S.90 PI. 59, 60, 61, 104 et
Tuile de rampant droit, presque intacte : seuls le coin supérieur gauche et le coin arrière gauche sont brisés. Argile jaune-vert à grains noirs, couverte crème. L. or. hors tout = 0,64. L. or. de la face décorée = 0,562. H. or. = 0,173. Profondeur totale (en projection) = 0,59. Profil : de haut en bas, un listel (H. = 0,008), un cavet (H. = 0,017), un talon moyennement saillant dont les deux parties s'équilibrent (H. = 0,082) et enfin, un bandeau vertical en retrait (H. = 0,045) ; soit au total, pour la moulure, 0,152 ; la différence entre la hauteur de la moulure et la hauteur totale de la tuile, soit 0,021, est rattrapée, sur cet exemplaire, par le biseautage de l'arête supérieure. Le listel était simplement peint en rouge (la couleur a presque entièrement disparu). Sur le cavet, une frise de rais-de-cœur noirs, très négligemment dessinés ; leur axe est marqué par un petit triangle renversé réservé en crème (entraxe = 0,038). Le champ libre entre chaque rai-de-cœur est occupé par un motif presque identique, mais renversé et dessiné en rouge ; seule différence, l'extrémité est ronde au lieu d'être pointue, et le centre est marqué par un petit losange ; les deux motifs sont séparés par un filet crème de largeur variable, ne dépassant pas 0,005. La frise principale de palmettes et lotus sur fond noir est également dessinée de façon très hâtive : l'entraxe varie de 0,07 à 0,08. La palmette a onze feuilles largement étalées ; la feuille centrale se termine en pointe ; les feuilles latérales du haut sont du type « en chistera » (cf. plus haut p. 151), mais abâtardi : le crochet terminal est tracé sans vigueur ; les feuilles inférieures, presque horizontales, ont le bout arrondi. Le cœur, en écusson renversé, est rouge bordé de crème. La fleur qui tient lieu de lotus a quatre pétales en crochets, et un pistil droit terminé en fer de lance, sortant d'un large calice à trois sépales confondus à la base, puis distingués l'un de l'autre par des rehauts rouges. Sous le calice partent deux volutes divergentes, minces, au tracé mou et plat ; elles se terminent sous les palmettes par deux spirales simples dirigées vers le bas. A chaque extrémité, la frise est coupée suivant l'axe d'un lotus. Le bandeau vertical est décoré d'un méandre double à crochets noirs, carré à bordure rouge et damier noir (entraxe = 0,083). Au lit de pose, un gros astragale (largeur = 0,045 ; entraxe = 0,083) souligné d'une bande rouge.
Le dispositif de montage est bien conservé : à droite, le recouvrement a une saillie maximum de 0,088 ; le bord extérieur est muni d'un arrêt, brisé ; à gauche, la partie recouverte, comprenant l'extrémité de la sima, dépasse le corps de la tuile de 0,07 à 0,08 ; le recouvrement de la tuile voisine a laissé une trace d'usure très nette. Enfin, parallèlement à la sima, à l'autre extrémité de la tuile, un arrêt en saillie de 0,03 est prêt à recevoir le recouvrement de la tuile plate supérieure. Au lit de pose, toute la surface a été striée avant cuisson d'incisions courtes et parallèles, à la gradine. Les dents sont écartées de 0,008 à 0,009. Il semble que l'instrument ait eu cinq dents. La longueur des incisions, correspondant à un coup de gradine est en moyenne de 0,05.