Cf. (i.Glotz, La civilisation égéennc, p
ha
LE SANCTUAIRE D'ATHÈNA PIJONAIA
Fig. 17. 9. — Statuette féminine analogue aux précédentes (la tête et le bras gauche manquent). Haut. 0m097. Peinture noire: cercle seulement autour du sein droit.
Fig. 18, /. — Statuette féminine analogue (la tête et les extrémités des bras manquent). Haut. 0m097. Seins larges et plats, en pastillage. Peinture noire: rayures et points; sous les seins, large cercle pointé.
Fig. 22. — Idoles du type a.
Fig. 20, 8, — Statuette féminine (le pied et l'extrémité du bras droit manquent). Haut. 0"'085. Seins pointus, très petits, en pastillage. Peinture noire, passée au brun. La décoration, complexe, semble peu ordonnée : quadrillages et zones de points, parsemées de lignes courbes.
Fig. 23, 3. — - Statuette féminine (le bras droit manque). Haut. 0"' 102. Même provenance que les précédentes. Terre brune, trop cuite ; yeux et seins en pastillage. Peinture noire, passée au rouge. Figurine d'aspect lourd et négligé.
FOUILLES 1)K DKLIMIKS
Fi»-. 20, fi. — Statuette féminine (le pied et les doux bras manquent). Haut. 0m065. Même provenance, même terre que la précédente; veux et seins minuscules, en pastillage, le sein gauche placéà coté du creux préparé pour lui. Traces de peinture rouge. Polos étroit. La base, conique, était creuse. De cette figurine, assez différente des autres, doivent être rapprochées les bases en cloche n"* 20, 37 et iO de la fig. :il .
Ki-. 23. — Idoles du tvpe
Fig. 22, i, — Statuette féminine analogue aux précédentes. Haut.O'" 1 16. Peinture noire: larges bandes semi-circulaires, coupées de lignes verticales.
Fig. 23, 6. — Statuette féminine le pied et les deux bras manquent). Haut. 0'" 107. Terre brunâtre, fendillée par excès de cuisson ; veux et seins pastillés, inégalement placés ; le sein droit porte la marque des doigts de l'ouvrier, qui a ébauché un modelage. Peinture noire, passée au brun : noter, sous les seins, allant d'une épaule k l'autre, une large bande peinte, qui rappellerait le ruban à épaulières des idoles postérieures.
Fig. 20, 7. — Statuette féminine. Haut. 0"' 101. Peinture noire, passée au brun. La décoration se compose de deux bandeaux, l'un au cou, l'autre à la taille, joints par une série de lignes verticales entourant le buste.
Fig. 20, .'j. — Statuette féminine (la tète et les bras manquent). Haut. I)"1 07.'). 2-"» juillet
LE SANCTUAIRE D'ATHÈNA PRONAIA
1922; péristyle du temple en tut. Terre brune; seins non pastillés; base évklée. Peinture noire, devenue teinte café.
Fiji'. 24. — Idoles féminines de divers types.
h) Type très voisin. Terre jaunâtre, très dure ; yeux et seins pastillés ; polos large relevé en avant. La caractéristique de ce type est la longueur démesurée du cou. La base est large et complètement plate.
Fig. 26, .j et 24", 3 (plus complète). - Statuette féminine (l'extrémité des bras manque). Haut. 0'" 19">. Le pied, le buste et la tête ont été trouvés séparément, en juillet 1922, dans
Fig. '2.~>. — Fragments d'idoles du typ<
Fig. 20. — Idoles du type h (1 et 5).
la région des petits autels. Les yeux sont pastillés ; les seins, qui étaient pastillés également, ont disparu. Larges bandes de peinture brunâtre, très effacée, qui vont du haut en bas de la figurine, sans arrêt à la taille; trois larges colliers peints entourent le cou.
LE SANCTUAIRE D'ATHÈNA PRONAIA
Fi»-. 26, /. — Statuette féminine (la tète et le bras gauche manquent). Haut. 0'" 148. La
forme de la base, la largeur du cou, la qualité de la terre et de la peinture 'brune, fort bien conservée), les grandes dimensions montrent qu'on a affaire à une idole du même type que la figurine précédente. Seins petits et pointus, le mamelon indiqué d'une tache brune ; sur le dos, zigzags bruns figurant peut-être les cheveux .
c) Type analogue. Les bras paraissent complètement dégagés du vêtement. Yeux et seins en pastillage, larges et plats, ponctués d'une touche de couleur. Terre jaune ; peinture noire, passée au brun; vernis. Polos large; base concave.
