‹ Fouilles de Delphes (volume 4)Chapitre 121 sur 257 · R.10 PI · texte numérisé non relu

R.10 PI

GFB, n° 172 p. 106 (47). Petit fragment d'une tuile de rive. Argile jaune à grains, couverte crème. L. = 0,05. H. = 0,045. La face fait avec le lit de pose un angle de 80° comparable à celui que l'on mesure sur la face latérale de S.42. Le méandre simple a le même type (crochets noirs, carré central à cadre rouge et damier noir) et le même entraxe. Au lit de pose, enfin, court un astragale. L'appartenance à ce toit paraît sûre, et avait été du reste déjà reconnue par Van Buren.

9. R.39 Trouvé en septembre 1966 dans la partie Est de l'Agora romaine. Fragment de

tuile de rive brisée à droite et à gauche. Argile jaune tirant sur le rose. L. = 0,135. H. = 0,047. Sur la face antérieure, méandre simple (entraxe — 0,073) identique à celui de R.10. Au sofïite, astragale (entraxe = 0,04).

Toit 60.

1. S.78 Petit fragment de sima. Argile jaune à grains, couverte crème. L. = 0,131.

H. = 0,048. Il reste un fragment du méandre inférieur, simple, à crochets alternativement noirs et rouges, à carré central encadré de noir avec damier rouge et crème : c'est donc le pendant exact du méandre de la Lesché de Cnide, mais l'entraxe (0,089) est sensiblement plus large.

2. R.32 Petit fragment de tuile de rive. Argile rose à grains. L. = 0,13. H. or. = 0,055.

La face est décorée d'un grand méandre simple à crochets alternativement rouges et noirs. Le carré central est perdu, sauf un petit morceau de cadre noir. Il est impossible de calculer l'entraxe, que l'on peut cependant évaluer à 0,08 au moins. La face fait avec le lit de pose un angle de 85°.

L'identité des méandres permet d'associer avec sûreté ces deux fragments, pour former un embryon de toit. Il n'est pas possible de lui attribuer d'autres éléments. Peutêtre faut-il rattacher ce toit à celui de la Lesché de Cnide, en supposant l'intervention d'un second décorateur : l'angle de « fermeture » des Tuiles de rive est le même : 5°.

Série 61.

Sima isolée.

Fragment de sima latérale. Argile ocre, à grains, couverte crème. L. = 0,19. H. = 0,13. Le listel supérieur (H. = 0,035), en légère saillie, portait un méandre dont il ne reste que de faibles traces. Le profil principal est en talon très raide, coupé d'une gargouille tubulaire

sortant d'un cercle en saillie (rayon du grand cercle = 0,06 ; de la gouttière = 0,017). Le décor est eiïacé.

Ce fragment de sima latérale, unique de son espèce, ne peut être associé, même à titre d'hypothèse, à aucune des simas rampantes précédemment décrites. Le méandre est trop effacé pour qu'on puisse en tirer quoi que ce soit. La gouttière tubulaire est surprenante. Seul le profil, un talon très raide, permet peut-être de rattacher cette pièce à la première moitié du Ve siècle.

Série 62.

Petit fragment de palmette à sept feuilles. Argile rose, couverte crème. L. = 0,068. H. = 0,08. Il reste deux feuilles, assez larges.

Fragment d'une palmette provenant du même moule que la précédente (vérification sur estampage). Même argile. L. = 0,075. H. = 0,09. Il reste les deux feuilles inférieures gauches et le sommet de la spirale correspondante.

Série 63.

Inv. 7119. Trouvé le 25 mai 1949 à l'Est de la Lesché de Cnide, dans un remblai romano-byzantin. Palmette fragmentaire. Argile rouge, couverte ocre. L. = 0,118. H. =0,10. La palmette compte neuf feuilles, minces et retombantes, au-dessus d'un cœur en éventail, non rehaussé de rouge, et de deux volutes opposées dont il ne reste que l'amorce.

Fragment d'antéfixe du même moule que A.57. Argile rose, couverte ocre. L. = 0,12. H. = 0,13. Les volutes ne sortent pas d'un bandeau de serrage, mais se terminaient par des spirales à chaque bout : il s'agit d'une antéfixe à doubles volutes, sans lotus. Dans le champ, à droite de la spirale droite, on aperçoit l'amorce d'une fleur adventice.

Série 64.

Antéfixes isolées.

Coin inférieur droit d'antéfixe. Argile jaune à grains, couverte crème. L. = 0,08. H. = 0,07. Il reste l'extrémité d'une volute droite, mince, terminée par une spirale simple.

Fragment d'une petite palmette. Argile jaune. L. = 0,105. H. = 0,125. Il reste le bas des sept feuilles de la palmette, le haut des deux spirales reliées par un bandeau peint en rouge ; dans le champ, à gauche, trace d'une petite palmette de remplissage.

Fragment de palmette. Argile jaune, couverte jaune tirant sur le vert. L. — 0,07. H. = 0,12. Quatre feuilles sont conservées, à droite de la feuille centrale, ainsi qu'un morceau d'une volute, mince et régulière. La tranche est peinte en rouge.

Fragment de palmette. Argile jaune, couverte jaune très fine. L. — 0,11. H. = 0,10. Six feuilles sont entièrement ou partiellement conservées, larges et assez raides, ainsi que le haut du cœur, peint en rouge.

Palmette fragmentaire. Argile rouge, couverte crème. L. = 0,13. H. = 0,105. Le décor n'est pas en relief, mais, exceptionnellement, simplement peint. Comme il ne l'est que sur une seule face, il est peu probable qu'il s'agisse d'une tuile faîtière ; le profd ne s'y prête du reste pas. La palmette a neuf feuilles, larges, retombantes, au-dessus d'un cœur en écusson renversé, rouge bordé de crème. Au-dessous, on distingue le haut de deux volutes, ainsi que le mince bandeau rouge qui les réunit : il s'agit donc probablement d'une antéfixe à palmette et lotus.

Série 65.

Tuile faîlière isolée.

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