‹ Fouilles de Delphes (volume 4)Chapitre 148 sur 257 · R.15 PI · texte numérisé non relu

R.15 PI

Petit fragment de tuile de rive. L. = 0,12. H. totale = 0,065. H. or. du bandeau à méandre = 0,047. Argile et décor semblables à ceux des fragments précédents. On a l'extrémité droite de la tuile, avec l'arrachement de l'arrêt destiné au couvre-joint.

4. R.16 Petit fragment de tuile de rive. L. = 0,097. H. or. = 0,055. Argile, profil et

décor identiques.

5. R.17 Fragment de tuile de rive. L. = 0,195. H. or. = 0,047. Argile, et décor iden-

tiques ; l'exemplaire est très détérioré.

6. R.18 Petit fragment de tuile de rive. L. = 0,085. H. or. = 0,052. Argile, profil et

décor (presque totalement effacé) identiques.

7. R.29 Petit fragment du bord gauche d'une tuile de rive. L. = 0,09. H. = 0,05. Argile

et décor identiques. Ce dernier a quasiment disparu, sauf l'astragale.

8. R.33 Dessiné par Tournaire en juin 1893, avec la mention « angle occidental du mur

pélasgique », indiquant le lieu de trouvaille : angle O. du mur polygonal, vraisemblablement en contrebas. Petit fragment de tuile de rive, brisé de tous côtés. L. = 0,065. H. = 0,045. Faibles restes d'un décor identique.

9. R.37 Coin antérieur gauche d'une tuile de rive de même type. Argile et couverte

identiques. L. = 0,168. H. max. or. arrêt latéral compris = 0,073. H. or. à l'avant de la tuile = 0,053. Angle de la face antérieure avec le lit de pose : 75°. Décor identique à celui des fragments précédents ; entraxe du méandre sur la face antérieure = 0,102 ; entraxe de la frise au lit de pose = 0,058. Sur la tranche droite, cadre d'anathyrose (larg. du bandeau = 0,013). Sur la face supérieure, la surface laissée libre pour l'antéfixe est large de 0,024.

10. R.38 Trouvé en septembre 1966 dans la partie Est de l'agora romaine. Fragment de

tuile de rive décorée au soffite. Argile jaune tirant sur le rose, à grains. L. = 0,088. H. = 0,045. Faibles restes du méandre à la face antérieure. Au soffite, restes d'une palmette à feuilles retombantes, un peu mieux dessinées que celles des fragments précédents. Il pourrait s'agir d'un second toit du même type, dont nous aurions ici le seul vestige. Mais l'hypothèse d'une main différente, à l'intérieur du même toit, est tout aussi vraisemblable.

B — Antéfixes (reconstitution pi. 129).

Coin inférieur gauche d'une antéfixe. Argile jaune, couverte crème. L. = 0,115. H. = 0,105. Une volute en S, la spirale supérieure tournée vers le centre, fait face à un lotus renversé dont il ne reste que le cœur et le calice, rehaussé de rouge. Entre la volute et le lotus, une demi-palmette renversée. De la spirale inférieure de la volute se détache, vers le haut, un rameau adventice lui-même terminé en spirale tournée vers l'extérieur. Un pétale meuble le champ libre. Le décor est donc très proche de celui des antéfixes du toit 81 ; cependant, à y regarder de près, A.73 ne sort pas du même moule : la volute est plus mince, le pétale de remplissage plus petit. D'autre part, la face latérale est peinte en rouge. Au revers de l'antéfixe, on aperçoit nettement la soudure de la plaque portant le décor moulé et du couvre-joint proprement dit : les deux pièces ont été manifestement fabriquées séparément, puis assemblées avant cuisson.

Antéfixe fragmentaire. L. = 0,12. H. = 0,124. Argile et décor identiques à ceux de A.73. La partie inférieure est conservée en son centre, ainsi que la naissance de la palmette supérieure. Là encore, on observe quelques différences, faibles mais sensibles, avec les antéfixes

du toit 81 : les volutes sont plus minces, presque verticales, et les deux demi-palmettes ont peine à tenir entre le lotus et les volutes. Tout le décor est ainsi plus étriqué que sur le toit 81.

Il n'y a pas, à Delphes, d'autres exemples de ces tuiles de rive1 fortement saillantes dont le sofïite, au lieu de l'astragale habituel, a reçu le décor à palmettes et lotus qui, normalement, orne les simas. Mais on en a trouvé plusieurs spécimens à Corinthe2 à Sicyone3 et à Épidaure4. On pourrait croire que ce type de tuile était réservé aux toits sans simas. Il n'en est rien : je dois à R. Martin de pouvoir signaler l'existence, à Épidaure, d'une plaque d'angle portant à la fois l'extrémité d'une sima rampante et l'amorce d'une tuile de rive avec palmettes au sofïite, qui démontre que ces deux formes architecturales pouvaient parfaitement coexister.

Série 83.

Tuiles faîtières isolées.

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