Fig. 27, I . — Statuette féminine. Haut. 0'" I 15. S juillet I !)22 ; au Sud de l'autel occidental. Décoration peu soignée : bandes et points.
Fiff. 27.
Idoles du type e.
Fig. 27, 3. — Statuette féminine semblable. Haut. 0m 122. 14 juillet 1922 ; pierre des kouklês. Décoration : bandeau, au cou; ligne sinueuse, d 'un bras à l'autre, d'où descendent jusqu'à la base d'autres bandes analogues, alternant avec des lignes de points.
Fig. 27, 2. — Statuette féminine semblable (les deux bras manquent). Haut. 0"' 121. Même provenance que la précédente. Décoration analogue, mais peinture noire mieux conservée.
d) Type analogue. Terre jaune, sans peinture '. Yeux et seins en pastillage ; au cou, trou de. suspension. Bras petits et arrondis. Tète à polos étroit, aplati en haut ; base évasée et plate.
I. Ces figurines non peintes paraisseîit'ayoir été revêtues d'une couverte de chaux.
Fig. 28, 2 et 24, i (complétée). — Statuette féminine (deux fragments). Haut. 0™ 1^7. Juillet 1922; pierre des kouklês. L'argile, jaune clair, est plus grossière et moins cuite que celle des figurines des précédents types; au-dessus des seins, petits, pointus et inégalement disposés, l'idole est percée, dans l'axe, d'un trou rond.
Fif,r. 28. — Idole à « natte « el idoles du type </.
Fig. 28, /. — Statuette féminine semblable deux fragm. ; plusieurs érattures ; l'extrémité du bras gauche manque). Haut. 0"' 155.
e) Type analogue : les bras ont complètement disparu, el ne sont pas figurés sur le devant de la poitrine par la peinture.
Fig. 29, /. — Statuette féminine. Haut. U1" 16. Même provenance, même ^rre que les deux précédentes; même trou de suspension ; yeux et seins en pastillage ; tète à polos étroit et base plate et pleine; pas de peinture, mais traces de couverte blanchâtre: la seule différence sensible est l'arrondissement des épaules. Cet exemplaire permet de saisir nettement le passage du type en « croissant » au type arrondi, sans qu'on puisse établir de manière irréfutable la priorité de l'un ou de l'autre : ici. comme dans les autres sanctuaires, les spécimens des deux genres furent trouvés mêlés.
Fig. 29, -'i et 21, S (hors texte III). — Statuette féminine. Haut. 0m 165. Mêmes caractéristiques que la figurine précédente, avec cette différence que celle-ci, beaucoup plus soignée, est ornée, du haut en bas, de lignes sinueuses peintes en rouge ; un bandeau cerne le
LE SANCTUAIRE D'AÏHÈNA PRONAIA
col; le corsage, indiqué par deux lignes horizontales sous la poitrine1, dénude les seins, coniques, aux mamelons marqués d'un point rouge; deux larges traits entourent le haut et le has du pied. Une sorte de vernis brillant recouvre toute la figurine (comme, plus haut, fig. 18, 7, p. 17).
Fig. 29. — Idoles du type c.
Fig. 29, 2 et 21, i (hors-texte III). — Statuette féminine. Haut. 0m 114. Analogue aux deux précédentes: celle-ci, toutefois, est beaucoup plus effilée; la base et les côtés sont moins larges ; une sorte d'arête saillante, très nette sur les deux faces, partage en deux la figurine : de part et d'autre, des hachures obliques contrariées — en peinture rouge, passée au brun — décorent uniformément du haut en bas toute l'idole.
Parmi les très nombreux petits fragments de statuettes féminines trouvées dans le sanctuaire « mycénien » de Marmaria (Fig. 25, 30, 31), il faut mentionner à part les deux suivants, qui ne rentrent pas dans les groupements définis plus haut :
Fig. 24, 2. — Tête de grande figurine. Haut. 0m043. 28 juin 1922 ; au Sud de l'autel
I. 11 ne paraît pas vraisemblable de voir, dans ces deux traits horizontaux, l'amorce des liras repliés devant la poitrine.
Fouilles i>e Delphes. i
occidental. Terre rosée . Peinture rouge brun: face supérieure du polos et collier; l'œil est figuré par un point rond, surmonté d'un large trait horizontal (bord du polos ?) . Particularité curieuse : les oreilles sont modelées, deux oreilles pointues d'animal (cheval).
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Kiir. 30. — Tries et bras d'idoles.
