, XXV (1901), p. 104 = Diltenberger, Sylloge, 3, 324 (Musée de Delphes, n° 4342). On connaissait, d'ailleurs, auparavant plusieurs mentions delphiques d'Athana Pronaia.

1. Cf. R. Demangel. Un sanctuaire d'Artémls-Eileithyia à l'Esl du Cynlhe, BCH, XLVI (1922), p. NK. Pour les rapports d'Eileithyia avec la Crète, cf. G. Glotz, La civilisation égèenne, p. 289 ; A. W. Persson, Der Ursprunçj der eleusinischen Mysterien, dans Archio fur Rel.-Wiss., XXI (1922), p. 287-309 (Eileithyiâ- Eleutho-Éleusis).

2. Eileithvia était peut-être, à Marmaria, la divinité primitive. Cf. G . Colin, Le culte d'Apollon Pi/thien h Athènes, p. 93. Le fait que le culte d'Eileithyia ne fleurit pas en Altique avant le Ve siècle (Fr. Poulsen, ibid . , p. 348) n'infirmerait pas l'hypothèse de l'antériorité de son culte à Delphes.

3. Cf. A.-l). Kéramopoullos, ibid., p. 61, n. 3; E. Bournuet, ibid., p. 304.

4. G. Colin, /. /. ; É. Bourguet, ibid., p. 309, n. 1 ; R. Vallois, BCU, XIA'III (1924), p. 440. 3. Cf. Fr. Poulsen, /. /. ; A.-D. Kéramopoullos, ibid., p. 60 el n. 2.

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