‹ Fouilles de Delphes (volume 3)Chapitre 71 sur 148 · A DELPHES · texte numérisé non relu

A DELPHES

La Tholos du Sanctuaire d'Athéna Pronaia était située entre le trésor des Massaliètes et le temple en calcaire. De ce monument, qu'une monographie de son auteur présumé, l'architecte Théodoros de Phocée2, avait rendu célèbre dans l'antiquité, l'on voit encore en place aujourd'hui la krépis presque intacte — sauf quelques dalles enlevées — et trois tambours inférieurs, plus ou moins mutilés, de la colonnade dorique (d'autres tambours ont été replacés, au hasard du lieu où ils furent trouvés, sur le stylobate ou le dallage du péristyle) ; enfin l'on a découvert in situ ou rétabli sur le toichobate, sans prétendre à l'exactitude absolue, une partie du cercle que formaient les orthostates.

On ne trouvera pas ici une bibliographie de la Tholos, mais seulement, dans le cours de la description, des références aux études que ce monument a suscitées. De l'étude architecturale que Pomtow a fait paraître, dans Klio, il n'y a rien à dire sinon qu'elle n'a guère servi ni gêné notre travail 3. Quant aux hypothèses émises sur la destination de la Tholos, nous ne les examinerons qu'après avoir décrit l'architecture qui, en l'absence des renseignements que l'on a vainement attendus jusqu'ici des textes littéraires ou épigraphiques, peut, à peu près seule, nous permettre de voir un peu clair parmi les conjectures que suggèrent a priori la forme du monument et sa situation.

Nous passerons sous silence les bas-reliefs des métopes : ils ont trop souffert pour qu'il soit possible de les replacer dans leur cadre primitif : les fragments conservés seront étudiés à part, dans l'un des fascicules consacrés à la sculpture de Delphes.

Fondations et krépis.

La Tholos du Sanctuaire d'Athéna Pronaia s'élevait sur un massif de fondations composé de six assises de grands blocs de poros, soigneusement appareillés, deux fois plus longs

1. La présente publication a recueilli le bénéfice des restaurations exécutées par M. Replat, au Musée de Delphes, en 1905, — celle de l'ordre extérieur et celle du plafond de marbre de la Tholos. — Dès 1912, M. Gottlob fut chargé par M. Homolle, de dresser les plans et de relever tous les fragments nécessaires à la reconstitution graphique du monument : on ne saurait dire tout ce que l'on doit à sa très précieuse collaboration.

Page 1