Fig. 30, 20. — Tête d'idole primitive. Haut. 0ra 025. Ie* juillet 1922 ; terrasse des autels. Terre rosée, peu cuite ; aucune trace de peinture. Tète ronde, sans polos ; ne/ pincé ; yeux plats, non pastillés, mais indiqués par une sorte de facette. Ce fragment paraît avoir fait partie d'une idole plus ancienne que les précédentes.
Au téménos d'Apollon, avait été découverte, en même temps que les quelques statuettes « mycéniennes »>, une figurine de «déesse assise dans un fauteuil à trois pieds» 1. Le sanctuaire de Marmaria a également donné deux exemplaires de ce type:
I. I'. Perdrizet, Fouilles de Delphes, p. I i, lig. 60. Cf, Fr, Winter, Die Typender figûrlichen Terrakotlen, I, p. xxiv el ]). 2, ■).
LE S A NCTU A I H E D'A ï 1 1 F, N A P R 0 N A I A
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Fig. 31. — Fragments de bases d'idoles.
Fig. 32. — Idole assise dans un fauteuil (1/2 grand, nat.
Fig. 'À2. — Femme (déesse) assise dans un fauteuil (trône?) à trois pieds. Il manque le haut du corps de la liguriue ; le siège est complet : haut. 0'" 10. Juin-juillet 1922; terrasse
des autels. Terre rosée. Peinture rouge. L'extérieur du fauteuil est orné de quatre bandes horizontales; l'intérieur montre seulement deux bandes verticales, coupées d'une bande horizontale. La déesse porte également les traces d'une ceinture rouge, coupée d'une large bande verticale. L'adhérence de la figurine au siège est obtenue à l'aide d'une large fente, qui sépare presque en deux le dos de la statuette, se poursuivant quelque peu par devant. Les jambes, très écartées, paraissent sans vêtement. On ne saurait pourtant, malgré les apparences, affirmerque la déesse était nue1. Fig. 33. Fauteuil à trois pieds analogue (très brisé; les
pieds manquent; la figurine a disparu). Haut. 0m095. Juin 1922; terrasse des autels. Terre rosée. Peinture rouge: à l'extérieur, quadrillage avec lignes de points entre les rayures; à l'intérieur, quadrillage sans points.
Mentionnons, enfin, un quadrupède (biche ou vache), trouvé dans la terrasse des autels (fig. 34). Les pattes, les cornes, l'extrémité du museau sont brisées. Long. 0m 095 . Terre ocre rouge, très cuite, fendillée. Peinture rouge: bandes longitudinales et transversales-.
Fit;-. 33. - Fauteuil d'idole.
Fig. -Vi. — ■ Quadrupède eu terre cuite '3/i grand. n;il.).
De cette même période, beaucoup de fragments de vases oui été retrouvés, mais aucun vase complet, ce qui pourrait surprendre dans une nécropole, non dans un sanctuaire.
1. « L'art mycénien semble spécialement éviter l'image de la nudité féminine » (Ch. Dugas, BCH, XLV 1921 , p. 358). Pourtmt les ban les de couleur pourraient représenter des tatouages. Cf. G. Glolz, /. /.
l'r. Poulsen {Delphi, p. 60) reconnaît dans ce type une déesse nue.
2. Cf. P. Perdrizet, Fouille!; dp Delphes, p. 15 ; Schliemann, Tirynthe, pi. XXIV ; (]. \V. Blegen, Kora- I; n. p. 107, fig. 132.
LE SANCTUAIRE D'ATHÈNA IMtoNAlA
Fig. 3S. — Vase à panse cylindrique, à trois anses disposées sur l'épaule les anses ont disparu). Haut. 0m065; diam. 0"1 10. Entre l'autel occidental et le temple en tut'. Argile
Fig. 3"). — Vase à panse cylindrique (3/5 grand, nat.).
blanchâtre, très impure, fort écaillée; aucune trace de peinture. Ce type est un des plus caractéristiques de la dernière époque « mycénienne » ' .
Fis. 36. —Tasse.
Fig. 36. — Tasse (brisée en plusieurs fragments ; les anses manquent). Haut. 0n> 0(18 ; diam. 0"' 0.T7. I {juillet 1!)22; pierre des kouklês. Terre rosée, très cuite, sans peinture'2. Le dessous porte les traces de section pendant le tournage3.
1. Cl'. O. Moatelins, La Grèce préclassique, I, pi. 99", 9 iThessalie) ; 101, 3 (Eubée ; 108, S, 109, i, 117, 3 (Attiqùe) ; elc.
2. Cf. les tasses de Mycènes : A. J. B. Wace, B.S. A. XXV (1921-231, pi. XI.