‹ Fouilles de Delphes (volume 3)Chapitre 111 sur 148 · Cf. P. Perdrizet, Fouilles deDelphes, p. 97, a · texte numérisé non relu

Cf. P. Perdrizet, Fouilles deDelphes, p. 97, a

Fi»-. 60, 5. — Fibule à boules ; sur l'arc, trois grosses perles séparées par des pirouettes. Long. 0 m 00 ; diam. 0 m 017.

Fig. (il, / . — Fibule en arc renflé. Long. 0 '" 078 ' .

Fig. 61, 2 et fig. 102, en haut. - Objet indéterminé (sistre, jouet, instrument de musique ou de tissage ?). Tige terminée en crochet, avec renflement médian percé de part en part de quatorze trous. Long. 0 '" 195 ; larg. 0 '" 024 ; ép. 0 "' 009 ; diam. des trous, 0 »■ 003 .

Fig. 61, 3. Huit boulons décoratifs. Diam. 0 '" 036 ; haut. 0'" 015. Ils sont convexes, décorés extérieurement, au milieu, de cercles concentriques tracés au compas après fonte ; tout autour, ils sont percés à jour suivant des rayons régulièrement espacés ; le dessous est formé d'une feuille ajourée selon deux arcs de cercle, ménageant entre eux une bande droite pour permettre la lixation de l'objet.

Le tracé du mur vieux-polygonal, tel que nous avons essayé de le définir précédemment, exclut donc du sanctuaire archaïque non seulement le trésor dorique, qui est du Ve siècle, mais aussi le trésor éolique : ce qui concorde exactement avec les observations faites d'autre part'2. Hien d'étonnant, en effet, que l'enceinte du vu'' siècle ne comprenne pas le trésor dit de Marseille, qui est du dernier tiers du VIe siècle. On ne doit point, non plus, rechercher les traces d'une autre enceinte immédiatement à l'Ouest du trésor éolique : le trésor éolique, et naturellement le deuxième temple en tuf comme nous Talions voir maintenant — furent compris dans la grande enceinte néo-polygonale, construite à la fin du VIe siècle, qui clôtura le sanctuaire de l'époque classique".

1. Il ne faut pas s'étonner de rencontrer, à Marina ria, un grand nombre de fibules archaïques. Cf. P. Perdrizet, ibid., p. 111 : « Toutes (les fibules de Delphes), sauf la fibule mycénienne trouvée dans la grande tombe de l'vlaea. datent de la période archaïque, vne et vie siècle. »

2. Cf. G. Daux, Fouilles de Delphes, II, 3, Le sanctuaire d' A thèna Pronaia, I : Les deux trésors, p. 78.

:i. Le trésor éolique fut vraisemblablement antérieur de quelques années au temple eu tuf; ses dimensions, aussi, sonl beaucoup moins considérables, et il était naturel qu'il fut terminé plus rapidement. Peulètre même fut-il, un temps, » le seul existant dans Marmaria »(Fr. Poulsen, ibid., p. 353), abritant l'image de la déesse et les plus précieux ex-voto pendant l'aelièvement du grand temple. On a pensé expliquer par une ancienne réédification l'anormale position des colonnes en porte à faux sur le stylobate. Cf. BCH, XLIV (1920), Chronique, p. 390 ; G. Daux, ibid., p. '19, n° 3. Selon nous, les /.d-'o vaoi dont parle Plutarque (Praec. ger. reip., XXXII, 825 B) pourraient être le temple en tuf et le trésor éolique. Cf. II. Dcmangel, Fouilles de Delphes, II. :î, Le sanctuaire d'Athèna Pronain, I : L°.s temples en tuf, p. 2i ; (i. Daux. ibid., p. i-ii-4-7. On aura l'occasion de revenir sur cette question [infra, p. 89 sq.).

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